Emmanuel Rausenberger
Doublage
Voix
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Eldorauto (Radio natio)
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GMF (Radio natio)
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Kia (Radio natio)
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La Voix du Nord (Radio régionale)
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Le printemps du cinéma (Pour les salles de cinéma)
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Mercedes (Radio natio)
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Nordnet (Radio natio)
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Oral-B Brush Aways (Télé natio)
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SFR (Radio natio)
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Toys “R” Us (Radio natio & télé)
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Vivelle DOP (Radio natio)
Voice-over
American Loggers
Voice-over
Bear Grylls Ultimate Survival
Voice-over
Child vs Wild
Voice-over
Les bûcherons de l'extrême (RMC Découverte)
Voice-over
Les championnats du monde de danse (France Ô)
Voice-over
Les nazis et l'occulte (RMC Découverte)
Voice-over
L'incroyable Mister Goodwin (RMC Découverte)
Voice-over
Man vs Wild
Voice-over
Stardate (NRJ 12)
Voice-over
The City
Voice-over
The Hills
Voice-over
The Jamie Kennedy Experiment
Formation
Conservatoire National de Région de Lille / art dramatique
Ligue d’Improvisation Professionnelle
Ligue d’Improvisation Professionnelle
Cinéma
2018 "Furie" réalisé par Olivier Abbou, dans le rôle de l'employé C.A.I.O
2017 "La finale" réalisé Robin Sykes avec Thierry Lhermitte, dans le rôle du voisin
2017 "Ami Ami" réalisé par Victor Saint Macary, dans le rôle du contrôleur SNCF
2016 "Vent du nord" réalisé par Walid Mattar, dans le rôle du DRH
2016 "Happy end" réalisé par Mickael Haneke, dans le rôle de l'agent immobilier
2015 "Carole Matthieu" réalisé par Louis Julien Petit avec Isabelle Adjani, dans le rôle de l'inspecteur du travail
2014 "L'hermine" réalisé par Christian Vincent avec Fabrice Luchini, dans le rôle de Rémy Kubiak, juré
2014 "Pourquoi j'ai pas mangé mon père" film d'animation réalisé par Jamel Debbouze. Travail sur le personnage de Louis de Funès
2013 "La liste de mes envies" réalisé par Didier Le Pêcheur, dans le rôle du client discothèque
2009 "A l'origine" réalisé par Xavier Giannoli. Sélection officielle Cannes 2009, avec François Cluzet
2017 "La finale" réalisé Robin Sykes avec Thierry Lhermitte, dans le rôle du voisin
2017 "Ami Ami" réalisé par Victor Saint Macary, dans le rôle du contrôleur SNCF
2016 "Vent du nord" réalisé par Walid Mattar, dans le rôle du DRH
2016 "Happy end" réalisé par Mickael Haneke, dans le rôle de l'agent immobilier
2015 "Carole Matthieu" réalisé par Louis Julien Petit avec Isabelle Adjani, dans le rôle de l'inspecteur du travail
2014 "L'hermine" réalisé par Christian Vincent avec Fabrice Luchini, dans le rôle de Rémy Kubiak, juré
2014 "Pourquoi j'ai pas mangé mon père" film d'animation réalisé par Jamel Debbouze. Travail sur le personnage de Louis de Funès
2013 "La liste de mes envies" réalisé par Didier Le Pêcheur, dans le rôle du client discothèque
2009 "A l'origine" réalisé par Xavier Giannoli. Sélection officielle Cannes 2009, avec François Cluzet
Courts métrages
2010 "La milice" réalisé par Stéphane Pézerat, dans le rôle principal de jean
2009 "Lundi CDI" réalisé par Patrice Debosère
2004 "Une autre vie" réalisé par Aude Merchez. Prix du scénario jeune réalisateur, en concours avec le CRRAV
2009 "Lundi CDI" réalisé par Patrice Debosère
2004 "Une autre vie" réalisé par Aude Merchez. Prix du scénario jeune réalisateur, en concours avec le CRRAV
