RSDOUBLAGE
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Hubert Drac

Doublage

cinéma
2003
cinéma
2016
Ave, César ! (Chef des auteurs communistes)
cinéma
1989
Dead Bang (Elliot Webly)
cinéma
2018
Equalizer 2 (Avocat de Grace Braelick)
cinéma
1993
télévision, VOD & DVD
2015
télévision, VOD & DVD
1994
Confessions d'une rebelle (Professeur Leland)
télévision, VOD & DVD
2018
The Holiday Calendar (Grand-père)
série
2016/....
Luke Cage (Bobby Fish)
cinéma
2017
cinéma
2015
45 ans (Mr. Watkins)
cinéma
1988
Toutes folles de lui (Journaliste TV)
cinéma
1988
série
1980
Ultraman 80 (Takeshi Yamato / Ultraman)
cinéma
1995
Hackers (Blade)
cinéma
1986
Mister Dynamite (Chef Lama)
cinéma
2012
Shadow Dancer (Liam Hughes)
cinéma
1986
Le Grand défi (Rooster)
cinéma
2000
Memento (Teddy)
série
2016
Racines "2016" (Benjamin Murray)
cinéma
2003
cinéma
2011
Transformers 3 - La Face cachée de la Lune (Ancien scientifique de la NASA)
télévision, VOD & DVD
2000
Mon clone et moi (M. Browning)
cinéma
2014
Welcome to New York (Sergent Landano)
Adrien
animation
1985/1987
Policier de 1967
animation
2018
Raymond Rochefort
animation
1985/1987
Victor
animation
2006/2007

Adaptation

cinéma
2009
cinéma
2005
cinéma
2004
cinéma
2003
cinéma
2000
cinéma
2000
cinéma
1999
cinéma
1998
cinéma
1998
cinéma
1998
cinéma
1998
télévision, VOD & DVD
2009
télévision, VOD & DVD
2001
télévision, VOD & DVD
2000
télévision, VOD & DVD
2000
Billions (Saison 1 (5 ép.), Saison 2 (4 ép.), Saison 3 (4 ép.))
série
2016/....
série
2002/2005
série
1995/2001
série
1993/1999
série
1984/1987
animation
2012/....
animation
2009/2010
animation
2003/....
animation
2001

Direction artistique

jeu vidéo
2018
jeu vidéo
2017
jeu vidéo
2014

Auteur

2017 "Ah ! Tu verras". Théâtre L'Archipel
2004 "Le Livre des secrets" (en collaboration avec Marc et V. Metral. Musique d'O. Delevingne)
1996 "Métral hurlant" (en collaboration avec Marc Metral)
1995 "Peau D'Ane" d'après Charles Perrault (Musiques de François Peyrony)
1995 "Rapsodie in blood" (Musiques de François Peyrony)
1992 "Meurtre au Music-Hall" (en collaboration avec Rémy Tarrier et D. Gustin. Musiques d'O. Delevingne et F. Peyrony)
1989 "Premier de Corday" (Nuits d’été du château de Belfort 89)
1987 "Profession imitateur" (en collaboration avec Alain Favry et Didier Gustin)
1983 "La Grosse Bertha"
1979 "En revenant d'la rue"

Cinéma

2004 "Nuit noire de Daniel Colas
1979 "Tapage nocturne" de Catherine Breillat
1975 "Un sac de billes" de Jacques Doillon
1974 "L'Idole des jeunes" réalisé par Yvan Lagrange

