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Jean-Cyprien Chenberg

Doublage

série
2011/....
série
2017
série
2017/....
S.W.A.T. (Alex)
cinéma
2017
Breathe (Jonathan à 22 ans)
série
2017
Chicago Justice (Adolescent maigrelet)
série
2015/2019
télévision, VOD & DVD
2017
télévision, VOD & DVD
2014
Sarajevo (Nedeljko Cabrinovic)
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2005/....
Grey's Anatomy (Tyler Richardson)
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2011/....
cinéma
2018
Final Score (Brandon)
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2014/2018
Scorpion (Kaldor)
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2017/....
Genius (Karl-Heinz Wiegels)
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2017
Chicago Justice (Andre Williams)
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2014/....
télévision, VOD & DVD
2016
Handsome Devil (Wallace)
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2017
Chicago Justice (Todd Mitchell)
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2005/....
Supernatural (Winston Mathers)
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2005/....
Grey's Anatomy (Beau Martinez)
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2011/....
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2016/....
Speechless (Moniteur)
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2011/....
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2017/....
Dynastie "2017" (Johnny Davis)
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2017/....
The Long Road Home (Gannon Miltenberger)
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2011/....
Shameless (US) (Punk Ivre)
série
2018

Voix

Voice-over
Heroes of the Long Road Home (National Geographic)
Voice-over
Le Dilemme de Tashi (Arte)
Voice-over
Les lovers et les menteurs / True love or true lies (MTV)
Voice-over
Pauvre Europe / Armes Europa (Arte)

Formation

Cours de Chant avec Marie Atger
Ecole d’Art Dramatique Jean Périmony
Stage Le Jeu et le Doublage (Cie Vagabond)
Ateliers Doublage (Rhinocéros)
Stage à l'Ecole de Théâtre l'Eponyme
13 ans au Conservatoire à Rayonnement Régional de Clermont-Ferrand : Violon, Piano
Formation Musicale (Solfège), Musique de Chambre, Analyse Musicale, Orchestre, Théâtre
Théâtre Le Valet de Coeur à Clermont-Ferrand : Cours du Soir

Cinéma

"Diplomatie" réalisé par Volker Schlöndorff

Courts métrages

"Caméra Café" réalisé par Olga Stozharova
"Passion" réalisé par Olga Stozharova

Langues

Anglais : fluide
Allemand : fluide
Russe : notions
Suédois : notions

Lectures

"Melting Pot" (Israël Zangwill), Marie Céline - Studio Raspail : rôle de David

Musique

Violon, niveau professionnel : Diplôme d’Etudes Musicales (Médaille d'Or) 2012
Piano, bon niveau
Tessiture de voix chantée : baryton
Tournées de Concerts en France avec le Duo des Ailes / Quatuor des Ailes (Premier violon)

Spectacles musicaux

"Songez Titania" (d’après "Le Songe d’une Nuit d’été" de William Shakespeare et "The Fairy Queen" de Henry Purcell), Till Fechner - Théâtre Saint Léon : rôle Lysandre
"Les Mousquetaires au Couvent" (Louis Varney), Emmanuel Gardeil / Romain Dumas - Théâtre Saint Léon : choeurs / ensemble

Théâtre

"Le Petit Théâtre de Mozart" - Tournée en Auvergne : création à deux comédiens autour de quatre opéras de Mozart "L'Enlèvement au Sérail" "Don Giovanni", "La Flûte Enchantée" et "Les Noces de Figaro"
"Peter Pan : Méfiez-vous des Enfants Tristes" (James Barrie), Gwendoline Destremau - Théâtre Clavel & Tournée en Île-de-France : rôle de Monsieur Mouche
"Môssieur Prévert" Marie-Catherine Conti - Château de Raray : Chant / Poèmes
"Patchwork" Isabelle Rattier - représentation unique au Théâtre des Feux de la Rampe : rôle de Richard III
"Oscar Wilde : Honte et Humiliation" Erick Desmarestz - représentation unique au Théâtre Tristan Bernard : rôle de Gerald Illingworth
"Le Carrosse" (Prosper Mérimée), Elisa Ollier - Théâtre du Gouvernail : rôle de Baltazar
"Musset" Arlette Téphany - représentation unique au Théâtre Tristan Bernard : rôle de Rosenberg
"Faust" (J.W. Goethe), Gilles Darras - Malesherbes : rôle du Vieux Faust (jeu en allemand)

Interview

R.S : Bonjour Jean-Cyprien.