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"Toyota Auris" pour la Grèce
"Humex" pour la France
"Citroën - Michel et les chiens" pour la France
"Humex" pour la France
"Citroën - Michel et les chiens" pour la France
Télévision
2018 "Scènes de ménages" série humoristique, dans le rôle de Fabrice
2018 "Les grands" série réalisé par Vianney Lebasque, dans le rôle de l'acheteur
2017 "Le poids des mensonges" téléfilm réalisé par Serge Meynard, dans le rôle du médecin de Jérémy
2016 "Les témoins" série réalisée par Hervé Hadmar, dans le rôle du médecin chef des urgences
2016 "Les Verbatims" série docu-fiction politique, dans le rôle de Florian Philippot. France 2
2015 "Candice Renoir : Telle mère telle fille" série réalisée par Nicolas Picard Dreyfus, dans le rôle d'Yvan le bodyguard. France 2
2015 "Baron noir" série réalisée par Ziad Doueiri avec Kad Merad, dans le rôle du boucher. Canal+
2014 "Avec le temps" série réalisé par Gabriel Aghion, dans le rôle du secouriste
2013 "La malédiction de Julia" téléfilm réalisé par Bruno Garcia, dans le rôle de Blondin
2013 "Les complices" téléfilm réalisé par Christian Vincent, dans le rôle de membre d'un jury
2013 "Les petits meurtres d'Agatha Christie : Pourquoi pas Martin" série réalisée par Marc Angelo, dans le rôle du notaire
2011 "Les petits meurtres d'Agatha Christie : Un cadavre sur l'oreiller" série réalisée par Eric Woreth, dans le rôle de Dutrieux
2011 "La part des anges" téléfilm réalisé par Sylvain Monod
2010 "Comme une mère" téléfilm réalisé par Harry Cleven avec Anne Parillaud
2010 "Magellan" téléfilm réalisé par Claire Laroche Foucault
2010 "Catch moi" téléfilm réalisé par Mehdi Ouahab. Trilogie Canal+
2010 "Les petits meurtres d'Agatha Christie : Je ne suis pas coupable" série réalisée par Eric Woreth, dans le rôle de Dutrieux
2009 "Magellan" téléfilm réalisé par Laurent Lévy
2009 "Les petits meurtres d'Agatha Christie : La maison du péril" série réalisée par Eric Woreth
2007 "Baptême du feu" téléfilm
2003 "Blandine l'insoumise" téléfilm réalisé par Claude Danna
2018 "Les grands" série réalisé par Vianney Lebasque, dans le rôle de l'acheteur
2017 "Le poids des mensonges" téléfilm réalisé par Serge Meynard, dans le rôle du médecin de Jérémy
2016 "Les témoins" série réalisée par Hervé Hadmar, dans le rôle du médecin chef des urgences
2016 "Les Verbatims" série docu-fiction politique, dans le rôle de Florian Philippot. France 2
2015 "Candice Renoir : Telle mère telle fille" série réalisée par Nicolas Picard Dreyfus, dans le rôle d'Yvan le bodyguard. France 2
2015 "Baron noir" série réalisée par Ziad Doueiri avec Kad Merad, dans le rôle du boucher. Canal+
2014 "Avec le temps" série réalisé par Gabriel Aghion, dans le rôle du secouriste
2013 "La malédiction de Julia" téléfilm réalisé par Bruno Garcia, dans le rôle de Blondin
2013 "Les complices" téléfilm réalisé par Christian Vincent, dans le rôle de membre d'un jury
2013 "Les petits meurtres d'Agatha Christie : Pourquoi pas Martin" série réalisée par Marc Angelo, dans le rôle du notaire
2011 "Les petits meurtres d'Agatha Christie : Un cadavre sur l'oreiller" série réalisée par Eric Woreth, dans le rôle de Dutrieux
2011 "La part des anges" téléfilm réalisé par Sylvain Monod
2010 "Comme une mère" téléfilm réalisé par Harry Cleven avec Anne Parillaud
2010 "Magellan" téléfilm réalisé par Claire Laroche Foucault
2010 "Catch moi" téléfilm réalisé par Mehdi Ouahab. Trilogie Canal+
2010 "Les petits meurtres d'Agatha Christie : Je ne suis pas coupable" série réalisée par Eric Woreth, dans le rôle de Dutrieux
2009 "Magellan" téléfilm réalisé par Laurent Lévy