Courts métrages

2018 "Le questionnaire" réalisé par Mélanie Rodriguez

Mise en scène

2017 "Ah ! Tu verras". Théâtre L'Archipel
2014/2015 "La nuit des Piranhas" de Philippe & Cédric Dumond. Café de la Gare
2010 "Les Fourmidiables" de R. Dubillard. Théâtre Lucernaire
2008/2009 "Cantabile london Quartet dans Suzette for ever". Bouffes Parisiens
2007 "Harem underground" de Jéremy Manesse. Café de la Gare
2004 "Le Livre des Secrets". Marc Métral au Parc Floral en décembre 2004
2003 "Le Soldat Chveik s'en va-t-au ciel" de Sotha. Café de la Gare
2002 Christian Marin dans "Les corbeaux passent toujours à l'heure" de Jules Renard. Théâtre Mouffetard et Théatre du XX
2000 "Alessandro Safina à l'Olympia". Productions Glem
1999 Bernard Azimuth dans "Je m'demande?!?". Théâtre du Splendid
1998 Didier Porte dans "L'ami des vedettes". Théâtre du Tourtour
1995 Marc Metral dans "Métral hurlant". Théâtre de Dix heures
1993 Marc Metral dans "Zone Citron". A L'Olympia
1992 Marc Metral dans "Cadeau de Noël. A L'Olympia
1992/1993 "Didier Gustin dans "Meurtres au Music-Hall". Comédie-Caumartin
1992 "Ouvrage de dames" de Jean-Claude Dannaud. Téâtre du Tourtour
1989 Didier Gustin au Café de la Gare
1987/1991 Spectacles Henri Des à L'Olympia
1987/1988 Didier Gustin dans "Profession Imitateur". Tourtour & Théâtre de la Ville
1983 "La grosse Bertha". Théâtre des 2 portes
1982/1987 "Les Fourmidiables" de R. Dubillard. Théâtre des 2 portes, Théâtre des Amandiers, Tourtour, Théâtre du Marais & tournée
1979 "En revenant d'la rue". Maison de la Culture de Rennes

Télévision

1993 "Les Noces d’argent" (Philippe Galardi)
1992 "Les trois toques" (Abder Isker)
1991 "La loi du Marché" (Dominique Guliani)
1988/1990 "Intrigues & Mésaventures" (Coll. Abder Isker)
1988 "L'homme à tout faire"
1986 "Deux maitres à la maison" (Philippe Galardi)
1982 "La feuille à l'envers" (Jacques Krier)
1982 "Ultimatum" (Georges Farrel)
1981 "Les avocats du Diable" (André Cayatte)
1977 "Les Folies Offenbach" (Michel Boisrond)
1976 "L'italien" (Alain Boudet)
1973 "Antoine Bloye" (Marcel Bluwal)

Théâtre

2014/2015 "La nuit des piranhas" de Philippe & Cédric Dumond. Café de la Gare
2010/2012 "Henri IV le Bienaimé" de Daniel Colas. Théâtre des Mathurins et tournée
2010 "Les Fourmidiables" de R. Dubillard. Théâtre Lucernaire
2005 "Une comédie Légère" de Jeremy Manesse - mise en scène de l'auteur. Café de la Gare
2004 "Des fourmis au diable" de Roland Dubillard. Café de la Gare
1999/2000 "Les cinémas de la rue d'Antibes" Théâtre des Mathurins & Edouard VII
1998 "Noël chez les Cuppiello" de E. de Philippo - mise en scène de J. Mauclair. Théaêtre du Marais
1995 "La nuit de Barbizon" de Julien Vartet. Théâtre Edouard VII
1994 "Antonio Barracano" de E. de Philippo - mise en scène de J. Mauclair. Théâtre de Marais
1993 "Huis-clos" de J.P. Sartre - mise en scène de Daniel Colas. Festival de Pau
1992 "Délire à deux" de E.Ionesco - mise en scène de Monique Mauclair. Théâtre du Tourtour
1986 "Oeil pour Deuil" de Breton et Soupault - mise en scène de Marie-Laure Pinton. Théâtre Tourtour
1895 "L'archipel Papou" d'Offenbach - mise en scène de Marie-Laure Pinton. Théâtre 13
1982 "Les Fourmidiables" R. Dubillard. Théâtre Amandiers de Paris & tournées
1984 "Un mari à la porte" d'Offenbach - mise en scène de Marie-Laure Pinton. Théâtrede la Tête d'Or de Lyon
1983 "Le Prince Travesti" de Marivaux - mise en scène de Gilles Leger. Théâtre pop des Cévennes
1983 "La Grosse Bertha" Théâtre des deux portes
1983/1985 "Les Révoltés de l'an 3000" de Dany Laurent - mise en scène de l'auteur
1982 "Les Fourmidiables" de R. Dubillard - mise en scène de H. Drac. Théâtre des 2 portes
1982 "La Fontaine Ecarlate" de Danièle Chuteaux. Théâtre Amandiers de Paris et Orléans
1982 "La Malédiction de la souris" de Bernard da Costa - mise en scèbe de Monique Mauclair
1981 "Les Fausses confidences" de Marivaux - mise en scène de D. Levert. Théâtre des 2 portes
1981 "Les Amours de Don Perlimplin..." de F.G. Lorca - mise en scène de Jacques Mauclair
1980 "La Veuve Joyeuse" de F. Lehar - mise en scène de Brian Mc Donald. Opéra de Nancy
1979/1980 "Flick et Drac" de Costric 1er. Café-théâtre de la Mirandière
1979 "Tueur sans gages" de E. Ionesco - mise en scène de Jacques Mauclair. Théâtre du Marais et tournée
1979 "Montéhus... et tu verras mon cœur" de Louis Thierry. Tournée
1978 "Bruant revue et truands corrigés" Maison de la Culture de Rennes
1977 "Irma la douce" mise en scène de René Dupuy. Théâtre Fontaine
1977 "Pour 100 briques, t'as plus rien" de Didier Kaminka. Théâtre La Bruyère
1976 "T'es un chic type, Charlie Brown" de G. Montparnasse - mise en scène de M. Fagadau
1975 "Monsieur Carnaval" de Frédéric Dard & Charles Aznavour. Tournée
1975 "Gypsy" de Francis Lopez. Tournée
1974 "Frénésie Tzigane" de Nick Varlan & Arta Verlen. Tournée
1974 "La rentrée de Greta Garbo dans Phèdre" de Louis Thierry. Petit Casino
1973 "Bidule au Pays de la lune" de Dany Laurent . Petit Casino
1972 "Pierreuses et michetons" de Dany Laurent. Absidiole & M.C. de Rennes

