Laury Deverdun
Genres :
Voix Enfant garçon, Voix Enfant fille, Voix Adolescent fille, Voix Jeune adulte femme, Voix Adulte femme
Tonalité :
Medium
Langues parlées :
Anglais avec accent non déterminé
Doublage
Formation
2011/2013 Académie Internationale de la danse- Paris
2013/2016 Ecole Claude Mathieu- école de théâtre des arts de la scène
2024 Le Magasin : le jeu et le doublage - techniques de doublage
2025 Stages perfectionnement doublage chez Titra : Isabelle Leprince; Benoît Du Pac, Laura Prejean, Barbara Delsol, Laurent Dattas, Jean Philippe Briere, Jonathan Dos Santos, Beatrice Delfe, Vanina Pradier, Raphael Anciaux, Philippa Roche, Nathalie
Régnier
2013/2016 Ecole Claude Mathieu- école de théâtre des arts de la scène
2024 Le Magasin : le jeu et le doublage - techniques de doublage
2025 Stages perfectionnement doublage chez Titra : Isabelle Leprince; Benoît Du Pac, Laura Prejean, Barbara Delsol, Laurent Dattas, Jean Philippe Briere, Jonathan Dos Santos, Beatrice Delfe, Vanina Pradier, Raphael Anciaux, Philippa Roche, Nathalie
Régnier
Langues
Anglais courant
Théâtre & comédies musicales
2019/2025 "Gaulois vs Romains, le Match" Maîtresse de Cérémonie comédienne. Parc Astérix
2019/2025 Spectacle "Scare Zone : Peur sur le Parc" Comédienne danseuse. Parc Astérix
2023 "Stranger things, The Experience" Comédienne expérience immersive, rôle d'Eleven + scientist. Paris Event Center
2023 "Les Contes d'Hoffmann" Comédienne mime. Opéra Bastille
2021 "Aïda" Comédienne mime. Opéra Bastille
2020 "La Traviata" Comédienne mime. Opéra Bastille
2020 "Yvonne, Princesse de Bourgogne" Comédienne mime. Opéra Garnier
2018 "La Fête sucrée de Mickey" Maitresse de cérémonie, cupcake girl. Disneyland Paris
2018 "Les Malheurs de Sophie" Sophie, rôle principal. Théâtre de l'Essaion Paris
2018 "Inside Opéra" Game master, escape game. Opéra Garnier
2017 "La Chambre" d'Harold Pinter. Rose Hudd, rôle principal. Théâtre de Belleville Paris
2015 "La Dame Sanglante" d'O. Schimidt. La suivante, second rôle. Théâtre Pixel Paris
2019/2025 Spectacle "Scare Zone : Peur sur le Parc" Comédienne danseuse. Parc Astérix
2023 "Stranger things, The Experience" Comédienne expérience immersive, rôle d'Eleven + scientist. Paris Event Center
2023 "Les Contes d'Hoffmann" Comédienne mime. Opéra Bastille
2021 "Aïda" Comédienne mime. Opéra Bastille
2020 "La Traviata" Comédienne mime. Opéra Bastille
2020 "Yvonne, Princesse de Bourgogne" Comédienne mime. Opéra Garnier
2018 "La Fête sucrée de Mickey" Maitresse de cérémonie, cupcake girl. Disneyland Paris
2018 "Les Malheurs de Sophie" Sophie, rôle principal. Théâtre de l'Essaion Paris
2018 "Inside Opéra" Game master, escape game. Opéra Garnier
2017 "La Chambre" d'Harold Pinter. Rose Hudd, rôle principal. Théâtre de Belleville Paris
2015 "La Dame Sanglante" d'O. Schimidt. La suivante, second rôle. Théâtre Pixel Paris
Interview
R.S : Bonjour Laury.
L.D : Bonjour Reynald !
R.S : Comment est née ton envie de devenir comédienne ? Est-ce une vocation qui remonte à l’enfance ou une passion qui s’est révélée plus tard ?
