Alexandra Sabry
Genres :
Voix Enfant fille, Voix Adolescent fille, Voix Jeune adulte femme, Voix Adulte femme
Tonalité :
Aiguë, Medium
Langues parlées :
Anglais avec accent non déterminé
Doublage
Voix
Voice-over
Célébrer l'émerveillement (Myriam - série Disney Channel)
Formation
2021/2023 : Conservatoire de Théâtre
Conservatoire 11e Charles Munch - Paris
2021 : Ecole de Comédie Musicale (anglophone)
Ecole Broadway - Bruxelles
2020 : BAC+3 Licence Lettre - Théâtre
Université Via Domitia - Perpignan
2016/2020: Conservatoire Régional de Théâtre
Conservatoire Monserrat Caballé - Perpignan
2014/2016: Conservatoire de Théâtre
Conservatoire - Cannes
2024: Formation Perfectionnement Doublage TitraFilm avec Fabrice Josso, Elodie Costan, Thierry Desroses, Yann Peira, Fouzia Youssef, Karl-Line Heller, Grégory Laisné, Anne Mathot, Vanina Pradier, Benoît su Pac, Jessie Lambotte, Thierry Wermuth, Barbara Delsol
2023 : Formation Initiale Doublage Tytan Prod avec Sébastien Finck, Philippe Bozo, Pierre Pistorio, Taric Mehani
Conservatoire 11e Charles Munch - Paris
2021 : Ecole de Comédie Musicale (anglophone)
Ecole Broadway - Bruxelles
2020 : BAC+3 Licence Lettre - Théâtre
Université Via Domitia - Perpignan
2016/2020: Conservatoire Régional de Théâtre
Conservatoire Monserrat Caballé - Perpignan
2014/2016: Conservatoire de Théâtre
Conservatoire - Cannes
2024: Formation Perfectionnement Doublage TitraFilm avec Fabrice Josso, Elodie Costan, Thierry Desroses, Yann Peira, Fouzia Youssef, Karl-Line Heller, Grégory Laisné, Anne Mathot, Vanina Pradier, Benoît su Pac, Jessie Lambotte, Thierry Wermuth, Barbara Delsol
2023 : Formation Initiale Doublage Tytan Prod avec Sébastien Finck, Philippe Bozo, Pierre Pistorio, Taric Mehani
Compétences
Théâtre
Chant
Comédie Musicale
Chant
Comédie Musicale
Courts métrages
"Six", court métrage musical. Rôle Principal : Catherine d'Aragon. Bruxelles
Opérettes
2021 "L'île de Tulipatan" de Jacques Offenbach. Rôle Secondaire : Théodorine. Bruxelles
Interview
R.S : Bonjour Alexandra.
A.S : Bonjour Reynald !
R.S : Qu’est-ce qui t’a donné envie de monter sur scène pour la première fois ?
A.S : Durant mon enfance, j’étais une petite fille très timide, toujours dans son monde, ne cherchant pas forcément à communiquer avec les autres enfants, car je savais m’occuper toute seule : je lisais beaucoup, je jouais seule avec mes jouets, je chantais, etc. Pour m’apprendre à sortir de ma timidité, ma mère m’a inscrite dans un centre de théâtre à Nice quand j’avais 8 ans. Je n’ai pas beaucoup de souvenirs de ma première année de théâtre. L’une des seules choses dont je me souviens, c’est la première fois que je suis montée sur scène face à un public. Alors que je donnais la réplique à ma partenaire, tout d’un coup, j’ai un énorme blanc sur la suite de mon texte. Après quelques secondes de silence, je chuchote à ma partenaire que c’est à son tour de parler et, de la même manière, elle me répond que ce n’est pas le cas et que c’est à moi de dire la suite. La situation devait être amusante de l’extérieur, car je me souviens encore du rire bienveillant du public face à deux petites filles ne se souvenant plus de ce qu’elles devaient faire ensuite. Mais je sais qu’à partir du moment où j’ai commencé le théâtre et que j’ai joué sur scène pour la première fois, ma timidité s’est envolée.
R.S : Qu’est-ce que la comédie musicale t’apporte que le théâtre “pur” ne t’apporte pas ?