Interview

R.S : Bonjour Hubert.

H.D : Bonjour Reynald. Ravi de vous connaître, on m'a beaucoup parlé de vous, de votre site et de la mine d'informations qu'il représente... Je ne vous imaginais pas du tout comme ça... Mais bon, je suis d'accord, ce n'est pas le sujet.

R.S : Quel a été votre parcours de comédien ?

H.D : A dix-huit ans - et des poussières - j'ai quitté ma province et débarqué à Paris avec une valise, une fiancée (qui est devenue ma légitime 20 ans plus tard après m'avoir fait deux enfants), une légère expérience de comédien semi-professionnel et une idée de spectacle à présenter dans les cafés-théâtres alors en plein essor. Nous avons réussi à convaincre des jeunes artistes parisiens de tenter l'aventure avec nous. Nous avons joué le spectacle au Sélénite, à l'Absidiole, (des lieux minuscules qui n'existent plus) et, pour finir, à la Maison de la Culture de Rennes. Dans le même temps, certaines rencontres (Nicolas Bataille, Marcel Cuvelier, Jacques Mauclair, Jacques Doillon...) l'audace de la jeunesse et pas mal de détermination, m'ont permis de comprendre peu à peu comment fonctionnait ce métier et de pouvoir exercer cet art, puis d'en vivre, ce qui était un rêve et reste toujours un bonheur.

R.S : Vous êtes également metteur en scène, comment avez-vous débuté cette activité ?

H.D : Presque par nécessité, pour faire exister des projets, des idées. Dans des petites salles surtout. Ensuite, j'ai fait une longue incursion dans la mise en scène de "one man shows" et de spectacles de variété grâce à Jean Favre, alors directeur du Théâtre du Tourtour, qui m'avait proposé de rencontrer et de mettre en scène chez lui un tout jeune imitateur vosgien qui était passé le voir, Didier Gustin. Nous avons co-écrit un premier spectacle qui a fait 400 représentations, dont les dernières au prestigieux Théâtre de la Ville. Alors, forcément, on m'a proposé d'autres mises en scène.

R.S : Le doublage est entré dans votre vie de quelle façon ?

H.D : Au début des années 80, je dirigeais une compagnie plutôt endettée quand un ami comédien, Alain Flick, avec lequel j'avais joué deux spectacles, m'a signifié que les recettes de mon théâtre ne suffiraient pas à payer l'Urssaf. Il a décidé de m'aider à  entrer dans ce milieu. Et là, il a fait pour moi une chose impensable de nos jours : il travaillait régulièrement pour une structure artisanale qui tournait toujours avec la même équipe. Tard la veille au soir d'un enregistrement, il s'est fait porter pâle, tout en disant qu'il envoyait un type "très bien", pour le remplacer. Là-dessus, il m'a appelé, sans me laisser le choix de refuser, pour me donner l'horaire et l'adresse. Je n'en menais pas large : à part deux trois post synchros sur des bricoles que j'avais tournées, je n'avais jamais mis les pieds sur un plateau de doublage. Il faut croire que je m'en suis sorti, puisque les comédiens que j'y ai rencontrés m'ont pris en sympathie et présenté à d'autres studios. Et, à la faveur de l'ouverture des chaines privées, du volume de travail qu'elles ont généré, on m'a fait une petite place. Comme quoi et comme toujours, "malheur à l'homme seul".

