Laurent Stachnick
Genres :
Voix Adolescent garçon, Voix Jeune adulte homme
Tonalité :
Medium
Langues parlées :
Anglais avec accent non déterminé
Spécificités :
Chant
Doublage
Voix
Audiodescription
Qui lit dort (pour le Salon du Livre et de la Presse Jeunesse)
Post-synchronisation
Jusqu’au bout (de Nawel Madani et Ludovic Colbeau-Justin - Netflix)
Série documentaire
Mogadiscio 1993 : La chute du faucon noir (Brad Thomas)
Spectacle
L'arbre au grand coeur (Voix-off de l'arbre)
Spectacle
Le petit prince (Voix-off de l'aviateur)
Voix
Au coeur du choeur (Prologue au morphing de la cathédrale de Beauvais - Entre ciel et terre)
Formation
Apprentissage de la méthode d'action physique simple de Constantin Stanislavski par Véra Goreva, du Théâtre National d'Art de Moscou
Les cours de chant et d’art dramatique de Sarah Boreo
Stages individuels de Technique vocale avec Arlene THIEL et Amy Lavietes, voix de baryton
Stage Machinerie théâtrale à l'I.S.T.S. d'Avignon
Stage Acteur/Chanteur avec Sarah Eigerman, Tony Clarke, et Denes Striny
Stage Le comédien chanteur avec Ivan Morane et J-P Chevalier
Stage doublage IMDA avec Catherine Collomb, François Creton, Danièle Hazan et Odile Schmitt
Perfectionnement doublage TITRA avec Barbara Delsol, Alexis Thual, Nathalie Régnier, Marie Bureau, Emma Clavel, Karl-Line Heller, Adeline Germaneau, Guillaume Orsat, Isabelle Brannens, Stanislas Forlani, Claire Guyot, Thomas Charlet, Isabelle Leprince, Laura Préjean et Isabelle Bertolini
Perfectionnement doublage Les ateliers du libre artiste avec Juliette Degennes, Jonathan Dos Santos, Marie Donnio, Nicolas Justamon, Matthieu Colnat, Valérie Siclay, Alan Aubert-Carlin, Sébastien Finck, Ivana Coppola, Jean-Michel Vaubien et Philippa Roche
Perfectionnement doublage chant dessin animé avec Elodie Costan et Edwige Chandelier
Les cours de chant et d’art dramatique de Sarah Boreo
Stages individuels de Technique vocale avec Arlene THIEL et Amy Lavietes, voix de baryton
Stage Machinerie théâtrale à l'I.S.T.S. d'Avignon
Stage Acteur/Chanteur avec Sarah Eigerman, Tony Clarke, et Denes Striny
Stage Le comédien chanteur avec Ivan Morane et J-P Chevalier
Stage doublage IMDA avec Catherine Collomb, François Creton, Danièle Hazan et Odile Schmitt
Perfectionnement doublage TITRA avec Barbara Delsol, Alexis Thual, Nathalie Régnier, Marie Bureau, Emma Clavel, Karl-Line Heller, Adeline Germaneau, Guillaume Orsat, Isabelle Brannens, Stanislas Forlani, Claire Guyot, Thomas Charlet, Isabelle Leprince, Laura Préjean et Isabelle Bertolini
Perfectionnement doublage Les ateliers du libre artiste avec Juliette Degennes, Jonathan Dos Santos, Marie Donnio, Nicolas Justamon, Matthieu Colnat, Valérie Siclay, Alan Aubert-Carlin, Sébastien Finck, Ivana Coppola, Jean-Michel Vaubien et Philippa Roche
Perfectionnement doublage chant dessin animé avec Elodie Costan et Edwige Chandelier
Comédien
L'instituteur dans Un enfant d'après Ah ! Ernesto de Marguerite Duras, création Vincent Ecrepont
Lecture théâtralisée La joie des livres pour la médiathèque de Mantes la Jolie
Lecture théâtralisée Les mots de la faim pour la médiathèque de Mantes la Jolie
Lecture de Mémoires de Terre dans le cadre de Mémoire de céramistes Vincent Ecrepont
Lectures sportives pour les Olympiades littéraires dans le cadre de Partir en livre Nathalie Donikian
Animateur atelier Gestuelle Baroque lors du Pentathlon des Arts, Château de Versailles Fabrice Conan
Lectures pour la Maison Littéraire Victor Hugo, Rendez-vous aux jardins Christine Ponsignon
Lectures pour le Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil 2023, 2024 Nathalie Donikian
L'Ange-narrateur dans Des places de Vincent Ecrepont - création Vincent Ecrepont
Le Suivant dans Dix mois de Vincent Ecrepont Vincent Ecrepont