A.S : L’aspect de la comédie musicale a été quelque chose de révélateur pour moi. A 21 ans, j’étais inscrite au conservatoire régional de Perpignan et je me sentais totalement perdue. Je n’arrivais plus à progresser au niveau de mon jeu d’actrice, je me sentais de plus en plus vide, je n’arrivais plus à apprécier le théâtre et mes professeurs ne savaient plus quoi me dire pour me motiver. Pour la première fois de ma vie, je remettais en question ma vocation de comédienne, alors que j’aimais jouer sur scène depuis l’enfance.
En même temps que le conservatoire, je terminais mon année de licence de théâtre à l’université de Perpignan. Pour valider cette dernière année et obtenir notre diplôme, nous devions faire un stage. J’avais commencé à envoyer des lettres de motivation à différentes grandes écoles de théâtre (CNSAD, TNS, ESAD, etc.), mais je ne recevais aucune réponse de leur part (ou alors elles refusaient ma candidature). Et là, je vois que, pas loin de Perpignan, il y a une école de comédie musicale. Je me dis qu’il y a aussi du théâtre dans la comédie musicale, donc pourquoi ne pas y aller ? Je leur envoie ma candidature, ils acceptent, je commence mon stage chez eux et j’ai été époustouflée.
L’école travaillait sur la comédie musicale "Le Roi Lion" pour pouvoir la jouer plusieurs semaines plus tard à Disneyland. En les observant jouer, j’ai tout de suite compris pourquoi je n’arrivais plus à prendre autant de plaisir à monter sur scène. Tout simplement parce que j’avais besoin de m’exprimer de toutes les manières possibles en même temps. J’avais besoin de chanter (je chante depuis l’enfance, d’abord en autodidacte puis en prenant des cours), j’avais besoin de danser (on apprenait différents types de danse au conservatoire) ! J’avais besoin de me sentir vivante grâce au mélange de plusieurs arts à la fois. Je me rappellerai toujours des frissons que j’ai eus en les voyant jouer cette comédie musicale sur scène. Depuis, je continue à travailler le chant et la danse en plus du théâtre, et à passer des auditions de comédie musicale. Ce n’est pas simple du tout, mais au moins je me donne à fond pour faire ce que j’aime, hehe.
R.S : Dans le court métrage musical "Six", tu incarnes Catherine d’Aragon : comment t’es-tu approprié ce personnage historique ?
A.S : J’ai d’abord fait de nombreuses recherches sur cette femme : l’éducation qu’elle a reçue, sa façon de vivre, les choix marquants de sa vie. C’est une femme vraiment impressionnante, je trouve, qui assume pleinement ses choix tout en refusant de se faire marcher sur les pieds. A travers ces recherches, je me suis fait une idée d’elle que j’ai essayé de retranscrire dans ma manière de jouer ce personnage.
C’était une femme aimante, patiente, maîtrisant parfaitement ses émotions grâce à son éducation. Elle incarnait son rôle de reine admirablement et savait supporter de lourdes responsabilités. Mais attention à ne pas dépasser les limites du raisonnable. Malgré son caractère compréhensif, il ne fallait pas la sous-estimer, car elle avait aussi beaucoup de fierté et de vigueur pour se défendre. En tout cas, c’est ainsi que je la voyais à travers les écrits sur son vécu, et ça a été un plaisir de l’incarner le temps de ce court métrage musical.
R.S : Qu’est-ce que le travail en anglais à Bruxelles t’a appris dans ton approche d’un rôle ?
A.S : Je n’ai pu rester qu’une année au sein de l’école, car par la suite elle a fermé à cause du Covid. Durant cette première année, on nous a appris à faire énormément de recherches sur les différentes comédies musicales que nous devions travailler : faire deux exposés par semaine, d’une vingtaine de pages chacun, portant sur l’auteur et son œuvre. Chaque semaine, nous devions aussi déchiffrer les partitions de nouvelles musiques à apprendre, en plus de nombreux autres exercices de théâtre que j’avais déjà observés dans mes conservatoires. En plus de tout cela, notre accent anglais devait être parfait.
Je pense que l’école souhaitait nous faire découvrir à quel point le rythme du milieu de la comédie musicale en Angleterre était intense et minutieux. L’organisation et la maîtrise de soi étaient des éléments primordiaux pour pouvoir tout gérer à la fois, afin de ne pas se laisser submerger par le stress et par le rythme exigeant de la formation.
