Elodie Godart
Genres :
Voix Enfant garçon, Voix Enfant fille, Voix Adolescent fille, Voix Jeune adulte femme, Voix Adulte femme
Tonalité :
Medium
Doublage
Formation
2025/2026 Perfectionnement Titra :
Avec Barbara Delsol, Véronique Piccioto, Isabelle Leprince, Virginie Mery, Isabelle Brannens, Béatrice Delfe, Jean-Philippe Brière, Raphael Anciaux, Benoit Dupac, Blanche Ravalec, Vanina Pradier, Cyrille Artaux, Philippa Roche
2024/2025 Perfectionnement Dub-School :
Avec Kelly Marot, Virginie Ledieu, Donald Reignoux, Jean Pierre Michael, Delphine Braillon, Thierry Wermuth, Ivana Coppola, Marie-Eugénie Maréchal, Josy Bernard, Laurence Saquet, Olivia Luccioni, Thierry Ragueneau, Juan Llorca, Nathalie Reignier, Dorothée Pousséo, Ninou Fratellini, Jean-Philippe Puymartin, Guillaume Orsat, Déborah Perret, Nathalie Homs, Laura Préjean, Anne Mathot, Géraldine Asselin, Vanina Pradier, Edgar Givry, Yann Peira, Philippa Roche, Jean-Baptiste Anoumon, Ethel Houbier, Anne Rondeleux, Edwige Chandelier, Fabrice Josso, Alice Orsat, Rebecca Benhamour, Virginie Mery, Gilles Morvan
2024 Perfectionnement Rhinocéros :
Avec Jonathan Dos Santos, Baptiste Guiton (Livre audio)
2014 Formation Le Magasin :
Avec Jean Barney, Vincent Violette, Yvana Coppola
Avec Barbara Delsol, Véronique Piccioto, Isabelle Leprince, Virginie Mery, Isabelle Brannens, Béatrice Delfe, Jean-Philippe Brière, Raphael Anciaux, Benoit Dupac, Blanche Ravalec, Vanina Pradier, Cyrille Artaux, Philippa Roche
2024/2025 Perfectionnement Dub-School :
Avec Kelly Marot, Virginie Ledieu, Donald Reignoux, Jean Pierre Michael, Delphine Braillon, Thierry Wermuth, Ivana Coppola, Marie-Eugénie Maréchal, Josy Bernard, Laurence Saquet, Olivia Luccioni, Thierry Ragueneau, Juan Llorca, Nathalie Reignier, Dorothée Pousséo, Ninou Fratellini, Jean-Philippe Puymartin, Guillaume Orsat, Déborah Perret, Nathalie Homs, Laura Préjean, Anne Mathot, Géraldine Asselin, Vanina Pradier, Edgar Givry, Yann Peira, Philippa Roche, Jean-Baptiste Anoumon, Ethel Houbier, Anne Rondeleux, Edwige Chandelier, Fabrice Josso, Alice Orsat, Rebecca Benhamour, Virginie Mery, Gilles Morvan
2024 Perfectionnement Rhinocéros :
Avec Jonathan Dos Santos, Baptiste Guiton (Livre audio)
2014 Formation Le Magasin :
Avec Jean Barney, Vincent Violette, Yvana Coppola
Cinéma
2026 "Vacances à domicile" réalisé par Méliane Marcaggi
2025 "Somnambule" réalisé par Tarek Boudali
2025 "Pour le plaisir" réalisé par Reem Kherici
2024 "Marsupilami" réalisé par Philippe Lacheau
2022 "Alibi 2" réalisé par Philippe Lacheau
2021 "Pierre et Jeanne" réalisé par Clémentine Célarié, dans le rôle de Jeanne
2020 "Mères" réalisé par Balthazar Reichert
2018 "Au nom de la terre" réalisé par Edouard Bergeon
2018 "Nicky Larson" réalisé par Philippe Lacheau
2018 "Play" réalisé par Anthony Marciano
2016 "L'un dans l'autre" réalisé par Bruno Chiche
2016 "Cendrillon" réalisé par Lionel Steketee
2014 "Nous trois ou rien" réalisé par Kheiron
2025 "Somnambule" réalisé par Tarek Boudali
2025 "Pour le plaisir" réalisé par Reem Kherici
2024 "Marsupilami" réalisé par Philippe Lacheau
2022 "Alibi 2" réalisé par Philippe Lacheau