Visites théâtralisées pour l'événement "Louis XV, passions d’un roi" Château de Versailles Fabrice Conan
Un des Anj'oleurs de la Comédie des anges, au Centre Pompidou, à la Conciergerie Céline Bellanger
Visites théâtralisées dans le cadre de l'exposition Napoléon au Château de Versailles Fabrice Conan
Tout Juste dans Sois un homme de Vincent Ecrepont - création Vincent Ecrepont
Commissaire de la Brigade des mineurs du 18ème Engrenages S8 E2 Jean-Philippe Amar
Léandre pour l’opération Une journée au château de Versailles Fabrice Conan
Le voisin dans Les bâtisseurs d’empire de Boris Vian Vincent Ecrepont
Le fils dans Votre maman de J.C. Grumberg, reprise de rôle Vincent Ecrepont
Le Père dans Bouge plus de Philippe Dorin Vincent Ecrepont
Olga Sczwereskaïa, co-présentatrice de l'Eurovartovision, du n°15 au n°20 Vartoch
Adam dans Le chant des brise-si de François Chaffin Valérie Dassonville
Prodige de Nancy Huston, lecture-spectacle pour le Festival Lettres d’automne de Montauban
L'assistant dans Haute surveillance de Jean Genet Vincent Ecrepont
Lecture-spectacle A dire et à chanter, textes de Jean Tardieu Christine Champneuf
Mascarille dans Les ridicules d'après Molière Christine Champneuf
Tchouboukov dans La demande en mariage de Tchekhov Bernard Habermeyer
Le Chevalier de la Trigaudière dans La provinciale de Marivaux Bernard Habermeyer
Lecture théâtralisée La joie des livres pour la médiathèque de Mantes la Jolie
Lecture théâtralisée Les mots de la faim pour la médiathèque de Mantes la Jolie
Lecture de Mémoires de Terre dans le cadre de Mémoire de céramistes Vincent Ecrepont
Lectures sportives pour les Olympiades littéraires dans le cadre de Partir en livre Nathalie Donikian
Animateur atelier Gestuelle Baroque lors du Pentathlon des Arts, Château de Versailles Fabrice Conan
Lectures pour la Maison Littéraire Victor Hugo, Rendez-vous aux jardins Christine Ponsignon
Lectures pour le Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil 2023, 2024 Nathalie Donikian
L'Ange-narrateur dans Des places de Vincent Ecrepont - création Vincent Ecrepont
Le Suivant dans Dix mois de Vincent Ecrepont Vincent Ecrepont
Visites théâtralisées pour l'événement "Louis XV, passions d’un roi" Château de Versailles Fabrice Conan
Un des Anj'oleurs de la Comédie des anges, au Centre Pompidou, à la Conciergerie Céline Bellanger
Visites théâtralisées dans le cadre de l'exposition Napoléon au Château de Versailles Fabrice Conan
Tout Juste dans Sois un homme de Vincent Ecrepont - création Vincent Ecrepont
Commissaire de la Brigade des mineurs du 18ème Engrenages S8 E2 Jean-Philippe Amar
Léandre pour l’opération Une journée au château de Versailles Fabrice Conan
Le voisin dans Les bâtisseurs d’empire de Boris Vian Vincent Ecrepont
Le fils dans Votre maman de J.C. Grumberg, reprise de rôle Vincent Ecrepont
Le Père dans Bouge plus de Philippe Dorin Vincent Ecrepont
Olga Sczwereskaïa, co-présentatrice de l'Eurovartovision, du n°15 au n°20 Vartoch
Adam dans Le chant des brise-si de François Chaffin Valérie Dassonville
Prodige de Nancy Huston, lecture-spectacle pour le Festival Lettres d’automne de Montauban
L'assistant dans Haute surveillance de Jean Genet Vincent Ecrepont
Lecture-spectacle A dire et à chanter, textes de Jean Tardieu Christine Champneuf
Mascarille dans Les ridicules d'après Molière Christine Champneuf
Tchouboukov dans La demande en mariage de Tchekhov Bernard Habermeyer
Le Chevalier de la Trigaudière dans La provinciale de Marivaux Bernard Habermeyer
Interview
R.S : Bonjour Laurent. Votre parcours artistique est particulièrement éclectique, entre théâtre, chant, lectures publiques et doublage. Comment est née votre envie de devenir comédien, et quel a été le véritable déclencheur de cette vocation ?