R.S : Qu’est-ce qui t’a donné envie de te lancer dans le doublage ?
A.S : Je sais que, quand j’étais toute petite, je m’amusais déjà à imiter les voix de films et de dessins animés très connus que je connaissais par cœur (les films Barbie, les Disney, Jumanji, etc.), mais je ne savais pas ce qu’était réellement le monde du doublage. Je savais seulement que faire des voix m’amusait beaucoup.
A 23 ans, je réussis le concours du conservatoire du 11e arrondissement à Paris et je rencontre Alice Orsat. On se lie d’amitié et iel m’apprend qu’iel travaille dans le milieu du doublage. Je lui réponds que ça doit être un monde vraiment amusant de pouvoir incarner différents rôles totalement opposés les uns aux autres, et Alice me propose de venir chez iel pour s’amuser à doubler des films, des séries, etc.
On va donc chez iel, on installe le matériel, elle me met la bande rythmo d’Encanto sur YouTube et je m’amuse à doubler le personnage. Je me souviendrai toujours de ce moment : quand la boucle se termine, Alice me regarde et me dit qu’iel trouve que je me débrouille bien, puis me propose de venir faire des petits rôles et des ambiances pour une série qu’iel dirige, qui se trouvait être la série coréenne "Snowdrop". Je suis très étonnée de sa proposition et j’accepte volontiers.
Quelques semaines plus tard, je me retrouve pour la première fois en plateau, à doubler des ambiances pour Alice sur cette série. Je me rappelle encore des frissons que j’ai eus en entrant sur ce plateau pour la première fois. Quand j’ai ressenti ces frissons, j’ai compris que je voulais que le doublage fasse partie de ma vie. Je ne remercierai jamais assez Alice Orsat de m’avoir donné la chance de découvrir ce monde !
R.S : Que t’ont appris tes formations en doublage avec TitraFilm et Tytan Prod sur ton propre instrument vocal ?
A.S : Ma première formation en doublage a eu lieu chez Tytan Prod en 2022. J’ai eu la chance de rencontrer plusieurs D.A. bienveillants qui m’ont fait prendre conscience de la plupart de mes grosses lacunes à mes débuts. La principale était qu’ils trouvaient que j’avais une très bonne énergie, mais que j’avais énormément de mal à la maîtriser (j’étais une vraie pile électrique difficile à éteindre, haha). Du coup, le panel de types de personnages que je pouvais doubler n’était pas très large, d’autant plus que ma voix était très aiguë à cette période-là.
À partir de cette première formation, les différents D.A. m’ont fait comprendre que je devais élargir mon panel de jeu, à la fois à travers mon acting en tant que comédienne et à travers les tonalités de ma voix. Par la suite, j’ai travaillé sur ces différents points faibles en faisant des formations chez TitraFilm, où j’ai eu la chance de rencontrer de nouveaux D.A. qui m’ont permis de prendre confiance en moi et de commencer à doubler des rôles que j’avais moins l’habitude de jouer. Grâce à eux, aujourd’hui, je me sens plus à l’aise avec ma voix (qui a aussi gagné en gravité) et avec mon jeu, que je sens plus développé qu’avant.
R.S : Quels sont tes loisirs ?
A.S : J’aime jouer aux jeux vidéo, lire, chanter, dessiner, écrire, danser, monter des vidéos, et bientôt j’aimerais apprendre à coudre des vêtements !
R.S : Merci beaucoup Alexandra.
A.S : Merci à toi Reynald !
Interview de janvier 2026
A.S : Bonjour Reynald !
R.S : Qu’est-ce qui t’a donné envie de monter sur scène pour la première fois ?
A.S : Durant mon enfance, j’étais une petite fille très timide, toujours dans son monde, ne cherchant pas forcément à communiquer avec les autres enfants, car je savais m’occuper toute seule : je lisais beaucoup, je jouais seule avec mes jouets, je chantais, etc. Pour m’apprendre à sortir de ma timidité, ma mère m’a inscrite dans un centre de théâtre à Nice quand j’avais 8 ans. Je n’ai pas beaucoup de souvenirs de ma première année de théâtre. L’une des seules choses dont je me souviens, c’est la première fois que je suis montée sur scène face à un public. Alors que je donnais la réplique à ma partenaire, tout d’un coup, j’ai un énorme blanc sur la suite de mon texte. Après quelques secondes de silence, je chuchote à ma partenaire que c’est à son tour de parler et, de la même manière, elle me répond que ce n’est pas le cas et que c’est à moi de dire la suite. La situation devait être amusante de l’extérieur, car je me souviens encore du rire bienveillant du public face à deux petites filles ne se souvenant plus de ce qu’elles devaient faire ensuite. Mais je sais qu’à partir du moment où j’ai commencé le théâtre et que j’ai joué sur scène pour la première fois, ma timidité s’est envolée.