2021 "Pierre et Jeanne" réalisé par Clémentine Célarié, dans le rôle de Jeanne
2020 "Mères" réalisé par Balthazar Reichert
2018 "Au nom de la terre" réalisé par Edouard Bergeon
2018 "Nicky Larson" réalisé par Philippe Lacheau
2018 "Play" réalisé par Anthony Marciano
2016 "L'un dans l'autre" réalisé par Bruno Chiche
2016 "Cendrillon" réalisé par Lionel Steketee
2014 "Nous trois ou rien" réalisé par Kheiron
Courts métrages
2026 "Miracles" réalisé par Balthazar Reichert
2025 "Ti-Putsch" réalisé par Balthazar Reichert
2024 "Cervel" réalisé par Balthazar Reichert
2023 "Arbor" réalisé par Balthazar Reichert
2022 "Rouge" réalisé par Balthazar Reichert
2020 "Olive" réalisé par Jean Baptiste Delannoy
2020 "Cacofolie" réalisé par Balthazar Reichert
2025 "Ti-Putsch" réalisé par Balthazar Reichert
2024 "Cervel" réalisé par Balthazar Reichert
2023 "Arbor" réalisé par Balthazar Reichert
2022 "Rouge" réalisé par Balthazar Reichert
2020 "Olive" réalisé par Jean Baptiste Delannoy
2020 "Cacofolie" réalisé par Balthazar Reichert
Télévision
2025 "Meurtre à Fontainbleau" réalisé par Sandrine Cohen
2025 "Le diplôme" réalisé par Philippe Lefebvre
2024 "Enquête en famille" réalisé par Sophie Boudre/Dominique Farrugia
2024 "Mémoire vive" réalisé par Arnaud Malherbe
2023 "Le remplaçant" réalisé par Stéphanie Murat
2022 "Les Randonneuses" réalisé par Frédéric Berthe
2020 "Je te promets" réalisé par Arnaud Sélignac
2020 "Dix pour cent" réalisé par Marc Fitoussi
2018 "Scènes de ménage" réalisé par Francis Duquet
2018 "Mytho" réalisé par Fabrice Gobert
2025 "Le diplôme" réalisé par Philippe Lefebvre
2024 "Enquête en famille" réalisé par Sophie Boudre/Dominique Farrugia
2024 "Mémoire vive" réalisé par Arnaud Malherbe
2023 "Le remplaçant" réalisé par Stéphanie Murat
2022 "Les Randonneuses" réalisé par Frédéric Berthe
2020 "Je te promets" réalisé par Arnaud Sélignac
2020 "Dix pour cent" réalisé par Marc Fitoussi
2018 "Scènes de ménage" réalisé par Francis Duquet
2018 "Mytho" réalisé par Fabrice Gobert
Interview
R.S : Bonjour Elodie.
E.G : Bonjour Reynald.
R.S : Comment est née ton envie de devenir comédienne ? Est-ce qu’il y a eu un déclic ou est-ce que ça a toujours été une évidence pour toi ?
E.G : Alors non, ça n’a pas toujours été une évidence. Je viens de Royan, en Charente-Maritime. Ma mère était femme de ménage et mon père ouvrier. On ne m’a pas du tout éduquée en imaginant qu’artiste était un métier envisageable, voire un métier tout court.
Quand j’avais 14 ans, j’étais mal dans ma peau. Ça n’allait pas super bien à la maison. J’étais en échec scolaire et je suivais un BEP sanitaire et social en internat. Les professeurs ont voulu monter une pièce de théâtre sur Sissi l’impératrice et ils m’ont choisie pour l’incarner. Je connaissais les films par cœur et j’étais subjuguée par la beauté de Romy Schneider.
A la fin de la première représentation, j’ai compris que c’est ce que je voudrais faire toute ma vie.
Ça n’a pas été simple, on m’a d’abord imposé d’avoir "un vrai" métier. Je suis devenue auxiliaire de puériculture dans un premier temps. Cela rassurait ma mère et je suis aussi passionnée par l’enfance. J’ai travaillé en crèche, en maternité, en foyer de l’enfance...