L.D : Je pense que j’ai toujours voulu être dans l’artistique avant tout. Quand j’étais petite, je créais des spectacles et, bien évidemment, toute la famille devait regarder, même si c’étaient des spectacles de 2 h. C’était surtout de la danse et du théâtre. Je faisais beaucoup d’imitations de mes persos préférés de dessins animés et ma grand-mère m’appelait Sarah Bernhardt :) Et on me disait souvent : "Elle fait son cirque, la petite !"... Donc je dirais que oui, ça me titille depuis toute petite. Mais c’est vraiment après le lycée, en pratiquant le théâtre, que j’ai su que je voulais en faire mon métier.
R.S : Tu as commencé ton parcours artistique par la danse, avant de rejoindre l’École Claude Mathieu. Qu’est-ce qui t’a donné envie de passer de la danse à la comédie ?
L.D : Pendant mes deux années en école professionnelle de danse, je faisais beaucoup de comédie musicale. J’avais mes cours de danse le matin et, l’après-midi, j’avais chant et théâtre. C’est là que le théâtre m’a vraiment interpellée. Et je sentais que je pouvais aller encore plus loin. Je n’avais pas envie que le théâtre soit juste une discipline secondaire par rapport à la danse, ni d’être danseuse puis comédienne. Je voulais me former en profondeur, avoir mon diplôme, et c’est ce que j’ai fait en intégrant l’Ecole Claude Mathieu. Et c’est devenu mon activité principale, car tout de suite après ma sortie, j’ai travaillé principalement en tant que comédienne.
R.S : La danse, le théâtre et le chant sont des disciplines qui se complètent souvent. En quoi ta formation de danseuse influence-t-elle aujourd’hui ta manière d’aborder un personnage ?
L.D : La danse m’a appris à avoir une grande gestion de l’espace et à ressentir mon corps. Je sais ce que je suis capable de faire avec, comment je peux le modifier et l’adapter. Aujourd’hui, je ne peux pas aborder un personnage si, en amont, je ne lui trouve pas un corps. C’est-à-dire : comment mon perso marche, bouge dans l’espace, est-ce qu’il est vif, lent, comment il s’implante dans le sol, etc. J’ai besoin d’avoir un ressenti corporel, un ancrage pour trouver le personnage, son attitude, et pour ensuite pouvoir lui trouver une voix et une énergie (surtout pour les persos de composition).
R.S : En 2017, tu interprètes Rose Hudd dans "La Chambre" de Harold Pinter. Comment as-tu abordé cet univers théâtral si particulier, où les silences ont parfois autant d’importance que les mots ?
L.D : Interpréter Rose Hudd était un défi quand j’y repense ! Déjà parce que j’étais très, très loin de l’âge du personnage, mais aussi parce que j’ai dû invoquer des choses en moi pour donner de la contenance à cette femme.
Avec Rose, j’ai appris à ne pas chercher à remplir les silences, mais plutôt à les habiter, et à laisser le corps prendre le relais lorsque les mots ne suffisent plus. C’est aussi ce qui rend ce travail passionnant... Comprendre que parfois, ce qui touche le plus le spectateur est précisément ce qu’on ne montre pas...
R.S : Tu as également participé à plusieurs productions prestigieuses à l’Opéra Garnier et à l’Opéra Bastille. Comment vit-on, en tant que comédienne mime, l’expérience de se produire sur des scènes aussi mythiques ?
L.D : Pour tout te dire, je n’aurais jamais pensé un jour fouler les planches des opéras de Paris. C’est une véritable institution. Je ne connaissais rien à l’opéra. Et c’est vraiment fascinant. Les décors, les costumes... Mon premier spectacle était à l’Opéra Garnier et c’était vraiment incroyable. Tout était "grand". Je ne saurais pas trop l’expliquer, je me sentais toute petite, mais tellement privilégiée de me produire avec tous ces artistes. J’ai appris beaucoup de choses en regardant les chanteurs lyriques. Ils ont une telle technique et une telle prestance !
R.S : Tu t’es tournée vers le doublage après plusieurs années d’expérience sur scène. Qu’est-ce qui t’a donné envie d’explorer cette nouvelle facette du métier de comédienne ?
