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Jean-Christophe Lebert

Doublage

série
2008/2015
Mentalist (Yuri Bajoran)
film
2013
La Chute de la Maison Blanche (Vice Président Charlie Rodriguez)
série
2001/2011
Smallville (Businessman)
série
2002/2009
FBI : Portés Disparus (Yuri Ovsenko)
série
2013/2015
Hannibal (Elliot Buddish)
série
2008/2015
Mentalist (Alex Sodko)
série
2008/2015
Mentalist (Chip McGavin)
film
2010
The Town (Chef de l'antigang)
téléfilm/vidéo
2016
série
2011/....
Documentaire
Mein leben Mads Mikkelsen (Arte)
série
1999/2007
Les Soprano (Carlo Gervasi)
série
2008/2015
Mentalist (Agent Marcus Pike)
série
2007/2015
Mad Men (Carlos)
série
2011/2012
Facing Kate (Juge Anthony Keeton)
série
2011/2012
Facing Kate (Tim Connelly)
série
2003/2010
Nip/Tuck (Big Jane)
film
2011
La Famille Pickler (Announcer)
jeu vidéo
2012
Adam
jeu vidéo
2013

Voix

Audioguide
(pour les musées)
Docu-fiction
Dragons (BBC - pour TF1, Co-narration avec Francis Huster)
Documentaire
Animaliers ou scientifiques de la BBC (Narration - pour Canal+)
Documentaire
Cartes du Globe (Arte)
Documentaire
Clipperton (Narration - Prime time de 90' + 6x26' + 52' DVD)
Documentaire
Les Cavaliers de la St Jean (Narration)
Documentaire
National Géographic (Narration - série pour Canal+)
Documentaire
Norvège (Narration)
Documentaire
The Sound of Insects: Record of a Mummy (le récitant)
Livre audio
Chasse royale - Deuxième partie - Les rois du monde 2.2 (de Jean-Philippe Jaworski)
Livre audio
Chasse royale - Première partie - Les rois du monde 2 (de Jean-Philippe Jaworski)
Livre audio
Dans la maison du ver (de George R. R. Martin)
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Fleur de tonnerre (de Jean Teulé)
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Janua Vera. Récits du vieux royaume (de Jean-Philippe Jaworski)
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La mort nomade (de Ian Manook)
Livre audio
La sirène (de Camilla Leckberg)
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Le livre des âmes (de Glenn Cooper)
Livre audio
Le livre des morts (de Glenn Cooper)
Livre audio
Le Passager (de Jean-Christophe Grangé)
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Le poids des mensonges (de Patricia MacDonald)
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Le sentiment du fer (de Jean-Philippe Jaworski)
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Les Derniers Hommes (de Pierre Bordage)
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Les temps sauvages (de Ian Manook)
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L'apothicaire (de Henri Loevenbruck)
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Même pas mort - Les rois du monde 1 (de Jean-Philippe Jaworski)
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Premier sang (de Sire Cédric)
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Remède mortel (de Harlan Coben)
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VSD

Formation

1980/1983 Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique avec Jean Meyer & Jacques Sereys

Adaptation

"Promesses" (Mon Pauvre Marat) de Alexeï Arbuzov représentée au Théâtre Des Deux Rives (Rouen)

Cinéma

"La Vie et rien d'autre" réalisé par Bertrand Tavernier
"Surtout Ne Coupez Pas" réalisé par Robert Hossein
"Saidoweisu" réalisé par Cellin Gluck (Fox Usa / Japon – en Anglais)
"Bambou" réalisé par Didier Bourdon
"Je suis venu vous dire" réalisé par Pierre-Henri Salfati
"The betrayal of Paul Cezane" réalisé par Mike Akester (GB, en Anglais)

Courts métrages

"La coagulation des jours" réalisé par Michael Lellouche

Distinctions

Nomination aux Molières 87 pour le rôle de Harold dans : Harold et Maude, Théâtre Antoine, avec Denise Grey