Vers 21 ans, je me suis lancée et j’ai quitté ma province pour venir m’installer à Paris. Je faisais les cours Florent et je travaillais à mi-temps dans une crèche. Un jour, la directrice de la crèche m’a montré une annonce qui concernait un tournage avec des bébés pour le prochain film de François Ozon. Elle m’a dit : "Tu devrais les contacter, ils doivent sûrement chercher des gens pour s’occuper des bébés." C’est ce que j’ai fait et j’ai été prise. A la suite de ça, je suis devenue coach enfant sur plusieurs longs métrages. Ça m’a permis de passer beaucoup de temps sur des plateaux et d’apprendre énormément.
R.S : Tu as commencé ta formation au Magasin en 2014, et tu continues aujourd’hui à te perfectionner. Qu’est-ce qui te donne encore envie d’apprendre et de te remettre en question ?
E.G : Pour moi, rien n’est jamais acquis. Tout est perfectible. Et chaque directeur artistique est différent. En continuant à me former, j’apprends à m’adapter, à être malléable le plus possible. Et le doublage, c’est comme tout, plus je pratique, plus j’ai confiance, plus je progresse et plus je me sens libre.
Et j’aime profondément les gens. Me former me permet de faire de nouvelles rencontres, que ce soit avec les DA ou les comédiens.
Quand j’ai commencé à faire du doublage en 2014, c’était presque par accident. Je sortais d’une semaine de formation au "Magasin", j’ai assisté à une séance sur un plateau avec une amie qui enregistrait, et le DA (Philippe Carbonnier) m’a proposé de faire un essai.
Un mois plus tard, j’avais un rôle principal sur un téléfilm.
Je démarrais tout juste, je n’avais pas du tout conscience de la chance que j’avais à ce moment-là, car je n’avais jamais démarché ni fait une seule ambiance de toute ma vie.
Malheureusement, le DA est décédé et je ne me sentais pas légitime pour continuer.
J’ai fait une pause de 10 ans dans le doublage, et un ami m’a parlé de l’école Dub School, que venaient de monter Dorothée Pousséo et Kelly Marot.
Je me suis inscrite et l’envie est repartie de plus belle. Depuis deux ans que je me forme régulièrement entre Dub School et Titra, je me sens beaucoup plus à ma place et, surtout, j’y prends beaucoup de plaisir !
R.S : Tu as tourné dans des comédies populaires comme Alibi 2, Marsupilami ou Pour le plaisir. Qu’est-ce que tu aimes particulièrement dans le rythme et l’énergie de la comédie ?
E.G : C’est marrant que tu dises ça, car je n’ai pas cherché à faire plus de comédies que le reste. Il se trouve que c’est ce qui s’est présenté à moi plus naturellement.
Ce que j’aime avant tout, que ce soit dans la comédie ou les drames, c’est jouer des émotions fortes.
Je travaille en ce moment sur l’adaptation en seul-en-scène de mon roman "Les princes charmants ne savent pas voler". Une histoire personnelle qui m’est arrivée il y a 10 ans, qui parle du deuil et de la résilience et que j’aimerais jouer au théâtre.
Je travaille également sur l’adaptation cinématographique avec une réalisatrice pour qui j’ai beaucoup d’admiration, mais je ne peux pas en dire plus pour le moment.
Je suis remontée sur scène à Avignon cet été dans une très belle pièce où j’ai joué aux côtés de Clémentine Célarié et Vincent Deniard, entre autres, et ça m’a vraiment donné envie de créer.
R.S : Tu as aussi joué dans des projets plus dramatiques, notamment Au nom de la terre ou Pierre et Jeanne. Est-ce que tu abordes un rôle dramatique différemment d’un rôle comique ?
E.G : Je ne pense pas. J’essaie de ne pas trop intellectualiser le rôle afin de garder le plus de spontanéité possible et de ne pas figer les émotions pour me laisser porter par la direction du réalisateur ou du metteur en scène.
J’ai besoin de connaître mon texte par cœur pour pouvoir l’aborder le plus sereinement possible dans tous les sens. Je déteste faire les choses au dernier moment. Le texte, je l’apprends pour mieux l’oublier ensuite.
Sur le plateau, j’essaie de travailler avec mon instinct et ma sensibilité, d’avoir l’impression que c’est la première fois que je dis mon texte. Garder la fraîcheur et l’émotion malgré la répétition des prises, c’est ça qui n’est pas toujours facile.