R.S : Avant de travailler dans ce milieu, quel regard portiez-vous sur les V.F. ?

H.D : La plupart des films que j'ai vus dans ma jeunesse, que ce soit en salle ou à la télé, passaient en français. Je n'avais donc aucune prévention. Je reste fasciné par certaines voix de cette époque, celle de Roger Rudel (Kirk Douglas, le lieutenant Rip Masters de Rintintin) ou d'Henri Djanik (Anthony Quinn, Steve Mac Queen dans "La grande évasion"...). Quand je me suis retrouvé en plateau avec eux, j'en ai été impressionné. Et aujourd'hui, si en tant que spectateur je privilégie la V.O pour les œuvres anglo-saxonnes, il ne me viendrait pas à l'idée d'aller voir une comédie serbo-croate (si tant est qu'il en existe) en V.O. Et les sagas des Rambo et Rocky, c'est V.F pour toujours, pour le jeu de Dorval.

R.S
:
Pour vous, qui êtes également non seulement adaptateur en doublage mais aussi auteur de pièce de théâtre, considérez-vous qu'une adaptation française trahit forcément l'original ou bien peut être parfois au contraire une valeur ajoutée ?

H.D : Certes, "Traduttore, traditore" affirme l'adage italien. Mais je considère que c'est un faux problème : traduire ou adapter, ce n'est pas trahir, c'est transmettre. C'est permettre à un public qui ne possède pas la langue originale d'apprécier une œuvre à laquelle il n'aurait pas accès sans cela. C'est déjà une sacrée valeur ajoutée. Si l'adaptation est talentueuse, inspirée, fluide, parfaitement synchrone et scrupuleusement fidèle à l'esprit - sinon à la lettre - de l'original, c'est encore mieux. Cela dit, sur certains programmes, un adaptateur de doublage peut-être amené à devoir traduire "I'll screw up your ass 'til my dick explodes your teeth !" par "Je te le dis franchement, tu vas avoir quelques ennuis". Ce qui n'est pas du tout une trahison, mais une " contrainte de positionnement industriel ". Et chacun sait que c'est dans la contrainte qu'on s'épanouit...

R.S : Parmi toutes vos activités, est-ce qu'il y en a une qui a votre préférence ?

H.D : Le jeu. Sur scène, devant une caméra, un micro, avec ou sans bande rythmo. Une espèce de jubilation venue de l'enfance à plonger dans une situation avec les mots qui l'expriment. Quelle que soit l'importance du rôle, à l'instant où je joue, je suis heureux. Avec des partenaires, c'est encore mieux. La mise en scène et la direction d'acteurs sont des plaisirs plus intellectuels. On accompagne des artistes pour les aider à offrir le meilleur de leur talent, pour qu'ils n'aient plus à réfléchir pendant qu'ils jouent. Réfléchir pendant qu'on joue, c'est fatal. Le doute, l'idée nouvelle, l'interrogation ont toute leur place avant, durant le temps de répétition, qu'il soit long comme au théâtre ou très resserré comme en tournage et a fortiori en doublage. Quand le rideau se lève ou quand le rouge est mis, il faut espérer les avoir assez nourris pour qu'ils puissent "lâcher les chevaux." Quant à l'écriture, c'est une activité plus solitaire, de longue haleine, bouillonnante, déprimante parfois, avec des moments de satisfaction intense quand on trouve soudain une tournure, une formulation sur laquelle on butait depuis des heures. Mais quand j'écris, je pense toujours à l'interprète, à son jeu, à la façon dont ça devrait "sonner" dans sa voix.

R.S : Quels sont vos hobbies ?

H.D : La plongée sous-marine, la photographie... et la lecture des journaux, des magazines, des revues professionnelles de tout poil... Tout ce qui s'imprime au jour le jour. Même les documents publicitaires. Mes proches m'appellent "la souris papivore".

R.S : Merci beaucoup Hubert.

H.D : Merci à vous, Reynald.

Interview de février 2015
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