2009 "Les petits meurtres d'Agatha Christie : La maison du péril" série réalisée par Eric Woreth
2007 "Baptême du feu" téléfilm
2003 "Blandine l'insoumise" téléfilm réalisé par Claude Danna
Théâtre
2007/2013 "Le petit prince" d'Antoine de Saint Exupéry, dans les rôles du roi, du buveur, de l'allumeur de réverbère, de l'aiguilleur et du serpent. Tournée Française par la compagnie Jean Blondeau
2009/2013 "L'armoire te va si bien" mise en scène de Stéphane Vanderosieren. Vaudeville policier. Ecriture et rôle principal
2006 "Sur la piste du kangourou" mise en scène de Pascal Goethals. Comédie burlesque. Co écriture
2006 "Le couloir des regrets" comédie sociale de Stéphane Pézerat - mise en scène de l'auteur, dans le rôle principal
2009/2013 "L'armoire te va si bien" mise en scène de Stéphane Vanderosieren. Vaudeville policier. Ecriture et rôle principal
2006 "Sur la piste du kangourou" mise en scène de Pascal Goethals. Comédie burlesque. Co écriture
2006 "Le couloir des regrets" comédie sociale de Stéphane Pézerat - mise en scène de l'auteur, dans le rôle principal
Autres activités
Auteur / Compositeur / Interprète d'oeuvres musicales
Auteur d'oeuvres théâtrales
Imitateur
Scénariste d'oeuvres audiovisuelles
Chroniqueur radio
Auteur d'oeuvres théâtrales
Imitateur
Scénariste d'oeuvres audiovisuelles
Chroniqueur radio
Interview
R.S : Bonjour Emmanuel.
E.R : Bonjour Reynald.
R.S : Quel a été ton parcours de comédien ?
E.R : C'est après cinq années passées en radio ( Contact FM) en tant qu’animateur et chargé de production, que j’ai tout plaqué à 26 ans en rentrant au Conservatoire National de Région de Lille, sous la direction de Jean Michel Branckaert. J’avais envie, après des cours amateurs d’improvisation notamment, de voler de mes propres ailes et de rejoindre la scène et les tournages.
Après le conservatoire je suis parti en tournée théâtre avec la compagnie Jean Blondeau pour jouer "Le petit Prince" d’Antoine de Saint Exupéry, où j’ai fait mes armes sur des personnages tels que le roi, le buveur, l’allumeur de réverbères et le serpent. Un franc succès qui dura 10 ans partout en France dans les théâtres, mais aussi dans les théâtres de verdure, sur les plages de France.
Je peaufinais déjà mon jeu de voix sur ces personnages burlesques.
Puis j’ai co-écrit deux pièces avec Stéphane Vanderosieren (compagnie La belle histoire à Lille).
L’une traitait d’une quête du Graal de façon burlesque et décalée, dans un univers à la Monty Python. Cette pièce plutôt délirante où j’interprétais un écrivain raté jouant sa vie sur l’écriture d'un roman, avait pour nom "Sur la piste du kangourou"...
J’ai ensuite co-écrit "L'armoire te va si bien", une comédie policière de boulevard, avec le même Stéphane Vanderosieren, où j’interprétais un flic looser et maladroit jusqu’en 2014.
Entre temps, au début des années 2000, je démarrais la voix dans le domaine de la pub à Paris, et j’obtenais quelques petits rôles pour la télé et le cinéma.
J'ai pu jusqu'à ce jour jouer, entre autres, auprès de Fabrice Luchini dans "L'hermine", long métrage de Christian Vincent, aux côtés d’ Isabelle Adjani récemment dans "Carole Matthieu" de Louis Julien Petit, et aussi dans des séries telles que "Les petits meurtres d’Agatha Christie" auprès d’Antoine Duléry et Marius Colucci, puis dans la série actuelle ; mais aussi dans la série "Candice Renoir", puis "Baron noir" auprès de Kad Merad, et dernièrement dans la saison 2 "Les témoins" pour France 2.
J’aime de plus en plus tourner pour le petit et grand écran, car j'aime l'adrénaline et les situations d’urgence où l'on doit vite s'adapter et être prêt quand le réalisateur le décide.