R.S : Tu fais également du doublage. Comment cette autre facette de ton métier est-elle entrée dans ta vie ?
E.G : Franchement, je ne sais plus quel a été le déclic, ça fait trop longtemps. Ce que je sais, c’est que le doublage me permet de jouer un grand panel de rôles. C’est ça qui est génial. On peut nous imaginer dans tellement de personnages.
On ne s’arrête pas à : "Non, tu n’es pas assez blonde, trop petite, trop jeune, trop vieille..."
C’est très excitant de se projeter dans de multiples personnalités.
Le jour où j’ai fait mon premier dessin animé, j’étais tellement heureuse ! Je n’en ai pas fait depuis, mais j’espère qu’il y en aura d’autres...
R.S : Tu as suivi des perfectionnements chez Dub School et Titra auprès de nombreux professionnels du doublage. Quel conseil ou quel apprentissage a particulièrement marqué ta manière de travailler ?
E.G : Fuck la rythmo, haha !
R.S : Quels sont tes loisirs ?
E.G : Avant, je sautais en parachute, mais maintenant que j’ai deux petites filles, mon principal loisir, c’est elles. Le temps passe vite, je veux les voir grandir au maximum.
Sinon, j’adore aller au théâtre, au cinéma. Et j’aime la bonne bouffe avec un bon verre !
R.S : Merci beaucoup Elodie.
E.G : Merci à toi !
Interview d'octobre 2026
E.G : Bonjour Reynald.
R.S : Comment est née ton envie de devenir comédienne ? Est-ce qu’il y a eu un déclic ou est-ce que ça a toujours été une évidence pour toi ?
E.G : Alors non, ça n’a pas toujours été une évidence. Je viens de Royan, en Charente-Maritime. Ma mère était femme de ménage et mon père ouvrier. On ne m’a pas du tout éduquée en imaginant qu’artiste était un métier envisageable, voire un métier tout court.
Quand j’avais 14 ans, j’étais mal dans ma peau. Ça n’allait pas super bien à la maison. J’étais en échec scolaire et je suivais un BEP sanitaire et social en internat. Les professeurs ont voulu monter une pièce de théâtre sur Sissi l’impératrice et ils m’ont choisie pour l’incarner. Je connaissais les films par cœur et j’étais subjuguée par la beauté de Romy Schneider.
A la fin de la première représentation, j’ai compris que c’est ce que je voudrais faire toute ma vie.
Ça n’a pas été simple, on m’a d’abord imposé d’avoir "un vrai" métier. Je suis devenue auxiliaire de puériculture dans un premier temps. Cela rassurait ma mère et je suis aussi passionnée par l’enfance. J’ai travaillé en crèche, en maternité, en foyer de l’enfance...
Vers 21 ans, je me suis lancée et j’ai quitté ma province pour venir m’installer à Paris. Je faisais les cours Florent et je travaillais à mi-temps dans une crèche. Un jour, la directrice de la crèche m’a montré une annonce qui concernait un tournage avec des bébés pour le prochain film de François Ozon. Elle m’a dit : "Tu devrais les contacter, ils doivent sûrement chercher des gens pour s’occuper des bébés." C’est ce que j’ai fait et j’ai été prise. A la suite de ça, je suis devenue coach enfant sur plusieurs longs métrages. Ça m’a permis de passer beaucoup de temps sur des plateaux et d’apprendre énormément.
R.S : Tu as commencé ta formation au Magasin en 2014, et tu continues aujourd’hui à te perfectionner. Qu’est-ce qui te donne encore envie d’apprendre et de te remettre en question ?
E.G : Pour moi, rien n’est jamais acquis. Tout est perfectible. Et chaque directeur artistique est différent. En continuant à me former, j’apprends à m’adapter, à être malléable le plus possible. Et le doublage, c’est comme tout, plus je pratique, plus j’ai confiance, plus je progresse et plus je me sens libre.
Et j’aime profondément les gens. Me former me permet de faire de nouvelles rencontres, que ce soit avec les DA ou les comédiens.
Quand j’ai commencé à faire du doublage en 2014, c’était presque par accident. Je sortais d’une semaine de formation au "Magasin", j’ai assisté à une séance sur un plateau avec une amie qui enregistrait, et le DA (Philippe Carbonnier) m’a proposé de faire un essai.