L.S : Je suis né à Charleville-Mézières et ai donc eu la chance de découvrir le spectacle à travers les festivals de marionnettes. Je me souviens de ma première émotion sur les épaules de mon père devant une représentation de Guignol, où, de ma hauteur, je voyais aussi les marionnettistes à l'œuvre. Quelques années plus tard, le Père Noël m’apportait des marionnettes et un castelet et, à partir de là, j’ai commencé à jouer et à créer des histoires, puis, plus tard, des décors et des accessoires... Et quand, en 5e, nous avons commencé à jouer Molière en classe de français, la passion était née et confirmée. Moi qui étais harcelé dans la cour, je retenais l’attention de mes camarades de classe, et de mes harceleurs, jusqu’à ne pas sortir de la classe, même si la cloche retentissait, avant que la scène ne soit terminée. J’avais vraiment l’impression d’être vivant et pleinement moi quand je jouais.
R.S : Vous avez étudié la méthode de Constantin Stanislavski auprès de Véra Goreva, du Théâtre National d'Art de Moscou. Que vous a apporté cet enseignement et quelle influence exerce-t-il encore aujourd'hui sur votre manière d'aborder un personnage ?
L.S : Ce fut une rencontre absolument forte avec Véra. Son enseignement (gratuit) a duré 2 ans, 10 h par semaine. Elle m’a ouvert à la littérature russe et à une méthode de travail très structurée, bien en amont du jeu lui-même. Beaucoup de travail d’imagination et d’improvisation de la vie du personnage avant le livre ou après, de réécriture de la vie du personnage depuis la fin du livre jusqu’à sa naissance, sur la vérité du moment, fort de toute cette vie imaginée et emmagasinée. Mais ce travail, demandant beaucoup de temps en amont, n’était déjà plus trop possible dans la réalité d’une production de pièce où les répétitions durent à peine un mois. J’ai gardé ce réflexe d’imaginer une vie à mes personnages afin de les épaissir. Ce qui me pose parfois problème en doublage, où il faut tout de suite comprendre qui on doit restituer dans l’instant.
R.S : Vous avez travaillé à de nombreuses reprises avec le metteur en scène Vincent Ecrepont. Comment cette collaboration artistique s'est-elle construite et qu'est-ce qui vous donne envie de la poursuivre au fil des créations ?
L.S : Nous nous sommes rencontrés au cours de Véra et avons bien accroché très vite. Et quand il a voulu créer son premier texte, je me suis retrouvé naturellement en face, pour lui faire des retours et, accessoirement, la régie. J’ai eu mon premier contrat professionnel sur un spectacle où il était assistant à la mise en scène. Puis ensuite, quand il a créé sa compagnie, je suis devenu naturellement son assistant, puis, plus tard, son collaborateur artistique et aussi comédien, il y a une dizaine d’années. Nous sommes très complémentaires dans le travail, et il n’était pas rare qu’il commence une phrase et que je la finisse, ce qui faisait sourire les comédiens. On avance ensemble et, quand on commence une nouvelle création, c’est forts de tout ce qu’on a déjà travaillé ensemble avant. On va donc plus vite et plus profondément. Les créations de Vincent, quand il ne monte pas un auteur connu, sont toujours issues d’ateliers d’écriture en amont, d’où une vérité, une humanité et une force naturelles qui se dégagent du texte. Et nous avons toujours travaillé dans la bienveillance, entre nous et avec tous les artistes.
R.S : Vous avez participé à plusieurs visites théâtralisées au château de Versailles, notamment autour de Louis XV et de Napoléon. Comment parvient-on à faire revivre un personnage historique tout en conservant la rigueur nécessaire à ce type de représentation ?
