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Jean-Michel Rucheton

Doublage

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2010/....
Blue Bloods (Pink Donut)
télévision, VOD & DVD
2016
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Luke Cage (lui-même)
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2016/....
Graves (William Rockefeller)
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2016/....
Luke Cage (Keely)
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Dynastie "2017" (Dr. Glennon)
télévision, VOD & DVD
2018
télévision, VOD & DVD
2019
Otherhood (Frank)

Formation

Bob McAndrew Acting Workshops - Oct 2017 & Sept 2018
Atelier jeu d'acteur billingue avec James Joint, Atelier Hebdomadaire – Depuis fin 2016
Cours d'Art Dramatique René Simon (2005-2008)
Diplôme : B.S Degree in Computer Science – University of California, Irvine

Autres expériences

2005/2011 Ingénieur d'études dans l'informatique, Paris, France
2003/2005 Coach de Tennis, Portland, Oregon, USA

Cinéma

2017 "Embrasse-moi !" réalisé par Océanerosemarie & C. Vial, dans le rôle du patient immense

Courts métrages

2018 "Cabaret Cochon" réalisé par Sara Ginac et Judith Margolin, dans le rôle du Maître de cérémonie. Festival Nikon 8éme édition
2018 "Bow Tie" réalisé par Fahad Alotaibi, dans le rôle de Ben Graham

Théâtre

2019 "Fabien" de Pagnol - mise en scène de Marc Pistolesi, dans le rôle du Capitaine. Théâtre du Chêne Noir, Avignon
2018 "De la Fontaine à Booba" texte et mise en scène V. Martinie et G. Loublier. Théâtre National de Nice
2016 "Grand grand grand" texte de Jean-Michel Rucheton - mise en scène de Fabien Buzenet. TMG et Festival d'Avignon 2016
2014/2015 "La panne" de Friedrich Dürrenmatt - mise en scène de Fabien Buzenet, dans le rôle de Pilet. Aktéon Théâtre, Festivals d'Avignon 2014 & 2015
2015 "Duce" texte M. Pierret &  M. Riso - mise en scène des auteurs, dans le rôle du maître de cérémonie, Le militaire. Mises en capsules CINE XIII
2014 "Richard III" de William Shakespeare - mise en scène de Gilles Raab, dans le rôle de Richmond. Château de Lassay
2012/2014 "Dom Juan" de Molière - mise en scène Jean-Pierre Vincent, dans le rôle de la statue du Commandeur. Comédie-Française
2009 "Si j'étais diplomate" de Karl Tiedemann & A.L. Rickman - mise en scène de Christian Suarez, dans le rôle de Frankie. Théâtre Traversière
2007 "Les petits aquariums" de Philippe Minyana - mise en scène de Cyril Jarousseau, dans le rôle de Jean-Michel. Théâtre Darius Milhaud

Interview

R.S : Bonjour Jean-Michel.

J.M.R : Bonjour Reynald.

R.S : Quel a été ton parcours de comédien ?

J.M.R : Un parcours tardif ! J'ai fait deux trois trucs avant de devenir comédien : prof de tennis, ingénieur en informatique... mais le théâtre n’était jamais très loin. Petit, j’ai commencé par lire toutes les pièces de Molière et de Pagnol. Au collège, mes profs de français nous emmenaient souvent au théâtre et c'est devant ma classe de 5ème que je suis pour la première fois “monté” sur scène, pour jouer le monologue d’Harpagon dans l’Avare. Sinon j’ai vécu ma première véritable expérience théâtrale aux Etats-Unis et en anglais, pendant mes études secondaires. À mon retour en France, en trois jours j’ai trouvé un boulot d’ingénieur et j’ai intégré le Cours Simon, dont j'ai suivi la formation en parallèle de mon activité professionnelle pendant trois ans. Six ans plus tard, je quittais définitivement le monde de l'entreprise pour me lancer corps et âme dans la carrière de comédien. Bien m’en a pris, un an plus tard Jean-Pierre Vincent montait Dom Juan à la Comédie-Française et il recherchait un physique et une voix pour incarner la Statue du Commandeur. Pour se rôder et apprendre le métier, on a déjà vu pire que de se retrouver sous sa direction, sur le plateau de la Salle Richelieu, en compagnie de Loïc Corbery et Serge Bagdassarian...