Un mois plus tard, j’avais un rôle principal sur un téléfilm.
Je démarrais tout juste, je n’avais pas du tout conscience de la chance que j’avais à ce moment-là, car je n’avais jamais démarché ni fait une seule ambiance de toute ma vie.
Malheureusement, le DA est décédé et je ne me sentais pas légitime pour continuer.
J’ai fait une pause de 10 ans dans le doublage, et un ami m’a parlé de l’école Dub School, que venaient de monter Dorothée Pousséo et Kelly Marot.
Je me suis inscrite et l’envie est repartie de plus belle. Depuis deux ans que je me forme régulièrement entre Dub School et Titra, je me sens beaucoup plus à ma place et, surtout, j’y prends beaucoup de plaisir !
R.S : Tu as tourné dans des comédies populaires comme Alibi 2, Marsupilami ou Pour le plaisir. Qu’est-ce que tu aimes particulièrement dans le rythme et l’énergie de la comédie ?
E.G : C’est marrant que tu dises ça, car je n’ai pas cherché à faire plus de comédies que le reste. Il se trouve que c’est ce qui s’est présenté à moi plus naturellement.
Ce que j’aime avant tout, que ce soit dans la comédie ou les drames, c’est jouer des émotions fortes.
Je travaille en ce moment sur l’adaptation en seul-en-scène de mon roman "Les princes charmants ne savent pas voler". Une histoire personnelle qui m’est arrivée il y a 10 ans, qui parle du deuil et de la résilience et que j’aimerais jouer au théâtre.
Je travaille également sur l’adaptation cinématographique avec une réalisatrice pour qui j’ai beaucoup d’admiration, mais je ne peux pas en dire plus pour le moment.
Je suis remontée sur scène à Avignon cet été dans une très belle pièce où j’ai joué aux côtés de Clémentine Célarié et Vincent Deniard, entre autres, et ça m’a vraiment donné envie de créer.
R.S : Tu as aussi joué dans des projets plus dramatiques, notamment Au nom de la terre ou Pierre et Jeanne. Est-ce que tu abordes un rôle dramatique différemment d’un rôle comique ?
E.G : Je ne pense pas. J’essaie de ne pas trop intellectualiser le rôle afin de garder le plus de spontanéité possible et de ne pas figer les émotions pour me laisser porter par la direction du réalisateur ou du metteur en scène.
J’ai besoin de connaître mon texte par cœur pour pouvoir l’aborder le plus sereinement possible dans tous les sens. Je déteste faire les choses au dernier moment. Le texte, je l’apprends pour mieux l’oublier ensuite.
Sur le plateau, j’essaie de travailler avec mon instinct et ma sensibilité, d’avoir l’impression que c’est la première fois que je dis mon texte. Garder la fraîcheur et l’émotion malgré la répétition des prises, c’est ça qui n’est pas toujours facile.
R.S : Tu fais également du doublage. Comment cette autre facette de ton métier est-elle entrée dans ta vie ?
E.G : Franchement, je ne sais plus quel a été le déclic, ça fait trop longtemps. Ce que je sais, c’est que le doublage me permet de jouer un grand panel de rôles. C’est ça qui est génial. On peut nous imaginer dans tellement de personnages.
On ne s’arrête pas à : "Non, tu n’es pas assez blonde, trop petite, trop jeune, trop vieille..."
C’est très excitant de se projeter dans de multiples personnalités.
Le jour où j’ai fait mon premier dessin animé, j’étais tellement heureuse ! Je n’en ai pas fait depuis, mais j’espère qu’il y en aura d’autres...
R.S : Tu as suivi des perfectionnements chez Dub School et Titra auprès de nombreux professionnels du doublage. Quel conseil ou quel apprentissage a particulièrement marqué ta manière de travailler ?
E.G : Fuck la rythmo, haha !
R.S : Quels sont tes loisirs ?
E.G : Avant, je sautais en parachute, mais maintenant que j’ai deux petites filles, mon principal loisir, c’est elles. Le temps passe vite, je veux les voir grandir au maximum.
Sinon, j’adore aller au théâtre, au cinéma. Et j’aime la bonne bouffe avec un bon verre !
R.S : Merci beaucoup Elodie.
E.G : Merci à toi !
Interview d'octobre 2026

