Arnaud Beauvoir
Genres :
Voix Jeune adulte homme, Voix Adulte homme
Tonalité :
Medium, Grave
Langues parlées :
Anglais avec accent non déterminé
Accents :
Créole
Doublage
Formation
Doublage :
Titra (2025) + Dub School (2025) + Tytan (2024)
Théâtre :
Conservatoire à Rayonnement Régional de Versailles (2015-2017)
Stage de clown avec Lucie Valon (2022)
Cinéma :
Institut International de l'Image et du Son (3IS) Elancourt (2017-2019)
Titra (2025) + Dub School (2025) + Tytan (2024)
Théâtre :
Conservatoire à Rayonnement Régional de Versailles (2015-2017)
Stage de clown avec Lucie Valon (2022)
Cinéma :
Institut International de l'Image et du Son (3IS) Elancourt (2017-2019)
Langues
Français (maternelle)
Anglais (accent français)
Espagnol (accent français)
Créole Réunionnais
Anglais (accent français)
Espagnol (accent français)
Créole Réunionnais
Théâtre
"Le Nez" de N. Gogol par Ugo Pacitto (rôle Kovaliov). Théâtre Darius Milhaud (Paris)
"Britannicus" de J. Racine par Gary Nadeau (rôle Narcisse). Théâtre l’Albatros (Avignon)
"Solitudes" de et par Mickaël Potlichet (comédien) (création tout public). Théâtre du Sel (Sèvres)
"Ephéméroptères" (comédien + écriture + mise en scène) (création tout public). Théâtre du Sel (Sèvres)
"Tom et Léon" (comédien + écriture + mise en scène) (clown). Théâtre du Sel (Sèvres)
"Professeur Etoile" (comédien + écriture) (clown muet). Théâtre du Sel (Sèvres)
"Britannicus" de J. Racine par Gary Nadeau (rôle Narcisse). Théâtre l’Albatros (Avignon)
"Solitudes" de et par Mickaël Potlichet (comédien) (création tout public). Théâtre du Sel (Sèvres)
"Ephéméroptères" (comédien + écriture + mise en scène) (création tout public). Théâtre du Sel (Sèvres)
"Tom et Léon" (comédien + écriture + mise en scène) (clown). Théâtre du Sel (Sèvres)
"Professeur Etoile" (comédien + écriture) (clown muet). Théâtre du Sel (Sèvres)
Interview
R.S : Bonjour Arnaud.
A.B : Bonjour Reynald !
R.S : Comment t’est venue l’envie de devenir comédien ?
A.B : J’ai commencé le théâtre en 3e à La Réunion parce que j’étais un grand timide. Je suis tombé sur un prof qui, en un an, m’a débloqué de cette timidité tout en me donnant le goût du théâtre. J’ai par la suite continué d’explorer le théâtre au conservatoire puis dans des scènes ouvertes. Pendant trois ans, avec un ami, on a écrit et joué chaque mois des numéros de 10 minutes dans des scènes ouvertes. On s’est vraiment bien marrés, et le rapport au public était très enrichissant ! Je crois que c’est durant cette période que j’ai pris la décision de faire ça de ma vie.
R.S : Tu as joué des classiques comme "Britannicus". Quelles différences ressens-tu par rapport à des créations contemporaines ?
A.B : Ce que j’aime dans les classiques, c’est la précision chirurgicale qu’on a avec le texte. C’est très écrit, et le challenge est de pouvoir le faire passer en langage parlé sans changer le moindre mot. C’est une sacrée contrainte, mais c’est aussi des contraintes que naît la liberté. Il y a un petit jeu que j’adore faire avec l’alexandrin : trouver une manière de ne pas faire entendre la rime au public. Pour moi, si on arrive à leur faire oublier ça, c’est gagné.
R.S : Tu écris et mets aussi en scène. Qu’est-ce que cela change dans ton rapport au jeu ?
A.B : Je crois que le fait d’avoir expérimenté ces différents points de vue (création, direction, interprétation) m’aide à m’adapter très vite. Quand on me dirige, je comprends assez vite ce qu’on attend. Quand on doit changer du texte en direct, là aussi, ça vient assez rapidement. J’arrive à analyser une scène en y dénichant les enjeux, tout en switchant au jeu juste derrière sans être bloqué dans la tête et la réflexion permanente. L’écriture me sert aussi beaucoup pour les impros. Le fait d’avoir exploré énormément de thèmes à l’écrit est vraiment très utile pour les ambiances.
R.S : Tu pratiques aussi le clown. Qu’est-ce que cette discipline t’a apporté en tant que comédien ?
A.B : Enormément. C’est vraiment la pratique dans laquelle je m’épanouis le plus. Je fais plus précisément du clown muet. Le fait de ne pas avoir la parole derrière laquelle se cacher t’oblige à aller chercher tes sentiments au fond de tes tripes. On ne peut pas tricher en clown : on met nos émotions à nu devant le public, et honnêtement, j’adore ça ! Ça m’a aussi permis de développer mon jeu corporel. J’ai un jeu très physique sur scène, qui m’aide à accompagner l’émotion. Ce que j’aime aussi dans le clown muet, c’est que c’est universel : ça peut vraiment parler à tout le monde.
R.S : Tu as suivi plusieurs formations en doublage. Qu’y as-tu découvert ?
A.B : De base, c’était un rêve de gosse de faire du doublage, et quand j’ai pu suivre ma première formation, je n’ai pas été déçu. J’aime le fait de pouvoir interpréter plusieurs rôles juste en changeant notre énergie de jeu, et l’instantanéité du jeu qui nous permet de ne plus réfléchir et d’y aller directement. On se surprend parfois de ce qu’il en sort, et je trouve que ce sont les meilleurs moments.