Puis en 2016, je me suis vu proposer le rôle de Florian Philippot pour "les verbatims politiques" sur France 2.
Il est vrai que jouer la comédie est un véritable plaisir pour moi et j’aime incarner des âmes et des vies différentes. J’adore aussi les rôles de salauds, ce que je ne suis pas dans la vie ! Rires.
J’aime à dire que le grand Louis de Funès m’a donné l’envie de jouer et de faire rire. Mais j’aime les personnages tordus aussi, avec des fêlures, et j’adore les thrillers.
Parallèlement, depuis maintenant près de 15 ans, je me transporte sur les plateaux de doublage pour m’amuser avec ma voix. C’est une vraie passion depuis ma tendre enfance.
R.S : Dans "Pourquoi j'ai pas mangé mon père", qui a été fait en motion capture, tu as travaillé sur le personnage de Louis de Funès, c’est-à-dire que tu en as fait une imitation, je pense ?
Quels sont les autres personnages que tu as dans ton répertoire d'imitateur et quelles sont pour toi les occasions de t'en servir ?
E.R : "Pourquoi j’ai pas mangé mon père" a été et restera une belle expérience en matière de travail de ma voix.
J’ai en effet rencontré Jamel Debbouze en 2012, car il cherchait un comédien Defunesque pour son projet de long métrage animé en motion capture.
J’ai fait dans un premier temps des essais en motion capture pour le rôle de Vladimir, sous les traits de Louis De Funès. Mais Jamel avait un comédien plus adapté au jeu de motion capture. J’ai donc travaillé une imitation pour être au plus prés de la voix et du jeu de De Funès et Jamel m’a engagé pour le doublage. Nous avons enregistré les boucles, puis fait des ajustements et Jamel et moi étions très emballés par ce que nous avions apporté sur ce personnage.
J’avais eu le plaisir d’ailleurs de travailler avec Nathalie Homs car nos deux personnages se retrouvaient sur quelques boucles.
Mais trois mois avant la sortie au cinéma, la production a décidé de faire appel à une technologie de synthèse à partir de la voix originale de Louis de Funès et j’ai quitté l’aventure, un peu déçu, d’autant qu’au visionnage du film le résultat de ce procédé ne fût pas aussi proche que ce que nous avions fait.
Mais ce sont les mystères des grosses productions et je n’ai jamais su pourquoi nous n’étions pas restés sur notre travail avec Jamel.
Mais je ne regrette absolument pas d'avoir participé à cette aventure originale. Cela m’aura permis d’apprendre beaucoup de choses sur ma capacité à travailler une imitation en l’occurrence. C’était un rêve de gosse d’incarner d’une manière ou d’une autre ce grand acteur qu’est Louis de Funès.
Maintenant j’ai tourné la page et je vais de l’avant pour inventer mon propre univers.
En fait je travaille une imitation à la demande, pour différents supports audio. Plus le personnage a une empreinte vocale précise, mieux je m'adapte. J'écoute le rythme dans le phrasé, la tessiture, le grain, l' ondulation et les tics de paroles. Et la réplique de gestuelle dans le travail de l'imitation est importante, car elle amène une intention particulière. J'adore déjà essayer juste pour le fun et de ce fait j'ai pris l'habitude d'observer et d'écouter. Je pense que j'ai développé un bon sens de l'observation... Rires.
J'ai une forte capacité à transformer ma voix et cela m'aide beaucoup, notamment pour les accents, les voix créées pour les personnages de dessins animés et toons. J'ai un timbre médium qui permet une palette plus large dans la création. En fait cela m'amuse beaucoup. Rires.
R.S : Tu es également chroniqueur radio. Peut-on en savoir davantage ?
E.R : J’ai en effet écrit et interprété des chroniques radio lorsque je travaillais à Contact FM. Toujours sur le ton de la comédie décalée. C’était très amusant. Je n’en fais plus depuis que je me consacre à d’autres passions, notamment la musique, car je chante, j’écris et compose. La musique est une de mes passions depuis que j’ai créé mon premier groupe à 14 ans au lycée. Une aventure qui dura plus de 10 ans avec le groupe de funk rock "Zed funky freestyle". Une aventure de potes d’enfance. Rires.
