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Elodie Ben

• Genres :
Voix Adolescent fille, Voix Jeune adulte femme, Voix Adulte femme
• Tonalité :
Medium
• Langues parlées :
Anglais avec accent non déterminé

Doublage

série
2003/2012
série
2001/2002
Grand galop (Stephanie 'Stevie' Lake)
série
2016/....
American Crime Story (Teresa Morrison)
série
1987/....
Amour, gloire et beauté (Erica Lovejoy / Mary Carter Warwick)
cinéma
2002
Le Nouveau (Danielle)
série
2003/....
NCIS : Enquêtes spéciales (Delilah Fielding)
série
2000/2003
cinéma
2001
Sex Academy (Catherine Wyler)
cinéma
1999
télévision, VOD & DVD
2002
cinéma
2014
Veronica Mars (Cindy 'Mac' Mackenzie)
série
2005/2017
Bones (Agent Spécial Genevieve Shaw)
série
2004/2019
Veronica Mars (Cindy 'Mac' Mackenzie)
cinéma
2005
série
2004/2005
Summerland (Callie)
série
1999/2008
The Parkers (Stevie Van Lowe)

Voix

Voix-off
Films publicitaires (Depuis 2000)

Formation

2012 Coaching : Training méthode Meisner avec Sebastien Bonnabel
2004 Acting : Travail sur l'approche du jeu devant la caméra avec Jean-Paul Becker
1997 Conservatoire des Hauts de Seine. 1er prix des inter-conservatoires
1999 Coaching : Travail sur la mémoire sensorielle avec Corinne Blue
1995 Cours Florent : Formation comédie théâtrale
1990/1993 Académie Internationale de Danse : Théâtre, danse et chant

Autre

Depuis 2012 Assistante de production / Gestion des castings voix chez Pure Sound Project

Langues

Français : Maternelle
Anglais : Lu et parlé

Interview

R.S : Bonjour Elodie. Si je ne me trompe pas vous avez commencé par une formation en danse avant d'embrayer sur la comédie. Il s'est agi d'un changement de direction ?

E.B : La danse a toujours fait partie de ma vie depuis mon enfance. Formation classique et, par la suite, le cursus de l’AID à Paris, où j’ai eu en plus de la danse classique la chance d’explorer la danse russe, le contemporain, les claquettes et le tango, c’était extra ! J’ai commencé dans cette école à prendre des cours de théâtre, c’était pour moi une complémentarité, une révélation de pouvoir allier le corps et la voix.

R.S : Vous avez fait un travail sur la mémoire sensorielle. En quoi cela consiste-t-il ?

E.B : Oui, j’ai eu envie d’aller plus loin dans le travail du ressenti. Le mieux est d’être guidé par un professeur ou un coach. L’exercice de mémoire sensorielle a pour but d’entraîner notre corps à se remémorer des expériences sensorielles (une odeur, un lieu ou un goût). Il est important d’être avec une personne qui a bien assimilé cette méthode car elle peut faire renaître de forts bouleversements. Car, lors d’une impro, en mettant en jeu l’exercice de "moment privé", "mémoire affective" ou autre, si cela va trop loin dans l’émotion, le professeur saura vous faire sortir de l’état. Le but est de répéter ce genre d’exercices pour enrichir notre outil (soi-même) et d’avoir une palette de jeu la plus sincère possible. Aujourd’hui je me rends compte que tous ces exercices me permettent d’aller chercher plus vite en moi des sentiments. D’où l’intérêt de s’exercer encore et encore. Je n’ai pas besoin de prendre des heures à ressentir pour donner. Cela me sert beaucoup en doublage où il faut être justement rapide dans ses émotions, être dans l’instant, trouver le sens de la scène tout de suite. Cela développe aussi la concentration, arrêter de vouloir montrer qu’on sait jouer, mais simplement être. Il y a beaucoup à explorer sur ce travail et il y aurait encore beaucoup à dire. Tous nos professeurs s’inspirent de la méthode de Stanislavski et de Lee Strasberg.

R.S : Cette spécialisation dans le travail au micro est un choix délibéré ?

E.B : Le choix du micro s’est imposé comme une évidence. Chance de la vie et de mes expériences. J’avais un petit job chez Ecoutez Voir (société de prestations audiovisuelles) pour me payer les cours Florent. Il y avait un studio de son, plateau tournage, prod et post-prod de films publicitaires... J’ai craqué tout de suite pour l’exercice derrière le micro. Dès que c’était possible j’allais dans la cabine speak et je m’excerçais sur les spots publicitaires. Et, un jour, je me souviendrai toujours, c’était une pub Alsa avec une bande rythmo, ce qui est très rare en pub. J’étais toute décalée, je cavalais après les mots. Je riais en me disant "mais ce n’est pas possible !". L’ingé son m’a dit "Ça ne s’improvise pas !". Eh oui, c’est un vrai métier. J’étais sous le charme, il fallait que j’apprenne la technique. Il y a donc 22 ans maintenant que j’ai poussé la porte de Dubbing et j’ai assisté à mon 1er plateau. On avait cette chance de pouvoir assister et apprendre en regardant les autres comédiens.

R.S : Avant d’en faire vous-même, le doublage vous était-il déjà familier en tant que spectatrice ?

E.B : Pas plus que ça. Je regardais les films le plus possible en VO. Je le suis devenue quand j’ai commencé à en faire et que j’avais envie d’écouter les copains.

R.S : La maîtrise de la technique vous a-t-elle parue difficile ?

E.B : Au départ, lorsquon regarde la bande rythmo et que l’on chuchote tout doucement en relecture bien installé dans son fauteuil afin de s’exercer, on se dit que ça pas l’air si difficile que cela. Mais nan nan nan, c'est pas du tout évident ! Beaucoup de choses entrent en jeu et ce n’est plus pareil face au micro. Il faut être sur les starting-blocks : bonne énergie, bonne articulation…tout en restant concentré. Etre comme un grand sportif, prêt, techniquement et mentalement, comme pour le marathon.

R.S : Quel est le rôle d'une assistante de production, comme vous l'êtes depuis 2012 ?

E.B : Le rôle que j’ai chez Pure Sound Project est extra. Je peux voir le métier de l’autre côté de la barrière. Je caste les voix pour les castings de pub. Le producteur me donne un brief et je cherche la voix de celui ou de celle qui correspond au mieux à l’idée, l’image, de la campagne du client. Pour que le comédien se démarque et soit retenu au casting, il faut trouver le bon extrait, avec le bon rythme, le bon jeu (bien sûr) parmi tous ses extraits. J’écoute les comédiens, soit dans notre propre base de données soit sur des plateformes comme Voxing Pro ou Casting Machine.

R.S : Quels sont vos loisirs ?

E.B : J’ai donné, il y a quelque temps, des cours de streching postural en structure. Aujourd’hui je n’ai plus le temps, alors je le fais comme loisir. Je donne ce moment privilégié à des copines. Après le travail le réconfort ! On aime se retrouver autour d’une bonne table et rigoler en apportant un bon petit plat. J’adore cuisiner, cela me détend. Aller au ciné le week-end et me faire 2 films de suite, le kiff !

R.S :  Merci beaucoup Elodie.

Interview de juillet 2022
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