Kahina Souttou
Genres :
Voix Bambin garçon, Voix Enfant garçon, Voix Enfant fille, Voix Adolescent fille, Voix Jeune adulte femme, Voix Adulte femme
Tonalité :
Medium
Langues parlées :
Anglais avec accent non déterminé, Arabe
Accents :
Arabe
Doublage
Clips musicaux
2022 Clip musical "Halamithi Habibo (Diwali Edit) Beast" - Sarkar
2018 Clip musical "CEO in the house" Dance Cover - Sarkar
2018 Clip musical "CEO in the house" Dance Cover - Sarkar
Courts métrages
2027 Série (Projet sous NDA) Figuration et silhouette - Netflix
2019 Court métrage "4000 calories" EMC
2019 Court métrage "Les cartes de mon identité" EMC
2018 Court-métrage "La Meute" ESRA
2019 Court métrage "4000 calories" EMC
2019 Court métrage "Les cartes de mon identité" EMC
2018 Court-métrage "La Meute" ESRA
Formation & diplômes
2025 Formation professionnelle de doublage - Tytan avec Laura Préjean
2025 Atelier casting avec Aude Mancel
2025 Formation Doublage Animation 2j - Titra avec Marie Bureau
2024/2026 Formation professionnelle de doublage – DubSchool (Josy Bernard, Laurence Sacquet, Marie-Eugénie Maréchal,
Anne Mathot, Ivana Coppola, Olivia Luccioni, Benoît Dupac, Juan Llorca, Thierry Wermuth, Nathalie Holms, Delphine Braillon,
Christophe Lemoine, Fabrice Josso, Serge Faliu, Rebecca Benhamour, Céline Ronté)
2024/2025 Formation professionnelle de théâtre - Atelier Juliettes Moltes, Paris 11ème
2023/2024 Cours de théâtre "Le jardin fleuri"
2023 Formation professionnelle de doublage – DubSchool (Dorothée Pousséo, Kelly Marot, Donald Reignoux, Jean-
Philippe Puymartin, Alexis Tomassian)
2018/2022 Cours de théâtre et ateliers professionnels au sein de l’association "1000 visages"
2019/2020 Formation professionnelle de théâtre et de cinéma - Studio Alain de Bock, Paris 1er
2017/2019 Diplôme Monteur Audiovisuel option 3D-VFX en alternance – EMC (école supérieure des métiers de l’image, du son et de la création 2D-3D), Malakoff 92
Juin 2017 Baccalauréat série Scientifique (mention AB) - Lycée Paul Doumer, Le Perreux-sur-Marne 94
2025 Atelier casting avec Aude Mancel
2025 Formation Doublage Animation 2j - Titra avec Marie Bureau
2024/2026 Formation professionnelle de doublage – DubSchool (Josy Bernard, Laurence Sacquet, Marie-Eugénie Maréchal,
Anne Mathot, Ivana Coppola, Olivia Luccioni, Benoît Dupac, Juan Llorca, Thierry Wermuth, Nathalie Holms, Delphine Braillon,
Christophe Lemoine, Fabrice Josso, Serge Faliu, Rebecca Benhamour, Céline Ronté)
2024/2025 Formation professionnelle de théâtre - Atelier Juliettes Moltes, Paris 11ème
2023/2024 Cours de théâtre "Le jardin fleuri"
2023 Formation professionnelle de doublage – DubSchool (Dorothée Pousséo, Kelly Marot, Donald Reignoux, Jean-
Philippe Puymartin, Alexis Tomassian)
2018/2022 Cours de théâtre et ateliers professionnels au sein de l’association "1000 visages"
2019/2020 Formation professionnelle de théâtre et de cinéma - Studio Alain de Bock, Paris 1er
2017/2019 Diplôme Monteur Audiovisuel option 3D-VFX en alternance – EMC (école supérieure des métiers de l’image, du son et de la création 2D-3D), Malakoff 92
Juin 2017 Baccalauréat série Scientifique (mention AB) - Lycée Paul Doumer, Le Perreux-sur-Marne 94
Langues
Anglais (C1)
Espagnol (B2)
Espagnol (B2)
Monteuse audiovisuel - Formatrice montage vidéo
Diplômée EMC
Compétences professionnelles :
Montage vidéo & motion design
- Gérer le workflow d’une production audiovisuelle
- Dérusher, trier et sélectionner les rushs utiles au projet
- Prise de vues & montage image / son dans les règles de l'art ou en suivant un storyboard
- Créer des effets, un habillage, intégrer des animations 2D-3D par compositing
- Etalonner le produit fini
Communication digitale
- Mise en place d’une stratégie de contenus
- Création / planification de contenus
- Création de templates
- Compréhension des algorithmes des réseaux