Langues

Anglais couramment
Notions d'Espagnol

Radio

France Inter / France Culture (liste non exhaustive)
"Pour pouvoir manger et me tenir propre" réalisé par Jean Couturier (rôle principal)
"Qui a tué le nouveau ?" réalisé par Claude Chebel (rôle principal)
"Sur le pont Mirabeau" réalisé par Claude Chebel (rôle principal)
"Pour faire plaisir à frédéric" réalisé par Myron Meerson
"La révolte des anges" réalisé par Myron Meerson
"Amour toujours" réalisé par Claude Chebel (rôle principal)
"René & Juliette" réalisé par Claude Chebel (rôle principal)
"La bande à Bonot" réalisé par Myron Meerson
"Pas de portable. Bonne nouvelle" réalisé par Myron Meerson (rôle principal)
"L'éternel jugement" réalisé par Claude Chebel (rôle principal)
"Champion du monde" réalisé par Claude Chebel (rôle principal)
"Nuit noire" réalisé par Myron Meerson (rôle principal)
"Deux de la radio" réalisé par Claude Chebel (rôle principal)
"Ragondin le détective qui voit loin" réalisé par Jacques Taroni (rôle principal)
"Le journal du froid" réalisé par Myron Meerson (rôle principal)
"Le Père Noël est mort de rire" réalisé par Anne Lemaître (rôle principal)
"Un sondage délicat" réalisé par Claude Chebel (rôle principal)
"Robert Walser" réalisé par Myron Meerson
"Le coup de la girafe" réalisé par Myron Meerson (rôle principal)
"Céleste et Alexandre" réalisé par Myron Meerson
"Monet" réalisé par Myron Meerson
"Feuilleton - Llia" réalisé par Myron Meerson
"Nuit noire" réalisé par Anne Lemaître
"Manhattan transfert" réalisé par Myron Meerson (John Dos Passos)
"Dans un monde sonore (Victor Segalen)" réalisé par Etienne Vallès (rôle principal)
"Terminus Sigmaringen" réalisé par Etienne Vallès
"Borne d'appel 76" réalisé par Etienne Vallès (rôle principal)
"Le procès Pétin" réalisé par Etienne Vallès
"Florence Nightingale (Au fil de l’histoire)" réalisé par Laure Egoroff
"Millenium" réalisé par François Christophe
"Microfictions" réalisé par Etienne Vallès (Régis Jauffret)
"Fantômas" réalisé par Jean-Matthieu Zahnd
"Avec les ombres de la nuit" réalisé par Etienne vallès (rôle principal)
"Nuit noire" réalisé par François Christophe (rôle principal)
et régulièrement des lectures en direct, dans l'émission d’Aurélie Luneau "La marche des sciences" sur France Culture

Réalisation

2000 "Le cadavre qui voulait pas qu'on l'enterre" (Candela productions)  court métrage tourné en 35 mm (13 sélections festivals France, Espagne, GB-1 grand prix). Avec : Yves Pignot, Marc Fayet, André Penvern

Sports

Equitation, ski, roller, voile, plongée, automobile (5 ans de compétition en karting, Formule Renault et Nissan Stars Cup), moto-cross