L.D : Le doublage a toujours été dans un coin de ma tête. Petite, dans les bonus de mes VHS, je voyais souvent des interviews de directeurs artistiques ou de comédiens qui doublaient mes dessins animés, et j’étais là : "Je veux être à leur place !" Je trouvais ça tellement passionnant.
J’avais fait un stage d’initiation au doublage à 18 ans. Mais voilà, il fallait faire des choix. La danse me prenait énormément de temps et je ne pouvais pas vraiment démarcher ni consacrer le temps nécessaire pour essayer de me faire une place dans ce milieu.
Et puis, à 30 ans (timing parfait pour une petite remise en question de soi, haha !), je me suis dit que j’allais enfin prendre ce temps. Qu’il fallait que j’essaie pour ne pas avoir de regrets.
Et qu’est-ce que j’aime ça ! C’est vraiment passionnant de prêter sa voix à des persos divers et variés. Et surtout, je dois retrouver cette notion de corps que j’aime tant travailler sur scène, mais en faisant tout passer par la voix. Un personnage qui tourne la tête, qui lève un sourcil, qui esquisse une petite moue... Il faut réussir à retranscrire toutes ces intentions avec une précision folle, parfois en une fraction de seconde, et je suis FAN de ça ! Chaque plateau est un jeu et un défi ! Bref, j’adore, ça se sent, non ? :)
R.S : Quels sont tes loisirs ?
L.D : Les jeux de société : ma passion ! J’organise des week-ends jeux à la maison ! Je suis mauvaise perdante, mais comme on dit, c’est OK !
Et je suis une passionnée de comédie musicale, bien évidemment... Surtout celles de Londres et de Broadway !! Dès que j’ai l’occasion, je vais en voir une. Il y en a certaines que je peux voir et revoir sans jamais m’en lasser.
R.S : Merci beaucoup, Laury.
L.D : Merci à toi Reynald :)
Interview d'octobre 2026
L.D : Bonjour Reynald !
R.S : Comment est née ton envie de devenir comédienne ? Est-ce une vocation qui remonte à l’enfance ou une passion qui s’est révélée plus tard ?
L.D : Je pense que j’ai toujours voulu être dans l’artistique avant tout. Quand j’étais petite, je créais des spectacles et, bien évidemment, toute la famille devait regarder, même si c’étaient des spectacles de 2 h. C’était surtout de la danse et du théâtre. Je faisais beaucoup d’imitations de mes persos préférés de dessins animés et ma grand-mère m’appelait Sarah Bernhardt :) Et on me disait souvent : "Elle fait son cirque, la petite !"... Donc je dirais que oui, ça me titille depuis toute petite. Mais c’est vraiment après le lycée, en pratiquant le théâtre, que j’ai su que je voulais en faire mon métier.
R.S : Tu as commencé ton parcours artistique par la danse, avant de rejoindre l’École Claude Mathieu. Qu’est-ce qui t’a donné envie de passer de la danse à la comédie ?
L.D : Pendant mes deux années en école professionnelle de danse, je faisais beaucoup de comédie musicale. J’avais mes cours de danse le matin et, l’après-midi, j’avais chant et théâtre. C’est là que le théâtre m’a vraiment interpellée. Et je sentais que je pouvais aller encore plus loin. Je n’avais pas envie que le théâtre soit juste une discipline secondaire par rapport à la danse, ni d’être danseuse puis comédienne. Je voulais me former en profondeur, avoir mon diplôme, et c’est ce que j’ai fait en intégrant l’Ecole Claude Mathieu. Et c’est devenu mon activité principale, car tout de suite après ma sortie, j’ai travaillé principalement en tant que comédienne.
R.S : La danse, le théâtre et le chant sont des disciplines qui se complètent souvent. En quoi ta formation de danseuse influence-t-elle aujourd’hui ta manière d’aborder un personnage ?