Formation et consulting
- Création/animation d’ateliers/modules de formation au sein de programmes de formation
Compétences informatiques :
Pack Office, Première Pro, After Effects, Photoshop, Illustrator, Maya, Inshot, Canva
Expériences :
2025 Formatrice montage vidéo - Freelance - Gang du Succès
Missions :
- Responsable du pôle formation sur le montage vidéo
- Création d'une formation entière sur le montage vidéo
- Coaching de groupe mensuel
- Coachings individuels
- Mentoring mensuel : Réponses aux questions et correction d'exercices des élèves chaque semaine
2023/2024 Formatrice montage vidéo - Freelance - Kahicommunity
Missions :
- Fondatrice de la Creativity Academy qui apprend le montage vidéo aux entrepreneurs pour le mettre au service de leur entreprise
- Intervenante au sein d’ateliers, de module de formation et de masterclasses au sein de programmes d'entrepereneurs
2022-2023 Community manager / Monteuse vidéo - Freelance - Com'Art
Missions :
- Réaliser et monter des vidéos pour le site et les réseaux
- Motion design / Habillage 2D-3D
- Mise en place d’une stratégie digitale
- Élaborer un calendrier éditorial et créer / planifier les contenus
- Animer / Modérer son Instagram, Facebook
2021 Video Editor - International Freelance - Jellysmack
Missions :
- Motion design (création de thumbnails de vidéo)
- Adapter les contenus de YouTube à Facebook
- Créer des vidéos dynamiques pour Facebook, Instagram, TikTok, Snapchat et Youtube
2019/2020 Monteuse/Réalisatrice - Service Civique (8 mois)
Préfecture des Hauts-de-Seine – Nanterre, 92
Missions dans le cadre de la Politique de la Ville :
- Réaliser de films institutionnels pour mettre en avant les actions mise en place pour les QPV (Quartiers Politique de la Ville)
- Rencontre & Interviews des différents acteurs et partenaires des QPV (habitants, professionnels de structures…)
- Montage / Habillage 2D-3D
Compétences professionnelles :
Montage vidéo & motion design
- Gérer le workflow d’une production audiovisuelle
- Dérusher, trier et sélectionner les rushs utiles au projet
- Prise de vues & montage image / son dans les règles de l'art ou en suivant un storyboard
- Créer des effets, un habillage, intégrer des animations 2D-3D par compositing
- Etalonner le produit fini
Communication digitale
- Mise en place d’une stratégie de contenus
- Création / planification de contenus
- Création de templates
- Compréhension des algorithmes des réseaux
Formation et consulting
- Création/animation d’ateliers/modules de formation au sein de programmes de formation
Compétences informatiques :
Pack Office, Première Pro, After Effects, Photoshop, Illustrator, Maya, Inshot, Canva
Expériences :
2025 Formatrice montage vidéo - Freelance - Gang du Succès
Missions :
- Responsable du pôle formation sur le montage vidéo
- Création d'une formation entière sur le montage vidéo
- Coaching de groupe mensuel
- Coachings individuels
- Mentoring mensuel : Réponses aux questions et correction d'exercices des élèves chaque semaine
2023/2024 Formatrice montage vidéo - Freelance - Kahicommunity
Missions :
- Fondatrice de la Creativity Academy qui apprend le montage vidéo aux entrepreneurs pour le mettre au service de leur entreprise
- Intervenante au sein d’ateliers, de module de formation et de masterclasses au sein de programmes d'entrepereneurs
2022-2023 Community manager / Monteuse vidéo - Freelance - Com'Art
Missions :
- Réaliser et monter des vidéos pour le site et les réseaux
- Motion design / Habillage 2D-3D
- Mise en place d’une stratégie digitale
- Élaborer un calendrier éditorial et créer / planifier les contenus
- Animer / Modérer son Instagram, Facebook
2021 Video Editor - International Freelance - Jellysmack
Missions :
- Motion design (création de thumbnails de vidéo)
- Adapter les contenus de YouTube à Facebook