Télévision

"Les cerfs-volants" réalisé par Pierre Badel (rôle 1er plan, av. J-M Thibaut, W Pszoniak)
"La belle Anglaise" réalisé par Jacques Besnard (rôle 1er plan, av. D Ceccaldi, J Magre)
"Les yeux de la nuit" réalisé par Eric Brach (rôle principal, av. B Kremer, C Célarié)
"Champagne Charlie" réalisé par Alan Eastman (en Anglais, av. Hugh Grant)
"Catherine de Médicis" réalisé par Yves-André Hubert (rôle 1er plan, av. A Sapritch)
"La vie en couleurs" réalisé par Jacques Doniol-Valcroze (rôle principal, av. Carole Laure
"Le prix du silence" réalisé par Jacques Ertaud (rôle 1er plan, av. C Brasseur, X Deluc)
"Grand beau" réalisé par Bernard Choquet (rôle principal, av. F Marthouret, J Spiesser, S Reggiani)
"La milliardaire" réalisé par Jacques Ertaud (rôle principal, av. B Fresson, J Magre, N Courcel)
"Le sptième enfer" réalisé par Bernard Uzan (rôle principal)
"Internement arbitraire" réalisé par Bernard Choquet (rôle secondaire)
"Soleil d'automne" réalisé par Jacques Ertaud (rôle secondaire)
"Secrets" divers réalisateurs (secondaire en Anglais)
"Catherine courage" réalisé par Jacques Ertaud (rôle 1er plan, av. F Thomassin)
"Jenny Marx, la femme du diable" réalisé par Michal Wyn (rôle 1er plan, av. M-C Barrault, C Brandt)
"La rumeur" réalisé par Etienne Perier (rôle 1er plan, av. C Boisson)
"Julie Lescaut : Travail fantôme" réalisé par Alain Wermus (rôle secondaire)
"Crime d'amour" réalisé par Maurice Bunio (rôle 1er plan)
"Les voleuses" réalisé par Denis Malleval (rôle secondaire)
"En vert et contre tous" réalisé par Denis Malleval (rôle secondaire)
"Tramontane" réalisé par Henri Helman (rôle secondaire)
"Un homme en colère : Meutre pour deux" réalisé par Dominique Tabuteau (guest 1er plan)
"Cap des Pins" divers réalisateurs (rôle principal, av. C Jade, P Barge...) de 98 à 2000
"Affaire familiale" réalisé par Alain Sachs (rôle principal)
"Sauveur Giordano" réalisé par Pierre Joassin (rôle secondaire)
"Sauvetage : Laura" réalisé par Philippe Roussel (rôle secondaire)
"Alex Santana" réalisé par Eric Voreth (rôle secondaire)
"Avocats & Associés : Le chauffard" réalisé par Olivier Barma (rôle secondaire)
"Point of no return" réalisé par Paolo Barzman (secondaire en Anglais)
"La Crim' : Enquête d’amour" réalisé par Denis Amar (guest 1er plan)
"SOS 18" réalisé par Dominique Baron (récurrent secondaire Ep. 1 à 6)
"Diane femme flic : L'apprenti" réalisé par Dominique Tabuteau (guest 1er plan)
"Le cocon" réalisé par Pascale Dallet (rôle secondaire)
"L'affaire Vuillemin" réalisé par Raoul Peck (rôle secondaire)
"Section de recherche : Disparition" réalisé par Vincenzo Marano (guest 1er plan)
"Une femme d'honneur : Ultime thérapie" réalisé par Michaël Perrotta (guest 1er plan)
"Brigade Navarro : Carambolage" réalisé par Philippe Davin (guest 1er plan)
"Commissaire Moulin" réalisé par Jean-Luc Breitenstein (guest 1er plan)
"R.I.S. Police Scientifique : Dépendances" réalisé par Klaus Biedermann (guest 1er plan)
"Central nuit : A corps perdus" réalisé par Olivier Barma (guest 1er plan)
"Père & Mère : Un + petit que soi" réalisé par Pascal Heylbroeck (guest principal)
"Diane femme flic : Ascendant gémeaux" réalisé par Jean-Michel Fages (rôle secondaire)
"Joséphine, ange gardien" réalisé par Pascal Heylbroeck (rôle secondaire)

Théâtre

"Anarchie" d'après Anarchie en Bavière de Rainer Werner Fassbinder - mise en scène de Vanessa Bonnet. Le Grand T
"La guerre de Troie n'aura pas lieu" de Jean Giraudoux - mise en scène de Jean Meyer, dans le rôle de Troïlus. Théâtre des Célestins (Lyon)
"Mademoiselle" de Jacques Deval - mise en scène de Jean Meyer, dans le rôle du fils. Théâtre des Célestins (Lyon)
"Amusez-vous" de Jacques Décombe - mise en scène de l'auteur, dans le rôle d'Hubert. Théâtre de la Michodière
"L'île des esclaves" de Marivaux - mise en scène de Mehmet Iksel, dans le rôle d'Iphicrate. Théâtre du Lucernaire
"Roméo et Juliette" de William Shakespeare - mise en scène de Jean-Paul Lucet, dans le rôle de Roméo. Théâtre des Célestins (Lyon)
"Le Marchand de Venise" de William Shakespeare - mise en scène de Saskia Cohen-Tanugi, dans le rôle de Lorenzo. T.G.P. (Saint-Denis)
"Monsieur Vitrac" (Montage de trois pièces de Vitrac) - mise en scène de J-Ch Grinevald, dans le rôle de Feuillade. Maison des Arts André Malraux (Créteil)
"Rencontres Stendhal" - mise en scène de Jean-Paul Lucet, dans le rôle de Fabrice del Dongo. Théâtre du Palais Royal
"L'Arlésienne" de Georges Bizet/Alphonse Daudet - mise en scène de Jean Davy, dans le rôle de Frédéri. Salle Gaveau
"Roman de Renart" mise en scène de François Bourcier, dans le rôle de l'enchanteur. Théâtre de la Porte Saint Martin
"Harold et Maude" de Colin Higgins - mise en scène de Jean-Luc Tardieu, dans le rôle d'Harold. MCLA, tournée + Théâtre Antoine
"Six personnages en quête d'auteur" de Luigi Pirandello - mise en scène de Jean-Pierre Vincent, dans le rôle du jeune Premier. Comédie Française / Théâtre de l'Odeon
"Maupassant" mise en scène de Claude Santelli. Théâtre du Palais Royal
"Je m'appelais Marie-Antoinette" de Castelot/Decaux - mise en scène Robert Hossein. Palais des Sports
"La nuit du crime" de Robert Hossein - mise en scène de l'auteur, dans le rôle de Guy de Fleury. Théâtre de Paris
"La Tête des autres" de Marcel Aymé - mise en scène de Jean-Luc Tardieu, dans le rôle du Procureur Maillard. Théâtre de Beauvais
"Les soeurs fatales" de Michaël Vander-Meiren - mise en scène de l'auteur, dans le rôle d'Yvan. Comédie Bastille

Interview

R.S : Bonjour Jean-Christophe.