J.C.C : Bonjour Reynald !

R.S : Quel a été ton parcours de comédien ?

J.C.C : J’ai passé la plus grande partie de mon enfance à me déguiser en tout et n’importe quoi. Cela stimulait mon imaginaire et me permettait d’inventer des histoires. Pour l’entrée à l’école primaire, mes parents m’ont inscrit dans les Classes à Horaires Aménagés Musique. Nous avons ainsi, chaque année, monté des spectacles musicaux à l’Opéra de Clermont-Ferrand. Puis mon père m’a fait découvrir l’intégralité des 53 films d’Alfred Hitchcock, et c’est à ce moment que j’ai décidé de prendre des cours de théâtre. Tout d’abord au Conservatoire de ma ville, puis dans un théâtre de poche, Le Valet de Coeur. C’est là-bas que j’ai découvert, de l’âge de dix à dix-huit ans, les jolis méandres de la langue et de la diction française, l’exigence du travail scénique et la richesse de la littérature théâtrale (principalement Molière et Ionesco). Après un an de Prépa Littéraire Hypokhâgne, j’ai finalement décidé de venir à Paris pour étudier à l’Ecole Jean Périmony. Trois formidables années d’apprentissage de scène. En sortant de ce cursus, j’ai eu la chance d’intégrer tout de suite une compagnie théâtrale.

R.S : Tu as grandi dans une famille de violonistes professionnels, et tu as toi-même obtenu un diplôme d'Etudes Musicales de violon. Tu as donc préféré suivre professionnellement le chemin de la comédie plutôt que celui de la musique ? Ta passion pour la première est plus forte que ton goût pour la seconde ?

J.C.C : La musique, et en particulier la musique classique et l’univers du violon (qui est très vaste !), a toujours fait partie de ma vie, grâce à ma famille, et je leur en sais gré. Le chemin du violon comme choix professionnel (du moins de manière totale) aurait certes été évident, mais je n’ai finalement pas souhaité l’emprunter. Parce que je me sentais, en effet, un peu plus attiré par l’univers du théâtre. Je suis heureux d’évoluer dans une branche que mes parents connaissent peu, bien qu’elle soit complémentaire avec la musique : je travaille quotidiennement mon violon, qui me sert régulièrement dans mon métier de comédien, tout comme le piano. Depuis quelque temps, mes parents, mon frère et moi avons l’occasion de jouer en concert à quatre violons. C’est un vrai bonheur ! Et depuis quatre ans, je prends également des cours de chant lyrique... Un art que j’aimerais, par la suite, avoir l’occasion de développer davantage. Je n’ai donc pas abandonné la musique pour autant !

R.S : La précarité de ce métier est-elle quelque chose à quoi tu penses et qui t'inquiète ?

J.C.C : Bien sûr ! Il n’y a pas beaucoup de contrats à durée indéterminée lorsque l’on est comédien et violoniste. C’est ce que j’appelle les "montagnes russes" de ce métier : lorsque je suis beaucoup sollicité pour travailler au théâtre, en studio ou devant la caméra (et généralement tout arrive à même temps !), j’avoue avoir l’impression naïve et euphorique que tout va bien aller dans le meilleur des mondes. Or, cette illusion qui me berce est vite atténuée par les moments un peu plus calmes du métier et qui peuvent parfois se révéler justement un peu inquiétants. J’imagine qu’avec le temps, l’expérience et la maturité, je serai de plus en plus apte à apprivoiser ces montagnes russes. Beaucoup de personnes un peu plus avancées dans le domaine me répètent "ce métier, c’était plus facile avant !"... Que cela soit vrai ou pas, je préfère me focaliser sur l’instant présent et regarder vers l’avenir : après tout, je n’ai jamais connu cet "avant". Alors, acceptons les obstacles actuels et prenons-les comme un apprentissage de vie !

R.S : Dans ton book en ligne tu dis du doublage : "c’est un aspect du métier de comédien qui me passionne depuis très longtemps". Qu'est-ce qui t'attire tellement dans cette activité ?