R.S : Qu’est-ce que la comédie musicale t’apporte que le théâtre “pur” ne t’apporte pas ?
A.S : L’aspect de la comédie musicale a été quelque chose de révélateur pour moi. A 21 ans, j’étais inscrite au conservatoire régional de Perpignan et je me sentais totalement perdue. Je n’arrivais plus à progresser au niveau de mon jeu d’actrice, je me sentais de plus en plus vide, je n’arrivais plus à apprécier le théâtre et mes professeurs ne savaient plus quoi me dire pour me motiver. Pour la première fois de ma vie, je remettais en question ma vocation de comédienne, alors que j’aimais jouer sur scène depuis l’enfance.
En même temps que le conservatoire, je terminais mon année de licence de théâtre à l’université de Perpignan. Pour valider cette dernière année et obtenir notre diplôme, nous devions faire un stage. J’avais commencé à envoyer des lettres de motivation à différentes grandes écoles de théâtre (CNSAD, TNS, ESAD, etc.), mais je ne recevais aucune réponse de leur part (ou alors elles refusaient ma candidature). Et là, je vois que, pas loin de Perpignan, il y a une école de comédie musicale. Je me dis qu’il y a aussi du théâtre dans la comédie musicale, donc pourquoi ne pas y aller ? Je leur envoie ma candidature, ils acceptent, je commence mon stage chez eux et j’ai été époustouflée.
L’école travaillait sur la comédie musicale "Le Roi Lion" pour pouvoir la jouer plusieurs semaines plus tard à Disneyland. En les observant jouer, j’ai tout de suite compris pourquoi je n’arrivais plus à prendre autant de plaisir à monter sur scène. Tout simplement parce que j’avais besoin de m’exprimer de toutes les manières possibles en même temps. J’avais besoin de chanter (je chante depuis l’enfance, d’abord en autodidacte puis en prenant des cours), j’avais besoin de danser (on apprenait différents types de danse au conservatoire) ! J’avais besoin de me sentir vivante grâce au mélange de plusieurs arts à la fois. Je me rappellerai toujours des frissons que j’ai eus en les voyant jouer cette comédie musicale sur scène. Depuis, je continue à travailler le chant et la danse en plus du théâtre, et à passer des auditions de comédie musicale. Ce n’est pas simple du tout, mais au moins je me donne à fond pour faire ce que j’aime, hehe.
R.S : Dans le court métrage musical "Six", tu incarnes Catherine d’Aragon : comment t’es-tu approprié ce personnage historique ?
A.S : J’ai d’abord fait de nombreuses recherches sur cette femme : l’éducation qu’elle a reçue, sa façon de vivre, les choix marquants de sa vie. C’est une femme vraiment impressionnante, je trouve, qui assume pleinement ses choix tout en refusant de se faire marcher sur les pieds. A travers ces recherches, je me suis fait une idée d’elle que j’ai essayé de retranscrire dans ma manière de jouer ce personnage.
C’était une femme aimante, patiente, maîtrisant parfaitement ses émotions grâce à son éducation. Elle incarnait son rôle de reine admirablement et savait supporter de lourdes responsabilités. Mais attention à ne pas dépasser les limites du raisonnable. Malgré son caractère compréhensif, il ne fallait pas la sous-estimer, car elle avait aussi beaucoup de fierté et de vigueur pour se défendre. En tout cas, c’est ainsi que je la voyais à travers les écrits sur son vécu, et ça a été un plaisir de l’incarner le temps de ce court métrage musical.
R.S : Qu’est-ce que le travail en anglais à Bruxelles t’a appris dans ton approche d’un rôle ?