J.C.L : Bonjour Reynald.

R.S : Pouvez-vous parler de vos débuts de comédien ?

J.C.L : James Dean ! A 18 ans, je voulais être James Dean... Ou rocker. Mais j'étais nul en musique. Je me présente donc au conservatoire de Nantes avec Ruy Blas - je ne connaissais rien à rien - en me demandant comment un rocker jouerait ça ! Les pieds écartés, c'est sûr. Le mal du siècle dans la peau, évidemment. Des déhanchements à faire se retourner Elvis dans sa tombe, sans oublier de me rouler hystériquement par terre, et noyé sous un trac en béton armé !... Je me demande alors qui du jury ou de moi-même souffre le plus. Le prof, atterré, pense qu'il ne peut que se cacher quelque chose derrière une nullité aussi incandescente : il m'admet contre l'avis unanime du jury ! Après quelques mois, bien dirigé cette fois, il me fait jouer Marivaux en public alors que je n'ai encore jamais mis les pieds dans le moindre théâtre... Et là, révélation ! Le bien être absolu, malgré le trac. Pendant trois ans, il me fabrique des ailes grâce à une formation traditionnelle salvatrice. Je sors du conss de Nantes, unanimité à nouveau, en ma faveur cette fois ! Même chose au conservatoire de Paris où j'entre avec Lorenzaccio, et Biff dans "Mort d'un commis voyageur"... L'aventure commence. Grâce à Jean Meyer, mon professeur, je joue mes deux premières pièces durant ma première année, et ainsi de suite...

R.S : Que vous a apporté le CNSAD ?

J.C.L : Avant tout, la rencontre avec Jacques Sereys, mon professeur suivant. Il m'a transmis son goût immodéré pour la technique, son exigence et sa précision d'horloger. Il m'a convaincu que les difficultés n'étaient pas où je les mettais. Fasciné par l'Actor's Studio, mon travail avait eu jusque là une approche très émotionnelle, très introspective et trop narcissique, ce qui me rendait difficiles les personnages sur lesquels je ne pouvais pas me projeter personnellement. Et puis, j'ai pris conscience qu'on ne joue pas Shakespeare comme on joue Pinter, et qu'on ne joue pas Pinter comme on joue Trucmuche... L'intégration d'une technique classique et la prise de conscience des styles, raccordées à ma propre nature, m'ont façonné.

R.S : Y a-t-il une différence selon que l'on joue au théâtre, à la télévision, au cinéma... ?

J.C.L : Hormis les bulletins de salaire ? (Rires) Beaucoup de choses dépendent de ce qu'on joue, précisément. Mais oui, bien sûr... Il me semble que devant une caméra on a encore plus intérêt qu'au théâtre à ne pas tout donner. Sauf en quelques endroits choisis... Et surtout, la décontraction, la disponibilité sont encore plus indispensables en présence d'une caméra. Mais on n'y est, contrairement au théâtre, jamais le maître. Paradoxalement, je crois que l'artifice appartient plus au domaine de l'audiovisuel qu'à celui du théâtre. Encore une fois, tout dépend de ce que l'on joue. L'essentiel étant de toujours se nourrir de sincérité. Mais ça, c'est la vie qui la donne.

R.S : En 2000 vous avez réalisé "Le cadavre qui voulait pas qu'on l'enterre", quel souvenir gardez-vous de cette expérience ?

J.C.L : Ce n'était qu'un court métrage, une comédie d'humour noir, bretonne et humide... L'expérience a été extraordinaire à tout points de vue. L'organisation des producteurs, la somme de travail à assumer, le découpage technique, les rencontres, la responsabilité d'un budget, d'une équipe merveilleuse, la post production, les festivals... Et puis, ça a dû être l'un des derniers courts métrages tournés en 35 mm. Le pied ! Je suis très curieux par nature et j'ai énormément appris grâce à ce film. Il m'a aidé à mieux connaître les contraintes de chacun, celles des producteurs, du cadreur, du réal, du monteur... C'est très sécurisant quand je suis à ma place de comédien sur un plateau de savoir exactement qui fait quoi, et pourquoi. Malheureusement mes projets suivants étaient vraiment chers. Différents producteurs n'ont pas réussi à réunir les budgets.