Le guitariste et ami Guillaume Loiseau a récemment composé la bande originale du premier long métrage de Nadège Loiseau "Le petit locataire" avec Karine Viard. Je suis toujours heureux que les amis réussissent de beaux projets.
R.S : Comment es-tu arrivé au doublage ?
E.R : J’ai toujours voulu incarner des personnages aussi divers que possible, et j’ai vite été passionné par l’exercice du doublage. Un coup de chance, une rencontre aux Etats-Unis avec un des fondateurs d’un grand studio de doublage parisien à Saint Denis. Il m’a tout de suite dit que je devais persévérer dans ce métier et il m’a beaucoup aidé. C’est aussi un ami de 10 ans maintenant et c’est rare dans le métier. Il m’a entre autres conseillé auprès de Nathalie Raimbault qui m’a vite fait confiance sur mon premier récurrent dans la série "Hung". J’y interprète le rôle de Ronnie Haxon campé par l’acteur Eddie Jamison.
Puis d’autres rencontres se sont faites. J’aime la fantaisie dans ce travail et j’adore prêter ma voix pour des dessins animés, même si j’aime les doublages live. Ce sont deux exercices très différents, mais passionnants.
R.S : L'acquisition de la technique particulière de cette discipline t'a-t-elle semblé difficile ?
E.R : En toute humilité je dirais plutôt le contraire. Je me suis adapté et j’ai vite compris la technique, car c’est avant tout un amusement pour moi. J’ai la chance d’avoir une bonne oreille et je pense que c’est important pour ce métier, car on doit être proche du jeu du comédien que l’on double. Mais l’interprétation est primordiale et je fais très attention à cela. C’est une chance de pouvoir s’adapter à divers personnages. En tout cas j’adore ! Rires
R.S : Est-ce selon toi une activité qui peut enrichir l'approche du jeu que l'on a soi-même ?
E.R : Je dirais oui et non. Oui dans le sens où l’on travaille sur des émotions et de là sort le jeu, et non ou en tout cas pas tout à fait dans le sens où lorsque l’on travaille un personnage pour le théâtre ou le cinéma, on a davantage de liberté de création et d’incarnation du personnage que l’on interprète. Je dirais que mon expérience d’acteur m’apporte beaucoup pour le doublage et que le doublage me permet d’accéder à des émotions ou des sentiments qui ne me sont pas familiers de prime à bord, ce qui me permet d’enrichir mon jeu en tant qu’acteur.
R.S : Quels sont tes hobbies ?
E.R : Mes hobbies... mmm... forcément mon travail, car je suis un passionné. Mais, en dehors du travail, j’adore voyager et j’adore me ressourcer en pleine nature. Sinon oui, la musique, le cinéma, les séries. Je suis très cinéphile. Et la lecture évidemment.
R.S : Merci beaucoup Emmanuel.
E.R : Merci à toi Reynald et que vive RS Doublage !!
Interview de mars 2017
E.R : Bonjour Reynald.
R.S : Quel a été ton parcours de comédien ?
E.R : C'est après cinq années passées en radio ( Contact FM) en tant qu’animateur et chargé de production, que j’ai tout plaqué à 26 ans en rentrant au Conservatoire National de Région de Lille, sous la direction de Jean Michel Branckaert. J’avais envie, après des cours amateurs d’improvisation notamment, de voler de mes propres ailes et de rejoindre la scène et les tournages.
Après le conservatoire je suis parti en tournée théâtre avec la compagnie Jean Blondeau pour jouer "Le petit Prince" d’Antoine de Saint Exupéry, où j’ai fait mes armes sur des personnages tels que le roi, le buveur, l’allumeur de réverbères et le serpent. Un franc succès qui dura 10 ans partout en France dans les théâtres, mais aussi dans les théâtres de verdure, sur les plages de France.
Je peaufinais déjà mon jeu de voix sur ces personnages burlesques.
Puis j’ai co-écrit deux pièces avec Stéphane Vanderosieren (compagnie La belle histoire à Lille).
L’une traitait d’une quête du Graal de façon burlesque et décalée, dans un univers à la Monty Python. Cette pièce plutôt délirante où j’interprétais un écrivain raté jouant sa vie sur l’écriture d'un roman, avait pour nom "Sur la piste du kangourou"...