R.S : Ton travail de comédien sur scène et à l’image t’aide-t-il dans le doublage ?
A.B : Oui, absolument ! Je dirais même que c’est une base indispensable avant de rentrer dans le milieu du doublage, car lorsqu’un DA demande une nuance sur une émotion, un texte ou un geste technique particulier, il faut aller puiser dans notre expérience de comédien pour y répondre le plus instantanément possible. C’est important, je pense, pour pouvoir parler le même langage que les collègues.
R.S : Quels sont tes loisirs ?
A.B : J’adore les puzzles ! J’aime, pendant mes jours off, m’écouter un vinyle de Muse ou des Beatles tout en faisant un puzzle de 2000 pièces. Je vois ça comme une sorte de méditation qui m’aide à réfléchir sur où en est ma vie, si je suis aligné avec mes valeurs et si je suis heureux. Et sinon, j’aime sortir me balader, aller au ciné, jouer aux jeux vidéo. Ah ! Et j’adore les jeux de société ! J’ai un petit coup de coeur pour les jeux collaboratifs : ils sont toujours remplis de créativité.
R.S : Merci beaucoup Arnaud.
A.B : Merci à toi Reynald !
Interview d'avril 2026
A.B : Bonjour Reynald !
R.S : Comment t’est venue l’envie de devenir comédien ?
A.B : J’ai commencé le théâtre en 3e à La Réunion parce que j’étais un grand timide. Je suis tombé sur un prof qui, en un an, m’a débloqué de cette timidité tout en me donnant le goût du théâtre. J’ai par la suite continué d’explorer le théâtre au conservatoire puis dans des scènes ouvertes. Pendant trois ans, avec un ami, on a écrit et joué chaque mois des numéros de 10 minutes dans des scènes ouvertes. On s’est vraiment bien marrés, et le rapport au public était très enrichissant ! Je crois que c’est durant cette période que j’ai pris la décision de faire ça de ma vie.
R.S : Tu as joué des classiques comme "Britannicus". Quelles différences ressens-tu par rapport à des créations contemporaines ?
A.B : Ce que j’aime dans les classiques, c’est la précision chirurgicale qu’on a avec le texte. C’est très écrit, et le challenge est de pouvoir le faire passer en langage parlé sans changer le moindre mot. C’est une sacrée contrainte, mais c’est aussi des contraintes que naît la liberté. Il y a un petit jeu que j’adore faire avec l’alexandrin : trouver une manière de ne pas faire entendre la rime au public. Pour moi, si on arrive à leur faire oublier ça, c’est gagné.
R.S : Tu écris et mets aussi en scène. Qu’est-ce que cela change dans ton rapport au jeu ?
A.B : Je crois que le fait d’avoir expérimenté ces différents points de vue (création, direction, interprétation) m’aide à m’adapter très vite. Quand on me dirige, je comprends assez vite ce qu’on attend. Quand on doit changer du texte en direct, là aussi, ça vient assez rapidement. J’arrive à analyser une scène en y dénichant les enjeux, tout en switchant au jeu juste derrière sans être bloqué dans la tête et la réflexion permanente. L’écriture me sert aussi beaucoup pour les impros. Le fait d’avoir exploré énormément de thèmes à l’écrit est vraiment très utile pour les ambiances.
R.S : Tu pratiques aussi le clown. Qu’est-ce que cette discipline t’a apporté en tant que comédien ?
A.B : Enormément. C’est vraiment la pratique dans laquelle je m’épanouis le plus. Je fais plus précisément du clown muet. Le fait de ne pas avoir la parole derrière laquelle se cacher t’oblige à aller chercher tes sentiments au fond de tes tripes. On ne peut pas tricher en clown : on met nos émotions à nu devant le public, et honnêtement, j’adore ça ! Ça m’a aussi permis de développer mon jeu corporel. J’ai un jeu très physique sur scène, qui m’aide à accompagner l’émotion. Ce que j’aime aussi dans le clown muet, c’est que c’est universel : ça peut vraiment parler à tout le monde.
R.S : Tu as suivi plusieurs formations en doublage. Qu’y as-tu découvert ?
A.B : De base, c’était un rêve de gosse de faire du doublage, et quand j’ai pu suivre ma première formation, je n’ai pas été déçu. J’aime le fait de pouvoir interpréter plusieurs rôles juste en changeant notre énergie de jeu, et l’instantanéité du jeu qui nous permet de ne plus réfléchir et d’y aller directement. On se surprend parfois de ce qu’il en sort, et je trouve que ce sont les meilleurs moments.
R.S : Ton travail de comédien sur scène et à l’image t’aide-t-il dans le doublage ?
A.B : Oui, absolument ! Je dirais même que c’est une base indispensable avant de rentrer dans le milieu du doublage, car lorsqu’un DA demande une nuance sur une émotion, un texte ou un geste technique particulier, il faut aller puiser dans notre expérience de comédien pour y répondre le plus instantanément possible. C’est important, je pense, pour pouvoir parler le même langage que les collègues.
R.S : Quels sont tes loisirs ?
A.B : J’adore les puzzles ! J’aime, pendant mes jours off, m’écouter un vinyle de Muse ou des Beatles tout en faisant un puzzle de 2000 pièces. Je vois ça comme une sorte de méditation qui m’aide à réfléchir sur où en est ma vie, si je suis aligné avec mes valeurs et si je suis heureux. Et sinon, j’aime sortir me balader, aller au ciné, jouer aux jeux vidéo. Ah ! Et j’adore les jeux de société ! J’ai un petit coup de coeur pour les jeux collaboratifs : ils sont toujours remplis de créativité.
R.S : Merci beaucoup Arnaud.
A.B : Merci à toi Reynald !
Interview d'avril 2026