- Créer des vidéos dynamiques pour Facebook, Instagram, TikTok, Snapchat et Youtube
2019/2020 Monteuse/Réalisatrice - Service Civique (8 mois)
Préfecture des Hauts-de-Seine – Nanterre, 92
Missions dans le cadre de la Politique de la Ville :
- Réaliser de films institutionnels pour mettre en avant les actions mise en place pour les QPV (Quartiers Politique de la Ville)
- Rencontre & Interviews des différents acteurs et partenaires des QPV (habitants, professionnels de structures…)
- Montage / Habillage 2D-3D
Théâtre
2025 Représentation "Les promesses du vent" mise en scène de Juliette Moltes. Atelier Juliette Moltes
2025 Représentation carte blanche "La Fin ou le Début". Atelier Juliette Moltes
2020 Représentation théâtrale formation intensive "Bajazet" de Racine. Théâtre du Roi René
2018 Poupée - Parade de Noel – S'Cape Show
2025 Représentation carte blanche "La Fin ou le Début". Atelier Juliette Moltes
2020 Représentation théâtrale formation intensive "Bajazet" de Racine. Théâtre du Roi René
2018 Poupée - Parade de Noel – S'Cape Show
Interview
R.S : Bonjour Kahina.
K.S : Bonjour Reynald !
R.S : Ton parcours est assez atypique : tu viens d’abord du montage audiovisuel avant de te tourner davantage vers le jeu. Comment est née ton envie de devenir comédienne ?
K.S : J’ai toujours su que je voulais être comédienne. Petite, je répondais déjà : "Soit je fais du cinéma, soit je suis SDF et je meurs de faim." Haha, la drama queen !
Depuis toujours, je me sens un peu différente et j’ai naturellement besoin de raconter des histoires, de créer des personnages, de faire rire et de transmettre des émotions. J’ai grandi dans un environnement artistique, entre un père cinéphile et une mère passionnée de danse, qui m’ont transmis cet amour de la création.
Hypersensible et très nostalgique, j’ai toujours trouvé dans l’image et la narration visuelle mon moyen d’expression. Je réalisais des montages pour ma famille et prenais souvent en charge la direction artistique et la post-production de mes projets scolaires.
Mes parents souhaitaient que j’obtienne d’abord un diplôme avant de devenir comédienne. J’ai donc choisi le montage vidéo, ce qui m’a permis de rester dans l’univers du cinéma tout en construisant mon parcours. Finalement, que ce soit à travers le jeu, le montage ou la mise en scène, mon fil rouge a toujours été le même : raconter des histoires et créer des émotions.
R.S : Tu as commencé le théâtre avec l’association 1000 Visages, puis tu as suivi plusieurs formations professionnelles. Qu’est-ce que toutes ces expériences ont changé dans ta façon de jouer ?
K.S : Les formations professionnelles que j’ai suivies étaient très axées sur le théâtre et m’ont énormément nourrie en tant que comédienne. J’y ai appris la rigueur et la technique, mais surtout tout ce qui permet de nourrir véritablement un personnage : travailler la construction d’un rôle, le phrasé, le sous-texte, la palette des émotions...
Avec 1000 Visages, j’ai découvert le plaisir du jeu et du collectif, mais cette expérience m’a aussi beaucoup apporté humainement et professionnellement. Elle m’a permis de faire des rencontres et de développer mon réseau. C’est notamment grâce à 1000 Visages que j’ai rencontré mon ancien agent, avec qui j’ai ensuite eu l’opportunité de passer de nombreux castings importants pour des séries et des films.
Toutes ces expériences ont donc fait évoluer ma manière de jouer, mais aussi ma vision du métier. Aujourd’hui, je me sens plus rigoureuse, plus consciente de mes outils et de mes choix, tout en cherchant à conserver quelque chose de très instinctif, sincère et vivant dans mon jeu.
R.S : Tu es donc aussi monteuse audiovisuelle. Est-ce que connaître les coulisses de la fabrication d’une image change ta façon de jouer lorsque tu te retrouves devant une caméra ?