J’ai ensuite co-écrit "L'armoire te va si bien", une comédie policière de boulevard, avec le même Stéphane Vanderosieren, où j’interprétais un flic looser et maladroit jusqu’en 2014.
Entre temps, au début des années 2000, je démarrais la voix dans le domaine de la pub à Paris, et j’obtenais quelques petits rôles pour la télé et le cinéma.
J'ai pu jusqu'à ce jour jouer, entre autres, auprès de Fabrice Luchini dans "L'hermine", long métrage de Christian Vincent, aux côtés d’ Isabelle Adjani récemment dans "Carole Matthieu" de Louis Julien Petit, et aussi dans des séries telles que "Les petits meurtres d’Agatha Christie" auprès d’Antoine Duléry et Marius Colucci, puis dans la série actuelle ; mais aussi dans la série "Candice Renoir", puis "Baron noir" auprès de Kad Merad, et dernièrement dans la saison 2 "Les témoins" pour France 2.
J’aime de plus en plus tourner pour le petit et grand écran, car j'aime l'adrénaline et les situations d’urgence où l'on doit vite s'adapter et être prêt quand le réalisateur le décide.
Puis en 2016, je me suis vu proposer le rôle de Florian Philippot pour "les verbatims politiques" sur France 2.
Il est vrai que jouer la comédie est un véritable plaisir pour moi et j’aime incarner des âmes et des vies différentes. J’adore aussi les rôles de salauds, ce que je ne suis pas dans la vie ! Rires.
J’aime à dire que le grand Louis de Funès m’a donné l’envie de jouer et de faire rire. Mais j’aime les personnages tordus aussi, avec des fêlures, et j’adore les thrillers.
Parallèlement, depuis maintenant près de 15 ans, je me transporte sur les plateaux de doublage pour m’amuser avec ma voix. C’est une vraie passion depuis ma tendre enfance.
R.S : Dans "Pourquoi j'ai pas mangé mon père", qui a été fait en motion capture, tu as travaillé sur le personnage de Louis de Funès, c’est-à-dire que tu en as fait une imitation, je pense ?
Quels sont les autres personnages que tu as dans ton répertoire d'imitateur et quelles sont pour toi les occasions de t'en servir ?
E.R : "Pourquoi j’ai pas mangé mon père" a été et restera une belle expérience en matière de travail de ma voix.
J’ai en effet rencontré Jamel Debbouze en 2012, car il cherchait un comédien Defunesque pour son projet de long métrage animé en motion capture.
J’ai fait dans un premier temps des essais en motion capture pour le rôle de Vladimir, sous les traits de Louis De Funès. Mais Jamel avait un comédien plus adapté au jeu de motion capture. J’ai donc travaillé une imitation pour être au plus prés de la voix et du jeu de De Funès et Jamel m’a engagé pour le doublage. Nous avons enregistré les boucles, puis fait des ajustements et Jamel et moi étions très emballés par ce que nous avions apporté sur ce personnage.
J’avais eu le plaisir d’ailleurs de travailler avec Nathalie Homs car nos deux personnages se retrouvaient sur quelques boucles.
Mais trois mois avant la sortie au cinéma, la production a décidé de faire appel à une technologie de synthèse à partir de la voix originale de Louis de Funès et j’ai quitté l’aventure, un peu déçu, d’autant qu’au visionnage du film le résultat de ce procédé ne fût pas aussi proche que ce que nous avions fait.
Mais ce sont les mystères des grosses productions et je n’ai jamais su pourquoi nous n’étions pas restés sur notre travail avec Jamel.
Mais je ne regrette absolument pas d'avoir participé à cette aventure originale. Cela m’aura permis d’apprendre beaucoup de choses sur ma capacité à travailler une imitation en l’occurrence. C’était un rêve de gosse d’incarner d’une manière ou d’une autre ce grand acteur qu’est Louis de Funès.
Maintenant j’ai tourné la page et je vais de l’avant pour inventer mon propre univers.