L.D : La danse m’a appris à avoir une grande gestion de l’espace et à ressentir mon corps. Je sais ce que je suis capable de faire avec, comment je peux le modifier et l’adapter. Aujourd’hui, je ne peux pas aborder un personnage si, en amont, je ne lui trouve pas un corps. C’est-à-dire : comment mon perso marche, bouge dans l’espace, est-ce qu’il est vif, lent, comment il s’implante dans le sol, etc. J’ai besoin d’avoir un ressenti corporel, un ancrage pour trouver le personnage, son attitude, et pour ensuite pouvoir lui trouver une voix et une énergie (surtout pour les persos de composition).
R.S : En 2017, tu interprètes Rose Hudd dans "La Chambre" de Harold Pinter. Comment as-tu abordé cet univers théâtral si particulier, où les silences ont parfois autant d’importance que les mots ?
L.D : Interpréter Rose Hudd était un défi quand j’y repense ! Déjà parce que j’étais très, très loin de l’âge du personnage, mais aussi parce que j’ai dû invoquer des choses en moi pour donner de la contenance à cette femme.
Avec Rose, j’ai appris à ne pas chercher à remplir les silences, mais plutôt à les habiter, et à laisser le corps prendre le relais lorsque les mots ne suffisent plus. C’est aussi ce qui rend ce travail passionnant... Comprendre que parfois, ce qui touche le plus le spectateur est précisément ce qu’on ne montre pas...
R.S : Tu as également participé à plusieurs productions prestigieuses à l’Opéra Garnier et à l’Opéra Bastille. Comment vit-on, en tant que comédienne mime, l’expérience de se produire sur des scènes aussi mythiques ?
L.D : Pour tout te dire, je n’aurais jamais pensé un jour fouler les planches des opéras de Paris. C’est une véritable institution. Je ne connaissais rien à l’opéra. Et c’est vraiment fascinant. Les décors, les costumes... Mon premier spectacle était à l’Opéra Garnier et c’était vraiment incroyable. Tout était "grand". Je ne saurais pas trop l’expliquer, je me sentais toute petite, mais tellement privilégiée de me produire avec tous ces artistes. J’ai appris beaucoup de choses en regardant les chanteurs lyriques. Ils ont une telle technique et une telle prestance !
R.S : Tu t’es tournée vers le doublage après plusieurs années d’expérience sur scène. Qu’est-ce qui t’a donné envie d’explorer cette nouvelle facette du métier de comédienne ?
L.D : Le doublage a toujours été dans un coin de ma tête. Petite, dans les bonus de mes VHS, je voyais souvent des interviews de directeurs artistiques ou de comédiens qui doublaient mes dessins animés, et j’étais là : "Je veux être à leur place !" Je trouvais ça tellement passionnant.
J’avais fait un stage d’initiation au doublage à 18 ans. Mais voilà, il fallait faire des choix. La danse me prenait énormément de temps et je ne pouvais pas vraiment démarcher ni consacrer le temps nécessaire pour essayer de me faire une place dans ce milieu.
Et puis, à 30 ans (timing parfait pour une petite remise en question de soi, haha !), je me suis dit que j’allais enfin prendre ce temps. Qu’il fallait que j’essaie pour ne pas avoir de regrets.
Et qu’est-ce que j’aime ça ! C’est vraiment passionnant de prêter sa voix à des persos divers et variés. Et surtout, je dois retrouver cette notion de corps que j’aime tant travailler sur scène, mais en faisant tout passer par la voix. Un personnage qui tourne la tête, qui lève un sourcil, qui esquisse une petite moue... Il faut réussir à retranscrire toutes ces intentions avec une précision folle, parfois en une fraction de seconde, et je suis FAN de ça ! Chaque plateau est un jeu et un défi ! Bref, j’adore, ça se sent, non ? :)
R.S : Quels sont tes loisirs ?
L.D : Les jeux de société : ma passion ! J’organise des week-ends jeux à la maison ! Je suis mauvaise perdante, mais comme on dit, c’est OK !
Et je suis une passionnée de comédie musicale, bien évidemment... Surtout celles de Londres et de Broadway !! Dès que j’ai l’occasion, je vais en voir une. Il y en a certaines que je peux voir et revoir sans jamais m’en lasser.
R.S : Merci beaucoup, Laury.
L.D : Merci à toi Reynald :)
Interview d'octobre 2026