L.S : Très souvent, ces visites sont calées sur différents tableaux d’une exposition dont on met en valeur des détails. C’est donc très précis comme déroulé. La difficulté est de ne pas être perturbé par le public qui est à un mètre de nous, les yeux dans les yeux, et dont parfois les remarques ou les questions peuvent déstabiliser. Heureusement, les costumes sont de précieuses aides pour conserver cette rigueur et les tableaux nous aident à raccrocher au texte. La difficulté est d’enchaîner les groupes et de faire 4 à 6 fois le même parcours par heure. Un soir, j’ai même joué 50 fois le même texte (assez court, heureusement) en deux heures et demie !
R.S : Le chant occupe une place importante dans votre formation, et vous possédez une voix de baryton. Avez-vous toujours considéré le chant comme une discipline complémentaire au métier de comédien, ou constitue-t-il pour vous un moyen d'expression artistique à part entière ?
L.S : Eh bien, j’ai commencé par chanter à la chorale du conservatoire de Charleville, puis j’ai enchaîné dans un chœur qui faisait des concerts avec des orchestres et des chefs renommés. Puis, à 18 ans, j’ai commencé le chant lyrique en tant que ténor.
Ce qui m’a amené quelques années plus tard à jouer Raoul de Gardefeu dans "La Vie parisienne" et le prince Ardimédon dans "Phi-Phi". J’ai ensuite travaillé sur des spectacles où il fallait chanter de temps en temps, ou une guinguette, un cabaret... Et quand je me suis mis à la mise en scène, j’ai monté beaucoup de spectacles musicaux : opéras, comédies musicales, cabarets. Je considère donc le chant comme une discipline complémentaire au métier de comédien. J’ai d’ailleurs eu l’occasion de me former et de faire du doublage chanté.
R.S : Votre voix de baryton vous permet probablement d'aborder certains registres particuliers. Considérez-vous votre tessiture comme un atout dans le doublage ?
L.S : J’ai une voix d’ancien ténor. Je dis baryton, car je n’ai plus les aigus que j’avais et je ne travaille plus ma voix non plus. Mais j’ai donc une voix médium, plus jeune que mon âge. Il m’est arrivé de doubler des ados et ça le fait très bien. J’adorerais avoir une voix plus grave, plus chaude... Peut-être en vieillissant.
R.S : Quels sont vos loisirs ?
L.S : Le jardinage, voir des spectacles, voyager, voir mes amis.
R.S : Merci beaucoup Laurent.
L.S : C’est moi qui vous remercie, Reynald. Heureusement que je ne vous ai donné que mon CV réduit !!!
Interview d'octobre 2026
L.S : Je suis né à Charleville-Mézières et ai donc eu la chance de découvrir le spectacle à travers les festivals de marionnettes. Je me souviens de ma première émotion sur les épaules de mon père devant une représentation de Guignol, où, de ma hauteur, je voyais aussi les marionnettistes à l'œuvre. Quelques années plus tard, le Père Noël m’apportait des marionnettes et un castelet et, à partir de là, j’ai commencé à jouer et à créer des histoires, puis, plus tard, des décors et des accessoires... Et quand, en 5e, nous avons commencé à jouer Molière en classe de français, la passion était née et confirmée. Moi qui étais harcelé dans la cour, je retenais l’attention de mes camarades de classe, et de mes harceleurs, jusqu’à ne pas sortir de la classe, même si la cloche retentissait, avant que la scène ne soit terminée. J’avais vraiment l’impression d’être vivant et pleinement moi quand je jouais.
R.S : Vous avez étudié la méthode de Constantin Stanislavski auprès de Véra Goreva, du Théâtre National d'Art de Moscou. Que vous a apporté cet enseignement et quelle influence exerce-t-il encore aujourd'hui sur votre manière d'aborder un personnage ?
L.S : Ce fut une rencontre absolument forte avec Véra. Son enseignement (gratuit) a duré 2 ans, 10 h par semaine. Elle m’a ouvert à la littérature russe et à une méthode de travail très structurée, bien en amont du jeu lui-même. Beaucoup de travail d’imagination et d’improvisation de la vie du personnage avant le livre ou après, de réécriture de la vie du personnage depuis la fin du livre jusqu’à sa naissance, sur la vérité du moment, fort de toute cette vie imaginée et emmagasinée. Mais ce travail, demandant beaucoup de temps en amont, n’était déjà plus trop possible dans la réalité d’une production de pièce où les répétitions durent à peine un mois. J’ai gardé ce réflexe d’imaginer une vie à mes personnages afin de les épaissir. Ce qui me pose parfois problème en doublage, où il faut tout de suite comprendre qui on doit restituer dans l’instant.