En fait je travaille une imitation à la demande, pour différents supports audio. Plus le personnage a une empreinte vocale précise, mieux je m'adapte. J'écoute le rythme dans le phrasé, la tessiture, le grain, l' ondulation et les tics de paroles. Et la réplique de gestuelle dans le travail de l'imitation est importante, car elle amène une intention particulière. J'adore déjà essayer juste pour le fun et de ce fait j'ai pris l'habitude d'observer et d'écouter. Je pense que j'ai développé un bon sens de l'observation... Rires.
J'ai une forte capacité à transformer ma voix et cela m'aide beaucoup, notamment pour les accents, les voix créées pour les personnages de dessins animés et toons. J'ai un timbre médium qui permet une palette plus large dans la création. En fait cela m'amuse beaucoup. Rires.
R.S : Tu es également chroniqueur radio. Peut-on en savoir davantage ?
E.R : J’ai en effet écrit et interprété des chroniques radio lorsque je travaillais à Contact FM. Toujours sur le ton de la comédie décalée. C’était très amusant. Je n’en fais plus depuis que je me consacre à d’autres passions, notamment la musique, car je chante, j’écris et compose. La musique est une de mes passions depuis que j’ai créé mon premier groupe à 14 ans au lycée. Une aventure qui dura plus de 10 ans avec le groupe de funk rock "Zed funky freestyle". Une aventure de potes d’enfance. Rires.
Le guitariste et ami Guillaume Loiseau a récemment composé la bande originale du premier long métrage de Nadège Loiseau "Le petit locataire" avec Karine Viard. Je suis toujours heureux que les amis réussissent de beaux projets.
R.S : Comment es-tu arrivé au doublage ?
E.R : J’ai toujours voulu incarner des personnages aussi divers que possible, et j’ai vite été passionné par l’exercice du doublage. Un coup de chance, une rencontre aux Etats-Unis avec un des fondateurs d’un grand studio de doublage parisien à Saint Denis. Il m’a tout de suite dit que je devais persévérer dans ce métier et il m’a beaucoup aidé. C’est aussi un ami de 10 ans maintenant et c’est rare dans le métier. Il m’a entre autres conseillé auprès de Nathalie Raimbault qui m’a vite fait confiance sur mon premier récurrent dans la série "Hung". J’y interprète le rôle de Ronnie Haxon campé par l’acteur Eddie Jamison.
Puis d’autres rencontres se sont faites. J’aime la fantaisie dans ce travail et j’adore prêter ma voix pour des dessins animés, même si j’aime les doublages live. Ce sont deux exercices très différents, mais passionnants.
R.S : L'acquisition de la technique particulière de cette discipline t'a-t-elle semblé difficile ?
E.R : En toute humilité je dirais plutôt le contraire. Je me suis adapté et j’ai vite compris la technique, car c’est avant tout un amusement pour moi. J’ai la chance d’avoir une bonne oreille et je pense que c’est important pour ce métier, car on doit être proche du jeu du comédien que l’on double. Mais l’interprétation est primordiale et je fais très attention à cela. C’est une chance de pouvoir s’adapter à divers personnages. En tout cas j’adore ! Rires
R.S : Est-ce selon toi une activité qui peut enrichir l'approche du jeu que l'on a soi-même ?
E.R : Je dirais oui et non. Oui dans le sens où l’on travaille sur des émotions et de là sort le jeu, et non ou en tout cas pas tout à fait dans le sens où lorsque l’on travaille un personnage pour le théâtre ou le cinéma, on a davantage de liberté de création et d’incarnation du personnage que l’on interprète. Je dirais que mon expérience d’acteur m’apporte beaucoup pour le doublage et que le doublage me permet d’accéder à des émotions ou des sentiments qui ne me sont pas familiers de prime à bord, ce qui me permet d’enrichir mon jeu en tant qu’acteur.
R.S : Quels sont tes hobbies ?
E.R : Mes hobbies... mmm... forcément mon travail, car je suis un passionné. Mais, en dehors du travail, j’adore voyager et j’adore me ressourcer en pleine nature. Sinon oui, la musique, le cinéma, les séries. Je suis très cinéphile. Et la lecture évidemment.
R.S : Merci beaucoup Emmanuel.
E.R : Merci à toi Reynald et que vive RS Doublage !!
Interview de mars 2017