R.S : Comment avez-vous pris le chemin du doublage ?

J.C.L : Toujours par esprit de découverte et pour avoir une corde de plus à mon arc. Un cousin avait un ami DA et m'a proposé de me le faire connaître. Ce dernier, encouragé par mon CV hors doublage, m'a fait venir sur pas mal séries au milieu des années 2000. (Elles ne sont pas toutes sur le CV que j'ai fourni, car elles n'apportaient rien de plus et les recherches étaient démoralisantes) Un jour il a disparu, il ne répondait plus au téléphone, je ne sais pas ce qu'il est devenu en tant que DA ; il n'est d'ailleurs pas sur RS Doublage... Comme j'y avais pris goût, j'ai essayé de rencontrer par moi-même d'autres DA, comme un VRP en tournée, ce qui n'est pas facile, comme vous le savez...

R.S : Qu'avez-vous ressenti lors de vos premiers pas ?

J.C.L : Tout allait trop vite ! Bon, j'adore travailler vite mais quand même... J'étais dans mes petits souliers ! Puis je m'y suis fait, parce que c'était finalement amusant et excitant. J'avais aussi tendance à être trop scrupuleux, à trop vouloir rendre ses inflexions à l'acteur original. J'ai vite intégré que la mélodie d'une phrase en langue étrangère ne donne rien de bon en Français ! J'étais aussi assez perturbé par le fait qu'on est souvent seul à la barre et qu'on répond à quelqu'un qui n'est pas là, qu'on n'a même pas la voix originale des autres personnages pour nous aider à y réagir. Comme jouer est une question de réaction plus que d'action, il faut être auditivement très observateur pour intégrer d'un seul coup, non seulement le rythme et les ruptures de ton et d'humeur de l'acteur qu'on double, mais aussi ce que font ses partenaires. Et puis j'ai appris à sentir la respiration du personnage, son attitude, s'il est en mouvement, de quelle manière cela peut être rendu, etc. Certains de mes camarades m'ont beaucoup aidé. J'étais halluciné par l'aisance de ceux qui changeaient parfois à la volée, et en mieux, ce qui était écrit sur la rythmo !

R.S : Que vous apporte le doublage, artistiquement parlant ?

J.C.L : Tout à l'heure je parlais de sincérité apportée par la vie, je ne vais pas vous jouer du violon... Considérons que ce que j'ai fait jusqu'ici était un long apprentissage. Une leçon d'humilité que j'accepte le cœur content, mais qui dure, qui dure... Disons que j'ai pu encore affiner mon goût pour la précision, pour les nuances, mais que si on fait des progrès jusqu'à son dernier jour, j'aimerais continuer à les faire avec plus de responsabilités sur les épaules... Je connais trop peu de DA. Alors, en attendant qu'une place se libère, je prends ce qu'on me donne et je dis merci. Hé, ho ! Essayez-moi, futurs camarades !

R.S : Jouer pour la radio est-ce complètement différent ?

J.C.L : Ah oui ! À la radio on est libre de tout ! (Rires) Je crois même que de toutes les disciplines de nos métiers, c'est l'endroit où on est le plus libre ! Rien de plus facile que la radio : on se sert de notre propre imagination, on se laisse aller au plaisir de jouer ce qu'on lit - c'est souvent très bien écrit - et tout le monde est content ! Et si ce n'est pas le cas, on recommence comme on nous le demande et c'est une chance car, du coup, le plaisir dure un peu...

R.S : Et les narrations documentaires ou les livres ?

J.C.L : Même combat. Encore plus fastoche. Ne pas être chiant, mais ne pas en faire trop, de la nuance, un fil de pensée, le sens du rythme, du micro, et pour les livres ou les longues séries docu un zeste d'endurance !

R.S : Quelles sont vos passions en dehors de votre métier ?

J.C.L : Tout ou presque, car tout ou presque devient matériau pour le métier. Plus concrètement : lire, voyager, écrire, apprendre, voir, aimer, détester, approfondir, pardonner...

R.S : Merci beaucoup Jean-Christophe

J.C.L : C'est fini ? (rire) Je suis un peu bavard. C'est sûrement pour ça que j'aime les métiers de la voix... Merci à vous, surtout !

Interview de septembre 2013
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