J.C.C : Quand j’étais petit, on m’offrait les VHS Walt Disney dans plusieurs langues. Déjà, je me rendais compte qu’en allemand ou en espagnol ce n’était pas Micheline Dax ou Gérard Rinaldi qui parlaient pour le personnage, et qu’il y avait donc des êtres en chair et en os derrière le dessin pour chaque version. Cela a fait naître en moi une attirance particulière pour les langues étrangères et, bien évidemment, pour le doublage. C’est un vrai paradoxe, car doubler un film en VF est un peu "anti apprentissage de langues étrangères". Et pourtant je trouve que le doublage est important pour préserver une langue. Par exemple, l’Islande a commencé le doublage au milieu des années 90, afin de préserver l’islandais. En ce qui concerne la discipline en elle-même du doublage... Que dire ? C’est un vrai "kiff" ! Il y a une certaine jouissance à se fondre dans la peau de quelqu’un d’autre, mais de quelqu’un qui a réellement existé devant une caméra. C’est une manière de lui rendre hommage (du moins, je l’espère !) dans notre langue. Et ce, malgré toutes les difficultés que cela impose : on trouve une certaine liberté dans la contrainte de devoir suivre le jeu d’un autre comédien, car on a un cadre rassurant et défini. En avril dernier, j’ai doublé l’acteur Chaz Kao pour une apparition dans la série Silicon Valley, et cette impression de bonheur en était d’autant plus renforcée car j’avais l’étrange sentiment de comprendre cet acteur, car ses manières et ses mimiques m’étaient familières. En outre, le doublage permet de jouer des rôles extrêmement variés, que ce soit un petit garçon ou un dragueur au sortir d’une boîte de nuit.

R.S : Comment y as-tu débuté toi-même ?

J.C.C : Lors d’une convention sur le doublage, j’ai rencontré le comédien Jerome Wiggins. Nous avons tout de suite sympathisé et il est venu me voir jouer sur scène. Grâce à ses précieux conseils et à son soutien, je suis allé démarcher dans les studios de doublage, absolument tous les matins depuis ma sortie de Périmony. C’est un long travail qui m’a permis de découvrir l’activité des comédiens en studio, mais également d’apprendre l’art de l’opiniâtreté et de la patience ! Et puis, un jour de novembre, le téléphone a sonné... Philippe Blanc a été le premier à m’offrir un rôle. Et depuis, ces fameux SMS de convocation que
nous envions tous sont arrivés plus régulièrement... Touchons du bois !

R.S : Penses-tu qu'il est important d'assister beaucoup à des enregistrements avant de tenter de se lancer soi-même devant le micro ?

J.C.C : Oui. Cela a toute son importance si l’on veut connaître les différentes manières de travailler des directeurs artistiques, mais aussi lorsque l’on cherche à apprivoiser cette technique si particulière du doublage. Une technique qui est beaucoup plus compliquée qu’il n’y paraît. Et en assistant aux enregistrements, j’ai également beaucoup appris pour mon métier de comédien de scène.

R.S : En quoi pour toi le travail de doublage est-il très formateur pour le comédien sur scène ou face à la caméra, ainsi que tu le penses ?

J.C.C : Lors de mes premiers enregistrements, je me suis rendu compte à quel point le doublage était formateur pour le "parler vrai". Il existe une certaine poésie au théâtre, qui est certes différente du réalisme imposé par le cinéma ou le doublage, mais la justesse des émotions doit être la même dans les trois disciplines. Je suis un acteur plutôt cérébral : lorsque l’on me donne un rôle à travailler pour une pièce ou pour un film, j’aime prendre le temps d’écrire sur mon personnage, d’y réfléchir longuement, de lui inventer une vie... de le côtoyer d’une certaine manière, jusqu’à pouvoir lui donner vie en toute liberté. En doublage, pas le temps, les clients attendent ! C’est donc devant le micro que je suis obligé (et c’est tant mieux) de développer mon instinct et l’immédiateté des sentiments. Le travail de la synchro est également une merveilleuse école pour apprendre à s’oublier, à s’effacer derrière un personnage, tout en lui apportant notre petite touche personnelle, en toute humilité. Boris Relhinger et Emmylou Homs sont deux comédiens qui m’inspirent particulièrement dans cet aspect "caméléon" du doublage.

R.S : Quels sont tes hobbies ?

J.C.C : Outre les hobbies quotidiens plus courants comme le cinéma, la lecture, la bonne cuisine et les sorties entre amis, j’aime apprendre des langues étrangères. Je suis surtout friand de langues nordiques et de langues slaves. Cela rejoint un autre de mes loisirs : traduire et adapter en français les paroles de chansons étrangères. Nager dans un lac perdu en pleine campagne (peu importe la température de l’eau) est également une activité que je pratique dès que j’en ai l’occasion !

R.S : Merci beaucoup Jean-Cyprien.

J.C.C : Merci de nous accueillir sur ton site, Reynald !

Interview d'août 2017
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