K.S : Oui, clairement. Le fait d’être monteuse m’a donné une vraie compréhension de ce qui se passe derrière la caméra, et ça influence forcément ma façon de jouer. Je sais comment une image peut être construite, comment un regard, un silence, un geste ou une respiration peuvent être utilisés au montage. Je suis donc particulièrement attentive à tout ce qui peut être capté, même dans quelque chose de très subtil.
Le montage m’a aussi appris à beaucoup mieux analyser une scène et ses enjeux. Comme je suis habituée à penser en termes de narration visuelle, je comprends assez instinctivement ce que l’image cherche à raconter, ce qui se joue entre les personnages et comment une émotion peut être transmise sans forcément être verbalisée.
Ça m’a également appris à être plus précise et à ne pas chercher à "trop en faire". À l’écran, un micro-mouvement, un regard ou une émotion retenue peuvent parfois raconter beaucoup plus qu’un jeu démonstratif.
Finalement, être monteuse me permet d’avoir un regard assez global sur une scène : je pense à la fois comme comédienne et comme quelqu’un qui connaît la fabrication de l’image. Je pense que ça m’aide à avoir un jeu plus instinctif, subtil et cinématographique.
R.S : Tu t’es beaucoup formée au doublage ces dernières années. Qu’est-ce qui t’a attirée dans cet univers ?
K.S : Le doublage m’a toujours passionnée, depuis que je suis petite. Je me souviens que je cherchais systématiquement les noms des comédiens sur les cartons de fin des films et des séries que je regardais, parce que j’étais fascinée par le fait qu’une voix puisse donner vie à un personnage et devenir indissociable de lui.
Ce qui m’attire dans le doublage, c’est justement cette rencontre entre le jeu et la voix. On doit transmettre une émotion, une intention, une personnalité, parfois avec très peu de moyens, uniquement grâce à sa voix et à son interprétation. J’aime aussi beaucoup le côté très instinctif et ludique de l’exercice : il faut être extrêmement précis tout en restant vivant et spontané.
C’est un univers qui me permet de retrouver ce que j’aime dans le métier de comédienne, mais avec un outil différent. Et comme c’est une passion que j’ai depuis l’enfance, me former au doublage ces dernières années était finalement assez naturel pour moi.
R.S : Qu’est-ce qui est le plus difficile à maîtriser quand on débute en doublage et qu’on ne soupçonne pas forcément de l’extérieur ?
K.S : Je pense que ce qu’on ne soupçonne pas forcément de l’extérieur, c’est à quel point le doublage demande de la précision et de la réactivité. On pourrait croire qu’il suffit de bien jouer avec sa voix, mais il faut en réalité être capable de jouer tout en respectant énormément de contraintes : le rythme, le mouvement des lèvres, les respirations, les intentions, le texte qui défile...
Au début, le plus difficile pour moi était de réussir à ne pas me laisser enfermer par toutes ces contraintes. Il faut être très technique, tout en restant totalement dans le jeu et dans l’émotion. C’est presque une gymnastique : le cerveau doit analyser énormément de choses en même temps, mais le spectateur, lui, ne doit surtout pas le sentir.
C’est justement ce qui rend le doublage aussi passionnant : quand c’est réussi, toute cette technicité disparaît complètement au profit du personnage et de l’émotion.
R.S : Tu t’es formée auprès de nombreuses voix et personnalités du doublage. Quel est le conseil qu’on t’a donné et qui t’accompagne encore aujourd’hui derrière le micro ?
K.S : Il y en a plusieurs, mais celui qui me revient le plus souvent est de ne pas chercher à faire une "voix de doublage". On m’a beaucoup appris à rester dans le jeu, dans la sincérité et dans l’écoute du personnage, plutôt que de vouloir constamment "bien faire".
On m’a aussi transmis l’importance de faire confiance à son instinct. Au doublage, on peut vite se laisser impressionner par la technique, le rythme ou la présence du comédien original. Mais au final, il faut réussir à s’approprier le personnage et à lui donner quelque chose de personnel, tout en restant fidèle à l’intention de la scène.
C’est quelque chose que j’essaie de garder en tête derrière le micro : être précise techniquement, mais surtout rester une comédienne.