A.S : Je n’ai pu rester qu’une année au sein de l’école, car par la suite elle a fermé à cause du Covid. Durant cette première année, on nous a appris à faire énormément de recherches sur les différentes comédies musicales que nous devions travailler : faire deux exposés par semaine, d’une vingtaine de pages chacun, portant sur l’auteur et son œuvre. Chaque semaine, nous devions aussi déchiffrer les partitions de nouvelles musiques à apprendre, en plus de nombreux autres exercices de théâtre que j’avais déjà observés dans mes conservatoires. En plus de tout cela, notre accent anglais devait être parfait.
Je pense que l’école souhaitait nous faire découvrir à quel point le rythme du milieu de la comédie musicale en Angleterre était intense et minutieux. L’organisation et la maîtrise de soi étaient des éléments primordiaux pour pouvoir tout gérer à la fois, afin de ne pas se laisser submerger par le stress et par le rythme exigeant de la formation.
R.S : Qu’est-ce qui t’a donné envie de te lancer dans le doublage ?
A.S : Je sais que, quand j’étais toute petite, je m’amusais déjà à imiter les voix de films et de dessins animés très connus que je connaissais par cœur (les films Barbie, les Disney, Jumanji, etc.), mais je ne savais pas ce qu’était réellement le monde du doublage. Je savais seulement que faire des voix m’amusait beaucoup.
A 23 ans, je réussis le concours du conservatoire du 11e arrondissement à Paris et je rencontre Alice Orsat. On se lie d’amitié et iel m’apprend qu’iel travaille dans le milieu du doublage. Je lui réponds que ça doit être un monde vraiment amusant de pouvoir incarner différents rôles totalement opposés les uns aux autres, et Alice me propose de venir chez iel pour s’amuser à doubler des films, des séries, etc.
On va donc chez iel, on installe le matériel, elle me met la bande rythmo d’Encanto sur YouTube et je m’amuse à doubler le personnage. Je me souviendrai toujours de ce moment : quand la boucle se termine, Alice me regarde et me dit qu’iel trouve que je me débrouille bien, puis me propose de venir faire des petits rôles et des ambiances pour une série qu’iel dirige, qui se trouvait être la série coréenne "Snowdrop". Je suis très étonnée de sa proposition et j’accepte volontiers.
Quelques semaines plus tard, je me retrouve pour la première fois en plateau, à doubler des ambiances pour Alice sur cette série. Je me rappelle encore des frissons que j’ai eus en entrant sur ce plateau pour la première fois. Quand j’ai ressenti ces frissons, j’ai compris que je voulais que le doublage fasse partie de ma vie. Je ne remercierai jamais assez Alice Orsat de m’avoir donné la chance de découvrir ce monde !
R.S : Que t’ont appris tes formations en doublage avec TitraFilm et Tytan Prod sur ton propre instrument vocal ?
A.S : Ma première formation en doublage a eu lieu chez Tytan Prod en 2022. J’ai eu la chance de rencontrer plusieurs D.A. bienveillants qui m’ont fait prendre conscience de la plupart de mes grosses lacunes à mes débuts. La principale était qu’ils trouvaient que j’avais une très bonne énergie, mais que j’avais énormément de mal à la maîtriser (j’étais une vraie pile électrique difficile à éteindre, haha). Du coup, le panel de types de personnages que je pouvais doubler n’était pas très large, d’autant plus que ma voix était très aiguë à cette période-là.
À partir de cette première formation, les différents D.A. m’ont fait comprendre que je devais élargir mon panel de jeu, à la fois à travers mon acting en tant que comédienne et à travers les tonalités de ma voix. Par la suite, j’ai travaillé sur ces différents points faibles en faisant des formations chez TitraFilm, où j’ai eu la chance de rencontrer de nouveaux D.A. qui m’ont permis de prendre confiance en moi et de commencer à doubler des rôles que j’avais moins l’habitude de jouer. Grâce à eux, aujourd’hui, je me sens plus à l’aise avec ma voix (qui a aussi gagné en gravité) et avec mon jeu, que je sens plus développé qu’avant.
R.S : Quels sont tes loisirs ?
A.S : J’aime jouer aux jeux vidéo, lire, chanter, dessiner, écrire, danser, monter des vidéos, et bientôt j’aimerais apprendre à coudre des vêtements !
R.S : Merci beaucoup Alexandra.
A.S : Merci à toi Reynald !
Interview de janvier 2026