R.S : Vous avez travaillé à de nombreuses reprises avec le metteur en scène Vincent Ecrepont. Comment cette collaboration artistique s'est-elle construite et qu'est-ce qui vous donne envie de la poursuivre au fil des créations ?
L.S : Nous nous sommes rencontrés au cours de Véra et avons bien accroché très vite. Et quand il a voulu créer son premier texte, je me suis retrouvé naturellement en face, pour lui faire des retours et, accessoirement, la régie. J’ai eu mon premier contrat professionnel sur un spectacle où il était assistant à la mise en scène. Puis ensuite, quand il a créé sa compagnie, je suis devenu naturellement son assistant, puis, plus tard, son collaborateur artistique et aussi comédien, il y a une dizaine d’années. Nous sommes très complémentaires dans le travail, et il n’était pas rare qu’il commence une phrase et que je la finisse, ce qui faisait sourire les comédiens. On avance ensemble et, quand on commence une nouvelle création, c’est forts de tout ce qu’on a déjà travaillé ensemble avant. On va donc plus vite et plus profondément. Les créations de Vincent, quand il ne monte pas un auteur connu, sont toujours issues d’ateliers d’écriture en amont, d’où une vérité, une humanité et une force naturelles qui se dégagent du texte. Et nous avons toujours travaillé dans la bienveillance, entre nous et avec tous les artistes.
R.S : Vous avez participé à plusieurs visites théâtralisées au château de Versailles, notamment autour de Louis XV et de Napoléon. Comment parvient-on à faire revivre un personnage historique tout en conservant la rigueur nécessaire à ce type de représentation ?
L.S : Très souvent, ces visites sont calées sur différents tableaux d’une exposition dont on met en valeur des détails. C’est donc très précis comme déroulé. La difficulté est de ne pas être perturbé par le public qui est à un mètre de nous, les yeux dans les yeux, et dont parfois les remarques ou les questions peuvent déstabiliser. Heureusement, les costumes sont de précieuses aides pour conserver cette rigueur et les tableaux nous aident à raccrocher au texte. La difficulté est d’enchaîner les groupes et de faire 4 à 6 fois le même parcours par heure. Un soir, j’ai même joué 50 fois le même texte (assez court, heureusement) en deux heures et demie !
R.S : Le chant occupe une place importante dans votre formation, et vous possédez une voix de baryton. Avez-vous toujours considéré le chant comme une discipline complémentaire au métier de comédien, ou constitue-t-il pour vous un moyen d'expression artistique à part entière ?
L.S : Eh bien, j’ai commencé par chanter à la chorale du conservatoire de Charleville, puis j’ai enchaîné dans un chœur qui faisait des concerts avec des orchestres et des chefs renommés. Puis, à 18 ans, j’ai commencé le chant lyrique en tant que ténor.
Ce qui m’a amené quelques années plus tard à jouer Raoul de Gardefeu dans "La Vie parisienne" et le prince Ardimédon dans "Phi-Phi". J’ai ensuite travaillé sur des spectacles où il fallait chanter de temps en temps, ou une guinguette, un cabaret... Et quand je me suis mis à la mise en scène, j’ai monté beaucoup de spectacles musicaux : opéras, comédies musicales, cabarets. Je considère donc le chant comme une discipline complémentaire au métier de comédien. J’ai d’ailleurs eu l’occasion de me former et de faire du doublage chanté.
R.S : Votre voix de baryton vous permet probablement d'aborder certains registres particuliers. Considérez-vous votre tessiture comme un atout dans le doublage ?
L.S : J’ai une voix d’ancien ténor. Je dis baryton, car je n’ai plus les aigus que j’avais et je ne travaille plus ma voix non plus. Mais j’ai donc une voix médium, plus jeune que mon âge. Il m’est arrivé de doubler des ados et ça le fait très bien. J’adorerais avoir une voix plus grave, plus chaude... Peut-être en vieillissant.
R.S : Quels sont vos loisirs ?
L.S : Le jardinage, voir des spectacles, voyager, voir mes amis.
R.S : Merci beaucoup Laurent.
L.S : C’est moi qui vous remercie, Reynald. Heureusement que je ne vous ai donné que mon CV réduit !!!
Interview d'octobre 2026