R.S : Dans ta formation de comédien, qu'est-ce qui a été le plus important ?

J.M.R : La chance ! J'ai fait des rencontres humaines et artistiques absolument merveilleuses, qui ont été déterminantes aussi bien dans ma décision initiale de devenir comédien que tout au long de mon parcours, pour progresser, garder le cap et partir vers de nouvelles aventures. Dans la catégorie mention spéciale, ma professeure de chant, Raymonde Viret, qui aura 95 ans l'année prochaine et qui est depuis mes débuts, mon phare dans la tempête.

R.S : Quels souvenirs gardes-tu de tes premiers rôles ?

J.M.R : L'esprit de troupe, et cette sensation fabuleuse que le monde s'arrête de tourner pour nous laisser vivre plus intensément l'instant présent. Je crois qu'il n'y a rien de tel que cette vibration partagée avec le public, ce moment d'humanité où nous sommes tous ensemble, connectés et à l'écoute les uns des autres. Le théâtre n'est-il pas d'ailleurs l'un des derniers endroits où nous prenons le temps de nous écouter ?

R.S : Comment as-tu débuté dans le doublage ?

J.M.R : Je voulais depuis longtemps explorer cette discipline, bercé que j'avais été dans mon enfance par les voix de Roger Carel, Francis Lax, Richard Darbois, Dominique Paturel, Patrick Poivey, et tant d’autres ! Des amis comédiens m'avaient également incité à m’y intéresser. L'occasion s'est présentée en 2016. J'ai fait un stage au cours duquel j'ai découvert cet exercice à la fois très amusant et très exigeant. Je n'ai alors pas tardé à “visiter” tous les studios de doublage de la région parisienne. Au début, je ne connaissais personne, et je n'en menais pas large ! Heureusement, je suis bien tombé pour ma première expédition, j'ai eu la chance d'assister au plateau de Claire Guyot, dont la bienveillance et la qualité dans la direction d'acteur m'ont conforté dans mon envie de faire du doublage. Assez vite après cela, on m'a donné ma chance : Catherine Le Lann, qui m'a beaucoup appris, Christine Bellier, qui m'a donné mon premier petit rôle récurrent, Bruno Dubernat, François Dunoyer, Véronique Borgias, Hervé Rey et Barbara Delsol ont été parmi les premiers à me faire confiance.

R.S : Est-ce que c'était compliqué d'apprendre la technique particulière de cette discipline ?

J.M.R : Ce n'était pas simple ! Comme toute nouvelle technique, il faut du temps et de l'entraînement pour en faire l’apprentissage. Chaque passage à la barre est riche d’enseignements, et quand je vois les merveilleux comédiens qui maîtrisent cet art depuis pas mal d’années, je me dis qu'ils ont encore beaucoup à m’apprendre.

R.S : Y a-t-il pour toi une différence entre le fait de jouer la comédie sur une scène et celui de la jouer devant une bande rythmo ?

J.M.R : Sur le fond, il n'y en a pas : la sincérité doit être la même. On doit bien comprendre la situation, croire en ce qu'on dit, et bien écouter pour bien répondre. Le seul hic avec le jeu devant une bande rythmo, c’est que parfois on ne répond à personne ! Car on est tout seul à la barre. Et on ne peut pas bouger tout à fait comme on le fait sur une scène de théâtre ou comme les acteurs que l'on double à l’écran. Il faut donc générer une physicalité, pour se fondre dans l'énergie de l'acteur dont on doit restituer les intentions avec fidélité. Cela demande une disponibilité physique et émotionnelle immédiate, combinée à la précision sur le plan technique.

R.S : Quels sont tes loisirs ?

J.M.R : Les journées sont trop courtes pour faire tout ce que j’aime ! Aller au cinéma, lire, écouter de la musique, faire du sport... J’apprends à jouer de la guitare et j’aimerais beaucoup apprendre à jouer du piano, un instrument qui me touche profondément. Et puis il y a les amis... surtout les amis ! :-)

R.S : Merci beaucoup Jean-Michel.

J.M.R : Avec plaisir Reynald !

Interview de novembre 2018
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