R.S : Quels sont tes loisirs ?
K.S : Je suis quelqu’un de très créatif, donc mes loisirs tournent naturellement autour de l’art et de l’expression. J’ai pratiqué la danse pendant plusieurs années. Elle reste une passion importante pour moi, même si je la pratique moins aujourd’hui en raison de problèmes de santé.
J’aime aussi beaucoup dessiner et, évidemment, le cinéma occupe une grande place dans ma vie. Je m’intéresse également à tout ce qui touche à la création : photographie, montage, arts visuels, écriture... J’aime expérimenter et trouver de nouvelles façons de m’exprimer.
R.S : Merci beaucoup, Kahina.
K.S : Merci à toi Reynald pour tout ce que tu fais !
Interview d'août 2026
K.S : Bonjour Reynald !
R.S : Ton parcours est assez atypique : tu viens d’abord du montage audiovisuel avant de te tourner davantage vers le jeu. Comment est née ton envie de devenir comédienne ?
K.S : J’ai toujours su que je voulais être comédienne. Petite, je répondais déjà : "Soit je fais du cinéma, soit je suis SDF et je meurs de faim." Haha, la drama queen !
Depuis toujours, je me sens un peu différente et j’ai naturellement besoin de raconter des histoires, de créer des personnages, de faire rire et de transmettre des émotions. J’ai grandi dans un environnement artistique, entre un père cinéphile et une mère passionnée de danse, qui m’ont transmis cet amour de la création.
Hypersensible et très nostalgique, j’ai toujours trouvé dans l’image et la narration visuelle mon moyen d’expression. Je réalisais des montages pour ma famille et prenais souvent en charge la direction artistique et la post-production de mes projets scolaires.
Mes parents souhaitaient que j’obtienne d’abord un diplôme avant de devenir comédienne. J’ai donc choisi le montage vidéo, ce qui m’a permis de rester dans l’univers du cinéma tout en construisant mon parcours. Finalement, que ce soit à travers le jeu, le montage ou la mise en scène, mon fil rouge a toujours été le même : raconter des histoires et créer des émotions.
R.S : Tu as commencé le théâtre avec l’association 1000 Visages, puis tu as suivi plusieurs formations professionnelles. Qu’est-ce que toutes ces expériences ont changé dans ta façon de jouer ?
K.S : Les formations professionnelles que j’ai suivies étaient très axées sur le théâtre et m’ont énormément nourrie en tant que comédienne. J’y ai appris la rigueur et la technique, mais surtout tout ce qui permet de nourrir véritablement un personnage : travailler la construction d’un rôle, le phrasé, le sous-texte, la palette des émotions...
Avec 1000 Visages, j’ai découvert le plaisir du jeu et du collectif, mais cette expérience m’a aussi beaucoup apporté humainement et professionnellement. Elle m’a permis de faire des rencontres et de développer mon réseau. C’est notamment grâce à 1000 Visages que j’ai rencontré mon ancien agent, avec qui j’ai ensuite eu l’opportunité de passer de nombreux castings importants pour des séries et des films.
Toutes ces expériences ont donc fait évoluer ma manière de jouer, mais aussi ma vision du métier. Aujourd’hui, je me sens plus rigoureuse, plus consciente de mes outils et de mes choix, tout en cherchant à conserver quelque chose de très instinctif, sincère et vivant dans mon jeu.
R.S : Tu es donc aussi monteuse audiovisuelle. Est-ce que connaître les coulisses de la fabrication d’une image change ta façon de jouer lorsque tu te retrouves devant une caméra ?
K.S : Oui, clairement. Le fait d’être monteuse m’a donné une vraie compréhension de ce qui se passe derrière la caméra, et ça influence forcément ma façon de jouer. Je sais comment une image peut être construite, comment un regard, un silence, un geste ou une respiration peuvent être utilisés au montage. Je suis donc particulièrement attentive à tout ce qui peut être capté, même dans quelque chose de très subtil.
Le montage m’a aussi appris à beaucoup mieux analyser une scène et ses enjeux. Comme je suis habituée à penser en termes de narration visuelle, je comprends assez instinctivement ce que l’image cherche à raconter, ce qui se joue entre les personnages et comment une émotion peut être transmise sans forcément être verbalisée.
Ça m’a également appris à être plus précise et à ne pas chercher à "trop en faire". À l’écran, un micro-mouvement, un regard ou une émotion retenue peuvent parfois raconter beaucoup plus qu’un jeu démonstratif.
Finalement, être monteuse me permet d’avoir un regard assez global sur une scène : je pense à la fois comme comédienne et comme quelqu’un qui connaît la fabrication de l’image. Je pense que ça m’aide à avoir un jeu plus instinctif, subtil et cinématographique.
R.S : Tu t’es beaucoup formée au doublage ces dernières années. Qu’est-ce qui t’a attirée dans cet univers ?
K.S : Le doublage m’a toujours passionnée, depuis que je suis petite. Je me souviens que je cherchais systématiquement les noms des comédiens sur les cartons de fin des films et des séries que je regardais, parce que j’étais fascinée par le fait qu’une voix puisse donner vie à un personnage et devenir indissociable de lui.
Ce qui m’attire dans le doublage, c’est justement cette rencontre entre le jeu et la voix. On doit transmettre une émotion, une intention, une personnalité, parfois avec très peu de moyens, uniquement grâce à sa voix et à son interprétation. J’aime aussi beaucoup le côté très instinctif et ludique de l’exercice : il faut être extrêmement précis tout en restant vivant et spontané.
C’est un univers qui me permet de retrouver ce que j’aime dans le métier de comédienne, mais avec un outil différent. Et comme c’est une passion que j’ai depuis l’enfance, me former au doublage ces dernières années était finalement assez naturel pour moi.
R.S : Qu’est-ce qui est le plus difficile à maîtriser quand on débute en doublage et qu’on ne soupçonne pas forcément de l’extérieur ?
K.S : Je pense que ce qu’on ne soupçonne pas forcément de l’extérieur, c’est à quel point le doublage demande de la précision et de la réactivité. On pourrait croire qu’il suffit de bien jouer avec sa voix, mais il faut en réalité être capable de jouer tout en respectant énormément de contraintes : le rythme, le mouvement des lèvres, les respirations, les intentions, le texte qui défile...
Au début, le plus difficile pour moi était de réussir à ne pas me laisser enfermer par toutes ces contraintes. Il faut être très technique, tout en restant totalement dans le jeu et dans l’émotion. C’est presque une gymnastique : le cerveau doit analyser énormément de choses en même temps, mais le spectateur, lui, ne doit surtout pas le sentir.
C’est justement ce qui rend le doublage aussi passionnant : quand c’est réussi, toute cette technicité disparaît complètement au profit du personnage et de l’émotion.
R.S : Tu t’es formée auprès de nombreuses voix et personnalités du doublage. Quel est le conseil qu’on t’a donné et qui t’accompagne encore aujourd’hui derrière le micro ?
K.S : Il y en a plusieurs, mais celui qui me revient le plus souvent est de ne pas chercher à faire une "voix de doublage". On m’a beaucoup appris à rester dans le jeu, dans la sincérité et dans l’écoute du personnage, plutôt que de vouloir constamment "bien faire".
On m’a aussi transmis l’importance de faire confiance à son instinct. Au doublage, on peut vite se laisser impressionner par la technique, le rythme ou la présence du comédien original. Mais au final, il faut réussir à s’approprier le personnage et à lui donner quelque chose de personnel, tout en restant fidèle à l’intention de la scène.
C’est quelque chose que j’essaie de garder en tête derrière le micro : être précise techniquement, mais surtout rester une comédienne.
R.S : Quels sont tes loisirs ?
K.S : Je suis quelqu’un de très créatif, donc mes loisirs tournent naturellement autour de l’art et de l’expression. J’ai pratiqué la danse pendant plusieurs années. Elle reste une passion importante pour moi, même si je la pratique moins aujourd’hui en raison de problèmes de santé.
J’aime aussi beaucoup dessiner et, évidemment, le cinéma occupe une grande place dans ma vie. Je m’intéresse également à tout ce qui touche à la création : photographie, montage, arts visuels, écriture... J’aime expérimenter et trouver de nouvelles façons de m’exprimer.
R.S : Merci beaucoup, Kahina.
K.S : Merci à toi Reynald pour tout ce que tu fais !
Interview d'août 2026


